‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 337 sur 1158 · II. N" 45. liv. 29, f. 6 r · texte numérisé non relu

II. N" 45. liv. 29, f. 6 r

12. N'°40, liv. 109, 11. 14 et 13. — N» 43, lir. 29, f. 3.— N» 46, liv. 22, ff. 1 cl 2. Le terme tshîng chnng, S**» aiguë ou 9*. pour désigner un genre de musique, se trouve dans un rapport de 478 iN" 39, liv. 19, f. 16 r") : le directeur de la Musique fut mis à la tiîle du nouveau bureau. Dans le Thiing chou, le passage sur la musique algue débute par des phrases assez obscures qui nous révèlent l'origine, non le sens précis,

giie époque troublée : Tliinin clieiin ko, chanson de l'éventail rond, plaintes d'une esclave amoureuse battue par sa maîtresse; Tclutng chi pi/cn, les malheurs du Ichàng-chi Wùng lliii qui va être défait par l'enuenii ; Ton lion kù, lamentations adressées par une femme à l'oflicier (tofi-hoû) qui lui conte les funérailles de son mari tué à l'ennemi; ï'o/v khi/ii kû, plaintes d'un officier condamné à mort, etc. L'appréhension des calamités de l'existence, la mélancolie d'un homme ([ui est devenu empereur et qui se rappelle son humble passé', les regrets d'un général en campagne qui songe au retour', l'émotion rornantiipie d'un prince qui entend les chants des femmes du peuple pendant la nuit-', sont des sentiments plusieurs fois exprimés. La plupart des chœurs de celte époque ont une histoire, les auteurs en sont connus. Parmi ces poètes musiciens on compte plusieurs empereurs. Choû-pào, le dernier souverain des Tchhèn (règne .Ï82-.S8S»), se plaisait à faire des vers, à les mettre en musique, à les faire chanter par les femmes du harem el les ministres'"; on cite de lui surtout le Yiî choit heoii lliing hirô. si émouvant qu'on ne pouvait l'entendre sans pleurer: présage assuré delà chu le de la dynastie. Le Fan Ifmg tclteoâ, le bateau dragon qui vogue", est de Vàng ti (604-618), l'impérial prodigue dont l'un des plaisirs les plus goillés était de voyager dans de grandes barques luxueusement ornées. Aucun texte n'indique si une danse ou une mimique accompagnait ces chants, en partie inventés pour les voix seules et plus tard adaptés aux cordes el aux flûtes; du moins on y aperçoit souvent l'élément scénique : une action peut facilement entourer la silualion, et un drame en sortir, comme il est arrivé pour les malheurs de Tchâo kyfin.

Ce qui a subsisté de ces chants et de ces chœurs, nés du in« siècle A. C. au vu" siècle P. C, a formé la musique aiguë''-. Recueillis d'abord sous les empereurs Wéi, Hyào-wèn (470-499) et SyuOu-woù (499-ol3), les airs de cette musique, au w" siècle, sous les Tcheoû et les Swèi, étaient au nombre de plusieurs centaines; à la fin du vii« siècle, au temps de l'impératrice Woù, il en restait 63 ; deux siècles et demi plus tard, quand Lycoi"! llyù composa le Kijeoii Ihiing chou, il en subsistait 32, quelques-uns avec plusieurs poèmes, ce qui faisait 37 pièces; il existait de plus 7 mélodies dont les poèmes étaient perdus. Aujourd'hui quelques-uns des textes se retrouvent chez les historiens; pas une mélodie ne reste; les litres ne sont même pas cités dans les recueils musicaux'^. Sous les Thàng,

de quelques termes musicaux tombés en désuétude au x» siècle. » l.e pèi-seii .appartient origin.airemenl à la musique aiguc ; par sa forme il se rapproche de rorchestre classique ; les airs viennent de la section des barbares boù (du nordl. Il y a de plus le nom de 'fin tse'', la règle du tchnng kiràn : tous sont des instruments répondant au\ l\u id'aecord avec les lyil ?), qui étaient usités aux âges précédents. Mais ils ne se sont pas transmis aux hommes plus récents, el on a employé des noms différenls. »

Page 1