‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 350 sur 1158 · N« 46, liv. 22, f, 4 v · texte numérisé non relu

N« 46, liv. 22, f, 4 v

10. Lyàng-lchooii, déjà plusieurs fois nommé fp, 82, nolcâO, ctc-l. Yi-tcbcon, au sud de Ilatni. K.in-tcheoù, aujourd'hui Kan-tcheou, au Kân-soû.

11. Mélodies dites ttio ti/do fà /i-/i?///. chants bouddhiques en système de li'io |N° 41), liv. 24, f. 4 r" et N» 42, liv. 13. f. iO v»l. Déjà Woù li des Lyàng (502-ÏÎ40), très déioué au bouddhisme, avait composé dix ehauls exprimant des idées religieuses: il avait un chœur de musique religieuse, fti yù thôiig tseit ki, qui dans les cérémonies exécutait des prières en

tcheoù '"; d'autres étaient d'origine ou d'inspiration bouddhique ". Hyuén tsfmg aimaitlieaucoupcette musique ; Wén tsùng''- fit un choix parmi ces chœurs, il en confia l'exécution au Yûn chào fou, ce qui amena un changement dans l'orchestre (lithophone 24, guitare 123, tclioù 119, tlùte de Pan 75, flûte traversière tchlii 80, ilûte Vu 74, orgue 103, 4 chanteurs, nomlireux danseurs). Peu après (838, 839), le nouvel orchestre reçut une organisation officielle sous le nom de Syên chào yuén. D'autres élémenls encore rehaussaient l'éclat des grandes fêtes impériales. Sous Hyuên tsûng'^, <• après les banquets, la cour des Sacrifices introduisait l'orchestre rituel..., qui se rangeait au pied du pavillon impérial; la Section debout et la Section assise [de la musique des banquetsl exécutaient en ordre leurs chœurs, avec des intermèdes de jongleurs barbares. Au soleil couchant, les Ecuries amenaient 30 tyi' ma .>, chevaux dressés pour toutes sortes d'exercices équestres, etc.

Il s'en faut que l'on ait mention dans les pages qui précédent de toutes les œuvres de l'art chinois sous les Thàng; on n'y trouve citées que celles qui ont été classées par l'administration. Mais comme la Cour et les Empereurs exprimaient leurs sentiments, célébraient les événements d'importance par ces chœurs ou ballets, de même le peuple de la Capitale, les corps de troupes des provinces inventaient ou imitaient des divertissements de ce genre, et les gouverneurs, les généraux faisaient leur cour en présentant à l'Empereur de nouveaux ballets'''. Les lois marquent l'importance de la musique dans la vie privée et publique'"'; les carillons étaient interdits aux particuliers; les cordes et les flûtes étaient accordées aux mandarins jusques et y compris la .'["classe (7ol); on devait se conformer aux lois générales plus anciennes qui défendaient, par exemple, aux femmes de faire des tours du genre tsi'i ht (601), qui interdisaient les airs licencieux ou de mauvais augure (706). Les orchestres étaient très nombreux : en 826 un rapport de la Préfecture de la Capitale constatait que dans toutes les provinces toutes les garnisnns, jusqu'à celles des simples sous-préfeclures, entretenaient des chœurs et donnaient des fêtes ; la situation était sensiblement la même en 860-873. Quelques faits"' fourniront une idée de ces mœurs, qui se prolongèrent bien avant sous les Sdng.

701. Le préfet de Thông-tcheoû présente un ballet à l'Impératrice pour son retour à la Capitale".

710. Le prince Li Lông-ki (Hyuên tsfmg) ayant mis à mort l'impératrice usurpatrice Wêi, deux pièces de circonstance, Yé piin yù, Hwàn kînij yù. coui'urent parmi le peuple; le prince composa lui-même le

langue hindoue. Les Swéi aussi a\aienl des f.i hinjii, dont l'inspiration, sinon la musique, était bouddhique : les mélodies se rapprochaient du modèle rituel, mais l'orchestre était spécial (C) tnbales do dii ers modèles, 16 etc. ; cloches, 1 etc.; lithophones, 23 etc.; ilùtes spéciales tcliliwnng si/i'to 207, guitares 123).

12. .N° 53, liv. 34, f. Sr°. - N" 01 (Y. 1. t., liv. 3". f. 2, etc.). — N» 40, liv. 22, f. 6 r". Le nom de "H'ùn chào foù se trouve déjà on 692 ; ce bureau dirige le Conservatoire (lu l'alais, Néi kyâo fîing.

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