N» 43, liv. 29, IT, 10 cl
IIISTOIIIE m; l..\ MUSInUE
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■ensemble. La miisi(|ue «les bralimanes emploie 2 chalumeaux vernis 89, I tambour ù nombril 71; la musique mêlée emploie I lliUe tiaversine 81, i jeu de claquettes 31, 3 tambours en sablier 65; pour les tours, les cliani;emenls et les formes son! nombreux, on ne peut tout dire. » Le Tdi mi/iin vient des Tslii du nord; un prince de cette dynastie, qui était fort beau et fort fcrave, metlail un masque pour combattre : de \h vinrent une chanson et une danse qui se sont conservées. Le /'il tlu'oû vient du Si yii : un homme ayant élô dévoré pai' une bêle sauva;,'»', son lilschercha l'animal et le tua; une danse commémora cette action. Le Tln'i yio nuting rappelle les malheurs d'une femme battue par son mari ivro^'iie à l'époque des Swèi : coiunie celte femme chantait bien, la chanson fut adapti'e à l'orchestre. Le Khoii li'i Iscù ou Ktièi Iri Iscii rappelle en plaisanterie les mannequins qu'on mettait jadis dans les tombes'.
Ces divertissements, po lu. Isi'i lu, d'abord exotiques, pviis mêlés d'inventions chinoises, sont donc essentiellement composites : tours d'adresse et do magie, danse, chant, musique s'y présentent pêle-mêle. Les numéros tels queler(/(»i,i/é)i.le Vu thcou, son\. des danses syndioliques, peut-être mimées. Méng Yuén-lào-, ;i l'époque des Song, décrit de visu les réjouissances de la Capitale pour le début de l'année et pour divers anniversaires : des jongleurs masqués, vêtus de robes vertes, accompagnés de joueurs de tamlani, entourent le pavillon où est assis l'Lmpereur; d'autres baladins magnifiquement costumés forment de longues liles depuis les degrés de la salle du trône jusqu'aux tentes des musiciens; ils dansent soit seuls, soit en se tenant par les épaules, soit en figurant diverses actions; les mandarins assistent, les coupes devin circulent. A ces représentations' Méng Yuénlào donne indiU'éremnient le nom de pu hi, de tsi'i Ai. Ces désignations s'appliquent à des tours de passepasse comme à des danses réglées et significatives; les deux mots hi et h ont le mérae sens, amusement, jeu, plaisanterie; ils sont parfois combinés, /li Ai, sans changer de signification.
Hn a déjà vu dans les rites majeurs et mineurs de nombreux exemples de chœurs qui sont de véritables ballets. Par toutes voies, soit par son génie propre, soit sous les intluences étrangères, la Chine aboutit à cette forme d'art, qui au vni" siècle prit un très grand développement sous l'impulsion de l'empereur Hyuèn tsi'ing ming hwùng. Ce prince ne se contentait pas d'accueillir les œuvres orchestiques qui lui étaient présentées et d'en composer lui-même; il fonda ou rétablit le Conservatoire du Palais qui est déjà mentionné en 692''; ce bureau, dit Twàn Ngân-tsyê, section Hi/ong phi, dépendait d'abord de la cour des Sacrifices; c'est dans les années Khâi-yuên (Trî-'il) qu'il fut mis sous la surveillance des officiers du Palais et divisé en deux sections, une dans chaque Capitale. Les historiens des Thàng^ ajoutent quelques détails. « Quand Hyuên tsông était roi de Phing, il avait un orchestre privé... En montant sur le trône, il chargea le roi de iNing de diriger l'orchestre de son palais princier, afin de soutenir l'orchestre rituel ; il divisa fce Conservatoire] en deux classes d'après la force [des élèves' >>. « Hyuèn tsông, dans les loisirs que lui laissait le gouverne-
1. 0» a vu des mannequins klarèi lèi figurer dans un orclieslre des ^on» (p. t97. uole 17i ; une danse analogue à celle qui est nommée ici, osl mentionnée au Korve.