liv. 14. f. 23, etc. ; hv. 15, f. 5, etc
ESCVCLOPÈDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIO.y.VAmE DU CONSEnVATOmE
Cet orchestre conlient plusieurs instruments inconnus derorcliestre antique, savoir; tchêng, kliôngheoû, guitare, flûte traversière tï, chalumeau; il fait accompagner les chanteurs' par les cloches et les lithophones, par les khin et les sr, par les orgues et les chalumeaux placés dans la salle, à la dilVérence de ce qui se faisait sous les Tcheoû et surtout sous les liàn, où, dans les cérémonies rituelles, la voix humaine ne devait être troublée ni par les cordes ni par les tlùtes. Ce principe subsiste au temple de Confucius sous les Swèi : les voix y sont seules en usage. Au contraire, l'orchestre des seigneurs est limité aux instruments, sans chœurs.
L'orchestre rituel des Swèi est à peu près celui des Heoii-tcheoû ; ses grandes divisions nous sont connues par divers passages du SwiH chou-, qui indique les livnines et chants rituels tels qu'ils furent fixés en 601. Dix sont chantés pendant les diverses phases des rites majeurs religieux et palatins, et deux accompagnent la danse civile et la danse militaire exécutées dans les mêmes occasions. Huit pièces courtes sont dites chï ki/ù ki'i, chants des festins; on en peut rapprocher cinq pièces plus longues consacrées à l'anniversaire de l'Kmpereur, aux banquets officiels du Palais, à la fête du tir à l'arc. Trois pièces sont des chants de victoire, k/iài yù h'i, une appartient à la musique de la chambre de l'Impératrice, Ilirâng heou fdng né'i. Ces divers genres de musique sont d'abord exécutés par un orchestre impérial unique; mais en 610 on forme trois sections d'orchestre, ou trois orchestres spéciaux, l'orchestre des cinq banlieues, woù ktjâo, poui' les sacrifices aux esprils célestes, l'orchestre du temple des Ancêtres, intim thing, l'orchestre des banquets, hijàng yen, comptant respectivement 143, 150 et 107 exécutants; aux trois sections sont attachés en tout 132 danseurs ; à part existe la musique de la chambre de l'Impératrice, qui sert aussi dans quelques banquets et pour la cérémonie Iti/dng ijin Uijeoifi. Ces quatre orchestres répondent imparfaitement aux diverses sortes de chants, puisque les deux premiers exécutent de la musique religieuse et qu'on ne voit pas quels musiciens figurent dans les triomphes. Ainsi l'orchestre du début du vu'' siècle diffère de celui des Hàn, dont ni la seconde ni la quatrième section ne sont représentées; il résulte d'une lente formation poursuivie à travers les révolutions politiques de ijuatre siècles et qui a juxtaposé aux orchestres des dynasties successives les musiques barbares venant de tous les points de l'horizon ; il continue de se développer en fondant de plus en plus ces éléments disparates, supprimant presque l'une des sections de l'orchestre des ll.iii, donnant à une autre une croissance extrême. On trouvera au chapitre suivant les grandes lignes de cette histoire, plus faciles à embrasser d'un coup d'oeil quand on en saisit en même temps l'aboutissement.