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CHAPITRE XIV

Période nioderiie ilepiiis les Yiièn (XIH'- siOelc) : ■iinsiqiie des Tuêii, iniisitiiie des Mins et dos Tsbiiig, orchestres des llîiig et des Tshing»

La dynastie mongole eut fort à faire pour relever les ruines amoncelées par la guerre et par les troubles inlérieurs sous les derniers empereurs Kin et Song ; les Mongols se montrèrent administrateurs avisés'', mais ils n'avaient pas la culUire qui permet d'apprécier un art affiné. Ils réunirent les orchestres et tâchèrent de renouer la tradition musicale^ : c'était là encore, pour Klioubilai khàn et ses successeurs, un procédé administratif en vue de gouverner les Chinois selon leurs idées accoutumées. Aussi aucune nouveauté ne parait dans la musique ni dans les chœurs : on imile, souvent on exagère et on force. .\insi la danse guerrière Xci ph'inij uiii tchhPmj tchî irou^ est la copie de celle des Tliàng et de celle de Woù -n'àng : {'" strophe, anéanlissement du prêtre ■lean ou des Karakliitan et des Naiman'"; 2" strophe, défaite des Si liyà " ; 3" strophe, victoire sur les Kin; 4'-' strophe, soumission du Sî yil (Asie cenlrale) et du llô-nàn {Chine au sud du tleuve Jaune); o" strophe, conquête du Seû-tehhwiin et du Nùn-nàn; 6" strophe, pacification du Korye et de l'Annara. Ainsi encore les hymnes sont réunis en séries de titres analoaues, mais, au lieu d'une série, il y en a au moins trois de

7. C'est sous les "V'uân qu'on voit apparaître nettement l'organisation des musiciens en caste liéréditairc. Je n'ai rien trouvé d'aussi précis pour les âges antérieurs. En 1236, Klioubilai. non encore empereur (N* 51. liv. 68, IT. 1 et 2). ordonne de remplacer les musiciens âgés par leurs fils et petits-fils ; seulement s'il n'y a pas d'homme capable de succéder, on cherchera dans d'autres familles de musiciens; en 1264 il fait tenir registre (N" 31, liv. GS. f. 4 v"| du nombre des musiciens et fait inscrire sur les registres du peuple 320 familles qui ne peuvent conserver leur charge. .Sous les Miog (X" 64, liv. 226, f. 4 ï°; liv. 163, f. 2), le Chcn yô kwân, qui dépend de la cour des .Sacrifices, recrute au début ses musiciens parmi les aspirants lâo chi et dans les familles militaires; mais on trouve aussi dans les lois l'article j'™ lioii ,i/i tsl irdi ling qui interdit aux familles de musiciens de se soustraire à leur condition; il y avait donc une casle comportant pour ses membres des droits et des charges. L'article est reproduit tel quel dans le t;ode actuel, lois du cens IX» 68, Hoii Il/Il); l'hérédité pour les danseurs est affirmée pour la date de 1644 par le n° 66, liv. 414. f. 1, mais on sait que pratiquement ces métiers hérédilaircs n'existent plus aicc leurs règles rigoureuses.

8. Quelques dates relatives à la reslauralion de la musique rituelle (X^ 51, liv. 68. IT. 1 v°, 2 r', 5) ; 1252, on emploie des chœurs pour le sacrifice au Ciel; 1260. la musique nouvellement composée est exécutée au temple ancestral ; 1 293, musique au temple des clié tsi, génies protecteurs du sol.

'.). X" 31. liv. 68, f. 4v».

10. Karakhilan ou Kcra'ites, allas Si lyio; cf. p. 84, note 7. — X'aiman, tribu tongouse unie en 1201 aux précédents. — ■ Kin, voir p. S4. note 7.

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