X" 6i, liv. 13. f. 3 r
14. D'après le n° ùt, liv. 85, f. 26 r*. une danse de ce nom était exécutée par deux Temmes portant des coiffures à clochettes ; les danseuses cueillent des (leurs de lotus cl se les otTrent mutuellement, de la le nom alternatif de Li/én litrd ivoit. Mais ne s'agit-il pas ici des exercices de la 6* compagnie de danseuses indiquée plus bas'? Les mots tcltii tchï sont parfois remplacés par kiju<' tché tchï. D'après n° 65. liv. 85, t. 35 v», il faudrait lire tho au lieu de tché et comprendre tliù-pà : celle danse remonterait enelTet aux Wei. Chèn Kwi'» iX" 24, liv. 5, f. tti indique combien la danse Tch- tchi était réduite et négligée de son temps.
formaient 10 également; on remarquera li s compagnies notées ci dessous.
Compafjnies d'hommes : 1° V'c/k! /c/i7 Iwéi. compagnie des branches de millier tinctorial; vêtements bariolés, chapeau.x barbares liotl, ceintures d'argent"; — 2° Ki/éii lihi tiiH. compagnie des sabres; — 3" fh('i-lo-mt'n tirH, compagnie des brahmanes, peutêtre représentant l'aiicieii orchestre hindou ; ia(|uettes rouges, bâtons bouddhiques; — 4° Tsuéi hnû Ihénij tif(H, compagnie'des Hoù ivres qui bondissent; vêtements de brocart rouge, chapeaux de feutre; — b" Ilirén tchhén irdn suéi i/o tivéi. compagnie des boulfons musiciens; vêtements pourpres, rouges, verts, bonnets à (leurs de banibcui ; — 8° Yi i/ii Ickhào Ihijm Iwéi, compagnie des étrangers qui viennent saluer la Cour impériale; — 10" Ché ti/no hnéi hoU tirii, compagnie des Ouigours qui tirent sur l'aigle de mer.
Compagnies de femmes : 1° Phoii-sn mdn <»<?i, compagnie des bodliisattva méridionaux ; une danse du même nom était célébréeau Ngàn-kwi' seù devant l'Empereur dans les années Hyèn-thnng i860-873); un chant du même titre fut composé par Tchâo tsông (888-904) ; voir n" 24, liv. .'i, f. 13 v ; — 3° Phiio khijeoù liiéi, compagnie des joueuses de balle; — 4° Kiji'i jén Isi/èn meoii ton twci, compagnie des belles qui cueillent les pivoines; — a" Foti yi chniig fi/vi, compagnie aux vêtements arc-en-ciel (voir ci-dessus, année 710); "- 6» Tshiii Ijn'n lu-éi, compagnie qui cueille les fleurs de lotus ; les choristes, montées sur un bateau orné, tiennent des Heurs de lotus; une danse analogue se retrouve en Corée; — 9° Tshâi ijûn sj/rn fHt'i, compagnie des fées des nuages diaprés; — 10° Tu khyeoû twéi, autre compagnie de joueuses de balle.
Programme ou procès-verbal d'un banquet de la Cour'^ reproduit sous la date de 977; il comprend 19 numéros rattachés aux divers actes de l'Empereur. Chants aux n"" 2, 6, 7, 17; à l'article 17 chants de l'orchestre de marche et chants bouddhiques, en musi(|ue de Koutcha; soli de guitare 123 au n° 8, d'orgue à bouche 103 au n° 11, de tchéng 117 au n° 13; des appels de chalumeau 89 ouvrent le banquet; des luttes, kyù li, le terminent. Au n" 4, tours de jongleurs; n° 9, danse déjeunes garçons; n" 12, jeu de balle avec le pied; n" Ib, divertissements"'.
Avec une production musicale importante, la dynastie des Seing vit en partie sur les traditions des Thàng'"; bien des noms rappellent les chœurs des époques précédentes '*; lesexercicesd'adresseou de grâce
15. N» 62, liv. 13. f. 12 r". Voirid., lir. 37, IT. 22 à 28, le programme détaillé d'une fêle du Palais, donnant les noms des exécutants, par TcheoO Mî, mandarin au service des Sông (xni' siècle) ; sur ce personnage, voir n' 60, liv. 70, IT. 40 et 41.
10. Je Iraduis par divertissements le lerme tsà kï, attendu qu'il n'est nullement prouvé que ce mot ait, avant les Vuén, pris le sens d'œuvre dramatique.
