‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 327 sur 1158 · N" 42, liv. 13. f. 19 r · texte numérisé non relu

N" 42, liv. 13. f. 19 r

Exr.rr.LnpÉniE de la MrsfçfE et DicTio.y.VArrtE nr ro.xsEnvATornE

pour plus solennels est générale. Nous la retrouvons chez les Thànf;. « Les Swèi avaient la danse civile, Wén (COK, et la danse militaire, Woà iroii'.QuandTsoùHyàoswën (ixa la musique, il appela la danse civile Tchi khûng, la danse militaire K/iài ngân. Pour chacune il y avait 64 choristes. Les choristes civils tenaient de la main gauche la tlùte yn 74, de la main droite le ti, bouquet de plumes de faisan; y compris les deux chefs de chœur munis de leur guidon, tous portaient le bonnet ivci miio 'de toile noire], le col noir, écru ou rouge, la robe large, la culotte blanche, la ceinture de cuir, les souliers de peau noire. Les choristes militaires tenaient au bras gauche le bouclier, de la main droite la hache; deux hommes placés en avant portaient les drapeaux, deux tenaient les tambours à manche 62, et deux les sonnettes 16 4; il y avait deux chwên 3 tenus par quatre hommes et joués par deux hommes; deux hommes tenaient des cymbales 16; les joueurs de syâng 164 à gauche, les joueurs de yà 50- à droite, au nombre de deux [de chaque côlé\ étaient rangés le long du chemin. Us portaient la coillure carrée unie; le reste, comme les choristes civils... Aux sacrifices kyâo dans la banlieue et dans les temples, à la première oblation, on danse la danse civile, à la seconde et à la dernière la danse militaire. Au temple des Ancêtres, on fait descendre les esprits avec la danse civile; aux libations dans chaque chapelle, on emploie la danse spéciale consacrée à l'Empereur que Ton prie... En 677^ le chef de la cour des Kites, Wèi Wân-chi, fixa les six strophes, puén, de la danse Kliài ngân; la 1'''= strophe indique que le dragon s'élève et remplit labîme; la 2" strophe indique la pacification du Kwân-tchOng*; la 3"^ marque la soumission de la Chine orientale ; la 4" signifie que le Kyâug et le Hwài sont calmes; la .^^ veut dire que les barbares du nord sont renversés; à la U' strophe, les choristes reviennent à leur place pour rendre hommage, de même que les soldats rentrent en cohortes bien rangées. » La danse guerrière des .Swèi, costumes et évulutions, est tout à fait analogue'; l'un et l'autre chœur ressemblent de près à la danse des Tcheoû décrite au chapitre VI : les évolutions ont un sens symbolique, rappellent une série d'événements.

Les danses spéciales à chaque Empereur'", litre, hymne, figures, furent fixées en 640 pour les ,\ncêtres impériaux, et au début de chaque règne pour l'Empereur récemment défunt; des modifications diverses furent introduites plusieurs fois. Trois grandes danses nouvelles'' furent composées et, après avoir été des danses de banquet, furent aussi exécutées dans les cérémonies de rites majeurs.

La !"■ année Tchëng-kwan (627), l'Empereur, dans un banquet*, fit exécuter le Tiilnn iràng phô tchén yô. chœur du prince de Tshin qui disperse les bataillons ennemis ; il expliqua à ses ministres qu'à l'époque où il était prince de Tshin, ses victoires avaient inspiré

Page 1