N°'39, liv. 19, ff. 19 et
14. N» 42. liv. 15, ff. 25 cl 26. — N" 63, liv. U, (T. 21 à 23.
15. N" 42, liv. 14, f. 14. — N» 45, liv. 2S, f. 9 v°. 10. N» 63. liv. 14, f. 22,
niSToini: de i.a mcsiqui-:
figure dans une cérémonie. Ils ont aussi un râle dans quelques solennités aiimielles, telii's que les cxorcisnies, l'i no.khijù m) ', célébrés le dernier jour de l'année en vue do chasser et d'jinéanlir tons les fléaux, savoir :1a mort prémalurée, les lii.'res, les dénions du ;;cnre du loup-narou, la mauvaise lorlune, les calamités célestes, les cauchemars, la murl pai- la main du bourreau et l'exil, le kirnn (?) le /.(/" ('?), les animaux venimeux. Contre ces Iléaux les exorcistes invoquenl douze divinités au moyen d'une formule en prose légèrement rhytbmée (tétrasyllabes irréfj;uliers). Un musicien enlonne, le chœur reprend, l'orchestre soutient les voix avec les cornes et les tambours ; devant la salle impériale Tseù-tclihèn, dans l'intérieur du Palais, l'orchestre relisicux et une partie de l'orchestre de marche sont réunis pour donner plus d'éclat et de tumulte à cette partie de la cérémonie; des estrades ont été dressées pour les plus qualifiés des assistants-.
Les musiciens du cortège' exécutaient aussi les chants de triomphe. Je ne trouve de détails que dans trois textes relatifs auxTh.'uig. Le Thnnij li/eoH ///éii ' prévoit en quelques mois la présentation des prisonniers et des oreilles pauches coupées au temple anceslral, avec le retour triomphal, lihni si/uén, du commandant en chef. Le Thiing chm'i n'est ^uère plus explicite. Seul, le Ki/i'où Ihâng chot'i. copié par le Thiiwj hwéi yao. donne des détails; il cite un rapport de 829 fixant les rites à observer et la part qu'y prendront les musiciens du cortège. La coutume du triomphe et l'existence de chants de triomphe, dit l'auteur du rapport, ne sont pas seulement attestées pour la Chine antique par divers textes anciens ; beaucoup des pièces de l'orchestre de cortège sous les Wéi.les 'l'sin et les dynasties suivantes appartiennent évidemment à la musique triomphale ; et c'est encore avec des chœurs de triomphe que sont rentrés à la Capilale Thài tsûng, Soi'i Ting-fâng, Li Tsi, après leurs victoires sur Sûng Kin-lcâng, Ho-loij'' et la Corée. On décida donc que des musiciens du cortège, 2 tlùtes droites 77, 2 chalumeaux 89, 2 flûtes de Pan 75, 2 cornets 90, 2 tambours nào 16, 24 chanteurs, tous il cheval et conduits par le chef de l'Orchestre militaire, iraient chercher l'armée victorieuse à la porte de lest et
prendraient la tête des troupes; de la porte Jusqu'au temple des Dieux protecteurs de l'Kmpire, Thiii ché, ou exécuterait divers chœurs, un chu-ur spécial de triomphe, le l'hô tchén i/o'' et d'autres encore; après le sacrifice l'armée serait conduite eu musique jusqu'au pied du pavillon élevé où serait assis l'Empereur; le ministre do l'Aimée et le directeur de la cour des .Sacrilices ayant fait ranger ofliciers, soldats et musiciens, on exécuterait encore une fois les chants (le triom|)lie, et la cérémonie (inirait par la présentation des prisonniers et des oreilles coupées.
1. NM8, liv. 16, IT. IS cM3. — N" «3, liv. 4, f. 6 r° ; liv. li.n'. 23 r' cl 2S. - N» 94 (Y. 1. t., liv. 37. f. 2. elc.l.
2. Ces céri5oionic3 sont classées comme kip'nt l), rilcs miliUiires; 24 jeunes gens de 12 à 10 ans, (c/if-n ïseu, masqués de rouge, forment uue compagnie, tii-'éi ; six compagnies exorcisent au Palais impérial en présence de 12 préposés portant bonnet et vêtement rouges, louet de chanvre: 22 musiciens assistent avec cornes et tambours; un choriste entonne les chants; un autre joue le rôle de ffing syâng chi. brandit sa hallebarde et son bouclier et dirige les mouvements des jeunes exorcistes. Avant l'aube, la troupe se présente à l'une des portes du Palais, requiert l'entrée, est admise, se divise en escouades qui suivent un itinéraire lixéel se retrouvent à une autre porte pour sortir; les compaijnies d'exorcistes vont ensuite aux portes de la ville et sortent des murailles. K la principale porte du Palais et à la principale porte de la ville, une prière est lue. une libation versée, un coq sacrifié et enterré par le grand invocateur et son aide — Pour le fTtng syàng chi, voir p. 1S5 ; remarquer la peau d'ours qui le revêt; la peau d'ours p;irait en divers rites militaires; il y avait aussi sous les Tliùng une section des ours, i'ijônij phi poi'i, qui paraissait dans divers chœurs (X" 114, liv. 37, f. 2, etc.) ; on appelait ours, liyi'mg plii 182, certains tambours spéciaux.