17. Les Irois principaux orchestres créés par les Seing sont les suivants : 1° Yihi chào poi't, orchestre du Palais, formé dans la période Kb.'ii-pào ('-'68-9731 de 80 musiciens choisis parmi les eunuques et instruits par le Conservatoire du Palais; d'abord nommé Sytio chào poi'i, cet orebestre reçut son nouveau nom en 'JS4; il jouait dans le Palais intérieur pour les anniversaires, les banquets, les tirs à l'arc : 3 chanteurs. 54 jongleurs de ts.i ki, 4 guitares 123, 4 orgues 103. 4 tcbfng 117 4 claquettes 31, 3 fTing hving 25, 8 chalumeaux 89, 7 Oùles droites 77, 7 tambours en sablier 59, 2 kvê koù 63, i grands tambours, 8 mannequins Uhwèi léi (N° 33, liv. 31^ f. 14 r» et N» 62, liv. 15, f. 20 v°|; 2° Y'in tôwi tchi , fondé en 97S, appelé on '.>'J3 Kijîin ynng tchï: licencié vers tlGO : orchestre de cavaliers militaires qui précédaient le cortège de l'Empereur dans ses voyages (X" 53, liv. 31, f. 14 v" et X" 62, liv. 13, f. 23 v): 3" T'i chénij tjù fou, bureau des clKPursy" ch^ntj. fondé en 1105. indépendant de la cour des Rites et chargé de la musique nouvelle de l'année 1105; il partagea les fonctions du Conservatoire, kijâo fân<i (X" 53. liv. 30. IT. 13 et 16).
iS. Les 11*"* : hommes 3". femmes 3" et 5», viennent de la cour des Thàng. Une liste de 46 mélodies (977) donnée par le Yô lijû ti/én (X° 62, liv, 13,
ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIOXXAIRE DU CONSERVATOIliE
hommes 2" et 10°; femmes 3", 4" et 10°), les parodies grotesques (liomnies 4°) lienneiit toutefois une large place. Ces exercices Isi'i /,) doivent être rapprochés des pu hi, tours de jongleurs connus depuis bien des siècles, mais assez souvent dédaignés so-us les Thàng plus raflîriés. « Sous les Hân postérieurs', le premier jour de l'année, le Fils du Ciel se rendait a. la salle Tr-yàng et recevait les félicitations de la Cour. L'n chO-li- venu d'Occident faisait des tours devant la salle. Il faisait Jaillir de l'eau qui se transformait en soles toutes sautantes. Aspirant de l'eau, il en faisait un brouillard qui voilait le soleil, qui ensuite devenait un dragon de 80 ou 90 pieds de long; le dragon sortait de l'eau, se promenait, étincelait comme le soleil. Avec deux grandes cordes de soie il reliait le haut de deux colonnes distantes de plusieurs dizaines de pieds; deux danseuses se faisant vis-à-vis s'avançaient en dansant sur ces cordes; en se rencontrant, elles se frôlaient de l'épaule et ne tombaient pas. » « Elles ne cessaient pas de chanter et de danser, » ajoute le Swâi chou, qui décrit les mêmes exercices encore usités sous V;ing ti (604-618). D'autres tours analogues sont cités sous les Tsin orientaux.
La 6« année Tliyën-hing (403), en hiver, dit le )V<'i chcû^, l'Empereur fit préparer les jongleurs et les accessoires nécessaires, licornes, phénix, génies, serpents, éléphants blancs, tigres blancs, voitures-fées, cordes à danser longues de 100 pieds : tout cela fut établi dans la cour devant la salle pour les tours des jongleurs, pii lu, qui se célébraient comme sous les Hân et les Tsin.
i< Sous Ming ti, en 5.i9, le 1" jour de la 1" lune', il y eut réunion de tous les ministres dans la salle impériale Tseù-ki : pour la première fois [sous cette ilynastie] on employa les tours variés, po hi. Woù ti, en 361, ordonna de supprimer les tours. Quand Syuén U monta sur le ti'ône {o77), il appela de tous côlés les jongleurs et lit exécuter encore plus de tours. Les jongleurs, avec leurs poissons et leurs dragons qui s'étendaient au hasard , étaient d'habitude rangés devant la salle; plusieurs jours et plusieurs nuits de suite on ne pouvait reposer. Souvent on ordonnait aux jeunes garçons de bonne mine de la ville de mettre des habits de femme, de danser et de chanter; à la file ils s'introduisaient dans les cours postérieures [du Palais]. »
A la cour méridionale des Lyàng"' les tours se mêlent dans une étrange confusion aux hymnes et aux danses rituelles; on a des années 520-o26 le programme d'une fête au Palais en 49 numéros ; les bouffons et les jongleurs s'y étalent ri" chants des cinq éléments;
— 2» entrée des fonctionnaires sur l'hymne Ti>!/nn ijà ;
— 3» entrée de l'Empereur dans le pavillon privé annexe, sur l'hymne Kir'/nji/ù, -—4" le Prince héritier part de la porte Tchông-hwà, hymne Yinyir. — 8° l'Empereur change de vêtements, hymne Hwàng yà; — 9° les princes et ministres présentent le vin de longévité, hymne /v,(/((( yà;... — 11°, 12° repas de l'Empereur sur les hymnes Syû yà et Yông yà; — 13° danse militaire
ff. 13 et 14), laisse reconnaître un petit nomliro de litres do la dvnastie précédente : ainsi l'î Icheoii, qui date du Hyuén Isr.ng.
