N° 46, liv. 21, r. 4, etc. - N» 63, liv. 14, f. 17 v
Période dos Tliàiij; et dos Soiig («IS-I2T8) : les rites iiinjeiirs. les rites iuo\eiis, les rites uiiiiours, les eli<enrs Ijarbaros, les diverllsseiiients. les oreliostres do luarclie.
Au premier rang sous les Thiing' comme sous les Hân parait l'orchestre des rites majeurs; ainsi qu'au temps des Tcheofi, les carillons sont placés sur le pouilour de la salle; dans la salle haule prennent place les chanteurs et les cordes, les instruments à vent sont en bas; l'ordre varie quelque peu avec les cérémonies. Le nombre dinstrumenls de chaque nature a beaucoup augmenté ; par exemple, avant les Swèi il y avait 20 cadres de carillons; les Swéi en mirent 36% et sous Kao tsông (649-683) on alla jusqu'à 72, pour revenir à 20 sous Tchfio tsrmg (888-904). L'orchestre du Prince héritier est dit liyrn hijuén'^ et est rangé sur 3 lignes; l'orchestre impérial a 8 groupes de danseurs (64 hommes), l'orchestre princier en a 6 (36 hommes). On trouve peu d'instruments vraiment nouveaux".
Les règlements de la dynastie' nous donnent le sommaire musical de quelques grandes cérémonies. (1 Dans les sacrifices Uyâo (sacrifices offerts dans la banlieue), pour faire descendre l'esprit, on exécute l'hymne Yu Invù"; la danse civile est dansée en même temps. Pour recevoir l'Empereur, on exécute l'hymne Tlifii hwô; pour présenter les objets précieux, on exécute le Sof( liwv ; pour aller recevoir les plateaux de viande, on exécute le Yông htvô; pour verser les libations, on exécute le Clieoii hirô. Pour reconduire l'esprit, on exécute le Choâ hwô; la danse militaire est dansée en même temps. » Dans d'autres sacrifices le premier hymne est changé, le reste du programme étant invariable. « Aux réunions plénières de la Cour, le 1=' jour de l'année et le jour du solstice d'hiver, on reçoit et on reconduit l'Empereur avec l'hymne Thài hicô; on reçoit et on leconduit les princes et ducs avec l'hymne Cliofi hwo: quand les ministres présentent leurs souhaits de longue vie, on emploie le Tchiio liwô; pour le chœur [qui accompagne] l'élévation des coupes de vin, on emploie le Tchâo hwô; comme danse civile, on emploie la danse Ki/eou knng, comme danse militaire la danse Tshï tr. Quant à la danse militaire pour les sacrifices, on emploie la danse Khài 7igrin'". » Les grandes solennités rituelles comprennent donc deux éléments musicaux, des chœurs, voix et instruments, et des danses accompagnées de chœurs. Il en était ainsi dans l'antiquité : on va suivre ces deux éléments à travers la période intermédiaire.
La danse est l'essentiel de la musique" : « en toute musique la danse est le principal; du Yi'in mon de Hwâng ti au Tluii woù des Tcheofi, [les noms connus] sont tous des noms de danses du temple des Ancê-
5. 12 cloches isolées, 12 carillons de cloches, 12 carillons de lithophones.