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III s TOI HE m: i..\ MisKji I-:
CHINE ET CORÉE isr.
tambour à cheval, pliî lioit 62, les cliors de compagnie I (100 hommes) prennent les ejiiilialcs 16, les chefs de scellon (21) hommes) prennent le lu 4, les quinteniers prennent le Iclio 6'. » Ces inslruments avec divers ;;uidons donnent les sif;naux pour les niann'uvres de chasse et de guerre, pour le rassenihleinent des cor- i véables (chasse, guerre, etc.) dans les communes; les j tambours rhvthmcnl la danse I*Jni) iioii et ladanse Foti iroii, qui sont exécutées trois fois pai' an ilans les districts importants en l'honneur des espi'ils-; ils résonnent pour les funérailles; le Ion l(oii 159 du Palais marque le matin et le soir, annonce l'arrivée des courriers, il est à la disposition de ceux qui iniplo-' renl justice ou secours^.
An retour d'une armée victorieuse, un sacrifice est oirert': « le mailre de la musique enseigne le chant du triomphe, klnii liù. et l'entonne le premier ». Ici l'orchestre militaire se complète de choristes.
L'orchestre militaire a probalilement part dans diverses cérémonies d'exorcisme où le tambour est employé; du moins les traditions des âges suivants permettent de le croire. « Pour secourir le soleil et la lime ;en cas d'éclipsé], l'oflicier des tambours avertit le Souverain de frapper le tambour », et le grand serviteur l'aide. « Le fOii;] si/nng clii met une peau d'ours, [un masque avec] quatre yeux dorés, un surtout noir, une robe rouge; il tient une hallebarde et porte un bouclier. A la tète de cent valets il fait les exorcismes de chaque saison, mi. pour visiler les maisons et chasser les maladies pestilentielles. Lors d'un grand service funèbre, il précède le cercueil; arrivé à la tombe, il entre dans le caveau et en frappe les quatre coins avec sa hallebarde pour chasser le wànglyàng''. >.
CILVPITRE \1I
Période des Hûn et de ranarcliie (SOB A. C — 018 P. C). : l'orchestre.
Sous les Hàn, dans les années Yong-phing (58-75) l'orchestre impérial forme quatre sections ''■ : Thiii ijii !/ii. orchestre principalement religieux, qui joue pour les sacrifices aux divinités célestes, aux esprits de l'agriculture, aux ancêtres impériaux; Yà sông yù. qui continue l'orchestre civil des Tcheoû et qui joue lors du tir à l'arc et à l'école impériale; lluàng mén kon tclthwi'i yii. orchestre du harem', employé dans les banquets impériaux, et en même temps, d'après son nom, orchestre des cortèges; enlin Tann si/ilo ndo ki'i >jii ou Kluii >iii, orchestre militaire, orchestre de triomphe. 829 musiciens sont employés, vraisemblablement pour les trois premières sections, la quatrième ayant
1. N" 6. tù seu ma, liv. Î9. — N» 9, tome II, p. 170. Pour le [ilil. tambour à m.inchc. voir l'article spécial.
2. Voir pp. 102, 140, 20;i. N" li, là seû ma, liv. 29; tsoii chî, liv. H ; /.■o:i Jé'i, liv. 12. — N» 9. lomc I, pp. 2.ï7, 266, 267 ; tome 11. p, 177, clc,
3. N» 6, koit jèn, liv. 12; td sei'i yù, liv. 22 ; i/o ch't, liv. 23 ; Èà phoii, liv. 31 N° 9, tome I, p. 268; tome II, pp, 40. 4.ï, 226.
4. N° 6, yô dû. liv, 23; Wseiimn, liv. 29. — N" 9, lome II, pp. 45, 183. D'après les uns. l'olfrande est présentée aux ancêtres impériaux ; d'après les autres, aux dieux du sol.
5. N" 6, koif jèrt, liv. 12; fimg syiinq chî, liv. 3i ; ta phoii, liv. 31. — N* 9, tome I, p. 268 ; tome M, pp. 225, 22S. Le ii'àng lyiing, dont le nom est écrit de diverses raçons, est délini comme un esprit des eaux.
6. N" 39, liv. 19, passim. '— N- 41, liv. 22, f. 2 r». — N° 42, liv. 13. fr. 1, 2. — .N« 79, rapport initial, f. 3,
presque toujours eu une individualité k part. On ne remarque de nouveaux instruments t\w: dans la famille des tambours", qui compretul plus de vingt variétés; un bon nombre sont désignées par des noms de localités, ce qui marque l'usage d'airs populaires provinciaux : tambour de IIàn-t;in', tambour du Kyâng-nàn, tambour du Hwài-nàn'", tambour de Pâ et de Yii", tambour ijrn de ïchhoù '-, tambour impérial de Lyàng'', tambour de Lin-hwài'», tambour de Tset'i-fàng''', tambour de la mer orientale.
C'est seulement dans le Sonri clioi'i "' qu'on rencontre de nouveau, non pas la composition de l'orchestre, mais la liste des instruments usités: ils sont rangés sous les huit catégories ou matières reconnues de temps immémorial.
1° Carillon de cloches 2.
Cloche isolée 1,
ChW!'!! 3,
Tchn6.
Cvmliales nào 16.
2» I.ilhophonc 23, 24.
i" iicarin.i 101.
4'' T.iiiiliour 44, etc.
Tambour à manche 62.
Tchêni; 117.
Guitare 123.
Khônir-heiiù 114.
0" .\use 34.
Ti!;re 29.
7" l-'elit orgue à bouche 103.
Gr.'ind orgue ii bouche 104.
S"^ I.M'i et Ivù 163.
Fiote.le'Pan75.
Chalumeau 89.
Tsye 162, sorte de tambour. Flùte traversiére tchhi 80.
5» Khin 112. Finie vo 74.
:Se 116. Flùte droite 77.
Tchoû 119.
Quelques instruments (tsyé, guitare, khûng-heoti) sont d'introduction récente; mais la plupart, même non admis dans l'orchestre, sont anciens.
Orchestre palatin des ïcheoû postérieurs'" :
Cloches Isolées 1 12
Carillons de cloches et de lithophones 2 et 24 *
Tambours dressés 44 •*
Auge 34 1
Tigre 29 1
Chanteurs i
Instruments placés au-dessous des lithophones :
Khîn 112 i
Se 116 *
Flûtes de Pan 75 *
Tchoii 119 .. . i
Tchêng 117 i
\Voii iiyén 128 4
IChrpng-heoù 114 ^
Pelites guitares 123 *
Instruments placés au-dessous des cloches ;
Grandes orgues à bouche 104 ^
Petites orgues à bouche 103 ^
Flûtes droites 77 ■*
Flûtes traversières ti 81 ^
Flûtes de Pan 75 -J
Chalumeaux 89 ■*
Flûtes traversières tchhi 80 ■*
Ocarinas 101 *
Danseurs : S couples de chaque côté.
7. Le liirihig mén est l'un des eunuques du Palais; l'orchestre du liiràng mèn serait donc destiné aux fêtes du harem.