‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 329 sur 1158 · N» 45, liv. 28, f. 8 V». — N» 46, liv. 21, f · texte numérisé non relu

N» 45, liv. 28, f. 8 V». — N» 46, liv. 21, f

14. Ici pyén est écrit avec un signe indiquant révolution ; le signe usuel veut dire changement.

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CHINE ET CORÉE Is'l

l.e secmiJ élémeiil dos rites majeurs, les chu'.urs sinipli's, ollVe tiii rnoindro iiitérèl. Los danses fréiiut'uiiiioiit renouvelôos dans les grandes époques sont inspirées d'évi'nenii'Mts précis et les l'elracent en forme scliémaliiine sous les yeux de Tlimpereur et de la Cour, dus Dieux et des Ancêtres. Les hymnes invoquent les esprits, célèhrent les vertus des Kmpeleurs délunls; ils sont exécutés en desoecasions imnuialdes, toujours réi)élées; ils n'évoquent à ce propos (|ue des idées consacrées, des lieux communs. On a indi>iuo, eliap. 111, p. 100, et cliap. XI, p. 181, à ([uels j;estes rituels ils correspondent ; ils seraient intéressants îi étudier pour les idées et poiu' le rliythme (à 7, n, 4, .t syllabes); ils montreraient beaucoup di' répétitions et une grande monotonie, ils apparaîtraient toujouis dominés par le modèle antique et peu précisé des neuf /i//ii; mais cette élude très spéciale ne saurait trouver place ici. Des mélodies on ne sait presque rien : chaque âge cherchait à les corriger, à les rapprocher d'un idéal ancien mal délini; aux époques les plus savantes, on voulait leur appliquer le principe de la transposition, encore plus qu'aux mélodies des rites mineurs. Comme les mélodies des chœurs avec danses, celles-ci étaient renouvelées au déhut de chaque dynastie, parlois pendant la durée niénuî di' la dynastie. En quoi consistaient ces changements? On trouvera ici quelques indications sur ce travail perpétuel de réfection.

« A l'époque' de Krto tsoù (206-19o), Chofi-swên Thfmg -, s'inspirant des musiciens des Tsliin, composa les hymnes du temple ancestral. Quand le grand invocateur allait recevoir l'esprit à la porte du temple, on exécutait l'hymne Ki/û tclii, heureuse arrivée;... quand l'Empereur entrait dans le temple, on exécutait l'iiymne Yonij tclii, durable arrivée, pour servir de rhythme à sa marche;... quand on présentait les vases de mets secs, on exécutait un hymne ting Â;'r'qui était seulement chanté sans que les llùtes ni les cordes se mêlassent à la voix humaine;... le tCng kO étant achevé pour la seconde fois, on exécutait l'hymne lli/eoi'i Ichhéng, heureux et parlait;... quand l'Empereur était assis dans l'aile orientale, on exécutait l'hymne Yùng ngân. repos durable; les rites parfaits étaient accomplis. » Plusieurs de ces hymnes sont rapprochés des neuf hi/à, mais il n'y a pas imitation,

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