i. N" 39, liv. 19, f. 10 V ; comparer la réilaction analogue du n" 45. liv. 29, f. 9 v°. — N» 42, liv. 13, f. 24 v».
2. Le n" 45 donne clié-li cheoii ; ces deux formes sont vraisemblaiileraont des transcriptions d'un original étranger. Clir-li, dans les tcites boudtlliiques. désigne la perle ou résidu niiraculeuv qu'on trouve apri's la crémation d'un saint, puis les cendres d'un personnage vertueux; chi'-Ii est parfois le nom d'un oiseau, loriot, héron, vautour; mais ces sens ne présentent pas de rapports avec le présent teste.
T'i tchirùng : — 14° danse civile Tu kicûn: — IS" cinq chansons classiques; — 16° bouffons, phài hi : — 17" danse du fourreau; — 18° danse de la sonnette;
— 22° à 26° divers tours de jongleurs; — 27" le lourdes montagnes Syl'l-mî^ etc.; — 28° danse des clochettes;
— 29° danse des sabres; — 30° des clowns marchant sur les mains jouent à la balle avec les pieds; — 31° à 44'^ <livers tours; — 43° danse sur la corde; — 46° métamorphoses du dragon et de la tortue; — 47° le Prince héritier se lève, hymne Yin yâ; — 48° sortie des fonctionnaires, hymne Tayùn yà; — 49° l'Empereur se lève, hymne llicàny yà.
Au début du printemps, une grande licence était laissée aux boutfons et aux jeunes gens de la ville; ce carnaval a plus d'une fois échauffé la bile des censeurs. Le Sirêi chou le décrit avec assez de détails et le rattache aux luttes, liyô ti. de l'époque des Tshin''. Les vieux tours des llàn, surtout les métamorphoses du dragon, avaient toujours le même succès; on voyait aussi des hommes faire des exercices sur de hautes perches que d'autres tenaient sur la paume de la main ; il y avait des tortues qui portaient des montagnes, des hommes qui crachaient du feu. " A partir de 381, tous les jongleurs furent instruits à la cour des Sacrifices. Chaque année, à la f" lune, les envoyés de tous les pays venaient faire leur cour et restaient. Le IS*' jour, hors de la porte Twfin jusqu'à la porte Kyén-kwc, sur une étendue continue de 8 li, ce n'étaient que des aires pour les tours; les mandarins dressaientdes abris en plusieurs rangs sur le chemin, du crépuscule à l'aube ils regardaient à leur guise. Le dernier jour de la lune on cessait. Les jongleurs étaient vêtus de brocart, de soie brodée; pour le chant et la danse, c'étaient surtout des femmes. » Une magnificence extraordinaire régnait dans ces représentations, qui étaient placées sous la direction de divers princes : les chefs liirks et les envoyés étrangers ne savaient s'ils devaient admirer davantage les tours ingénieux ou l'étalage des richesses.
Le Kyeoii thàng chuà* ajoute un bref historique. « Les tours de magie, hwàn choii, viennent tous de l'Asie centrale (Si yii;; dans l'Inde on s'y entend encore davantage. Woù ti étant entré en relations avec le Si yû, pour la première fois des hommes habiles à faire ces tours arrivèient en Chine; sous Ngân li (106-125), l'Inde offrit des jongleurs qui savaient se couper les pieds et les mains, s'éventrer et retirer leur estomac et leurs entrailles. Depuis lors, sous les différentes dynasties, il y eut de ces jongleurs. Kâo tsOng, des Thàng, détestant ces tours qu'il trouvait horribles, défendit aux postes frontières du Si yû de laisser entrer ces gens en Chine... Sous Jwéi tsOng des brahmanes offrirent des danseurs et des musiciens qui marchaient la tête en bas, qui sur leurs pieds dansaient sur la pointe de sabres très affilés. »
c< Comme chants, danses et tours'', il y avait le Tài myi'n, le Pij theoù, le Thà ydo nyàng, le Khoii lii tseà. Hyuèn tsông, trouvant que ce n'était pas de la musique correcte, établit nu Conservatoire, hyào fàng, dans le Palais pour y mettre les jongleurs; la musique des brahmanes et celle des barbares y eurent place