Voir p
H. Le Tsin clioû (N» 41, liv. 23, ff. 4à7) cite vingt-deux titres sans textes ; p. o. Srû pi^i irOnif, eu pensant au père affligé ; Chihtg tchi lifCi. le retour de l'Kmpereur; Tclwiin tchlumij ndn, en se baUant au sud des murailles ; lùjun ma Im'àmj, le cheval du prince est jaune ; Tyoo kân, la
valent rien de commun, même pas le rhythme, avec l'inspiration première et qui célébraient dans le style poétique convenu les souverains refînants. On a donc i2 chants des Tsin, 18 des S6ng. 12 des Lyàng iWoù ti ayant trouvé que ces chants (levaient répondre aux 12 lunesi, 20 des Tshi du nord, 13 des Tcheofi, tous substitués aux anciennes chansons des Hàn'-.
Le caractère militaire de cet orchestre était prononcé surtout dans la section montée qui est mentionnée en 76-83; il subsistait encore au n" siècle quand les Tsin étaient réduits au sud de l'Empire ". Un peu plus tard il s'effaça complètement. L'orchestre militaire Koh tchhuri ne fut plus que l'orchestre du cortège impérial, ce qu'avait été le Hwàng tnfn koii tchhufi du temps des Hàn, et, comme ce dernier, il lit parfois sa partie pendant les banquets'-'; aussi sous les Hàn postérieurs, sous les Tslii du nord, le bureau de l'Orchestre militaire, Koù Ichh ai: i chou, avait soussadirection les jongleurs; le plus souvent une distinction nette subsista entre le bureau du 3'' orchestre, Tshlng châng c/iO//, chargé de la musique des banquets, et le bureau de l'Orchestre militaire, qui s'occupait des cortèges.
Sous les Thàng et auparavant, ainsi sous les Tshi du nord"', le Prince impérial, les princes, les grands officiers, les fonctionnaires provinciaux avaient des cortèges de musiciens dont la composition était fixée selon le grade; on s'en servait non seulement dans les circonstances officielles, mais pour les noces et les funérailles (règlement noté avant 694). L'orchestre du cortège impérial était employé plus ou moins complet suivant la solennité plus ou moins grande; il comprenait une section d'avant-garde, une d'arrière-garde.
AV.\NT-G.VBDE
tambours k.lng
g'jngsll
grands tambours
cornes longues 176
tambours nâo (cvmba-
lesl6'.'} ■
chanteurs par paires. . . .
fli'ilcs de Pan 75
cornets 90
grandes flûtes traversiL'res
tambours tsyé 162
flûtes droites doubles 77.
1 2 Report
12 Ailles de Pan 75
J 20 chalumeaux 89
120 cornets 90
chalumeaux d'écorce 170.
12 tambours k."ing 180
2 i gongs 11
2 1 petits tambours
24 cornes moyennes 177 . . .
tambours à dais 181
120 chanteurs par paires.
2 flûtes de Pan 75
24 cornets 90
Arrière-garde analogue : 408 musiciens".
Les musiciens du cortège sont lequis chaque fois que l'Empereur se transporte d'un lieu à un autre ou
canne à pèche. Le Tluïnij îtjeon tyén (N" 63, liv. 14, f. 21 r") cite un Ulre que je ne retrouve pas ailleurs: Clioii chiing /liijff, l'officier sur un arbre. Successivement les Wéi, les Woû, les Tsin héritèrent de ces chan..ion> et remplacèrent les textes populaires par l'éloge de leurs hauts faits et de leurs vertus ; les 22 cliants des Tsin, dus à l-"oû llyuèn, sont dans le Tshi chou, liv. 23, ff. 7 à 15; quelques pièces en pentasyllabcs. la plupart en trisyllabes purs ou môles de vers plus longs. Le Sôitg choit (N** 39, liv. 22, ff. 14 à 10) a heureusement conservé 18 des textes primitifs qui comme idées, comme style et comme rbytlmie. n'ont rien de la poésie savante; il serait intéressant d'y étudier la langue Milgairc de l'époque des Hân. car ces chansons ne pouvaient s'écarler beaucoup du parler ordinaire. Les 12 poésies des Wéi, d'allure et de rédaction tout à fait officielles, sont données à la suite, ff. 16 à 20 ; le rhythme, assez, éloigné de celui des pièces primitives, a été imilé d'assez près par Fou Ilyuéu. Après les 22 poésies des Tsin, ff. 20 à 26, on lit, ff. 26 il 30, les 1 2 poésies des \Voù par Wêi Tchrio ije n'ai pas trouvé d'autres indications sur ce personnage); elles ont le même caractère que celles des Wéi.
12. N» 39, liv. 22. ff. 30 à 35.— N- 42, liv. 13, If. 15 et 16; liv. 14, ff. 13, 14, 22, 23.