‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 258 sur 1158 · N» 65, liv. 33, ir · texte numérisé non relu

N» 65, liv. 33, ir

4. Le Tit tsiùm/ htréi tf/én (liv. 33. f. 9 v) reconnaît dans une partilion complète, Jj'j pfiOà. cinq parties : l^pour les cloches et litliophones, écrite avec les noms mômes des lyii ; 2» pour ie khin ; 3" pour le se, écrites avec des caractères spéciaux sur lesquels on reviendra plus loin ; 4" pour la flûte droite syrio, la flûte de Pan, l'ocarina, la flûte traversière tchhi, écrite avec le stjdo st-, notation du syûo ; 5"» pour la flûte

MnlrS

clu' 103 oti'., carillon do ;iOiigs 13, et en géiiéiiil luiiif les iiistfiiiueiits pn|uil;iii-es dos ^eiifes hautbois 96, guitare 123, lyin|)anoii 143, violon 145 etc.

Avant les Soiij^ ji; no trouve pas trace de cette uolalioii; on dtjsigne alors les sons par les noms des lyi'i. ClR'n Kwô' est le premier qui mentionne la notalion vulgaire : il la cite à propos de l'orchestre des bantiuets pour e.xposer la composition des systèmes usuels, et il itlcntilie les notes aux lyu, savoir hu au hwànu-tchong, etc.; il s'agit donc de la notation du II. celle que je crois primitive. Chèn K\v6 traite cette notation comme l)ien connue des musiciens et n'en reclierche pas l'origine. Tchoti lli-, un siècle plus lard, emploie les mêmes caractères, ceux « îles recueils de musique vulgaire » ; il rappelle dans le même passage les œuvres de Chèn Kwd; au lien de dire kdu scii, ln'io y), ktio lumij, ln'io fàn, il dit se» cluiiiy, y't cli(in(j. ki'in<i c/ii'nig, f'i'in ckiin\i. et de même se» kijà, etc., pour /(//'( seù ; il remplace kin irok par irai {?) ckiing. Ces divergences sont peu importantes; plus intéressante est, dans un jiassage où l'oîuvre de Chèn Kwo est spécialement visée, la phrase : « il faut d'abord accorder la corde de la fondamentale (du phi-phà) avec la noie hô, notation du chalumeau. » Le terme <( notation du chalumeau », kwàn sr, semblable au.\ expressions t'i sr, syilo sr du Td tsklmj liwéi lyèii-^, suppose l'existence de plusieurs notations; les caractères liô, sei'i. etc., étaient donc déjà au .xi' siècle employés avec plusieurs valeurs, dont l'une pour le chalumeau et le ti probaldement, puisque la même notation est commune aujourd'hui au chalumeau et à la lliUe Iraversière '.

Les Lyào (Ivhi-tân), dont la période florissante remplit les x« et SI" siècles, employaient les dix caractères de la notation vulgaire " ; et comme ils avaient, au dire des auteurs, conservé avecsoinles principes musicaux des Thàng, on est en droit de penser que la notation qui nous occupe, remonte à cette dynastie, l'âge d'or de la musique chinoise.

Dans le passage cité, Tchofi lli assimile les signes de la notation vulgaire à d'autres signes qui sont des caractères abrégés ; ces derniers se trouvent encore avec des rapprochements concordants dans le T&keù yuén'<. Dans les deux éditions de Tcbofi Hl que j'ai consultées, de même que dans le Tkyrn wrn ko khin plioii', qui copie et développe ce passage, les signes abrégés que nous étudions sont reproduits de façon assez gauche, si bien que plusieurs deviennent indiscernables. Le Tsheii yuini donne des signes plus distincts, et il en ajoute quelques-uns que je ne trouve pas ailleurs.

Le Ts/i/'ù yuin ajoute quelques signes marquant pause, frapper, ensemble, etc., et donne l'exemple de quelques systèmes désignés par les signes de leurs initiales. On a donc dans ces trois textes des formes diverses, la dernière particulièrement développée, d'une même notation qui ne semble pas s'être répandue : quoi qu'il en soit, je n'en ai pas rencontré d'autres exemples. Thàng Yi-ming'* tient les deux séries de signes que nous venons d'examiner pour des signes factices provenant du nom des lyû; ce procédé

CHINENT CORÉE i:.7

de fusion et d'abréviation n'a rien d'invraisemblable, la notation du hhln est tout entière formée par ce moyen. Mais si l'on saisit les ressemblances graphiques entre les signes des colonnes .3 à G ci-dessous, on voit mal comment ces caractères pourraient soitirde ceux do la 2" colonne.

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Instrniueiits à eniboncharc.

Il faut probablement comprendre dans cette série les péi 86, conques, employées par l'empereur mythique Hwâng ti et encore usitées chez les barbares du sud à l'époque des Thàng'.

87 Tii thàng kyii'", grand cornet, vulgaire hâo thàng ou cylindre à signaux, formé de deux tuyaux en

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