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dates différentes qui paraissent conservées côte à côte', la série en tchhêng (1204 et 1305), la série en ning (1293), la série en ngân (1306). Quant à la musique classique, semi-riluelle, des banquets, si riche et si variée sous les Tliàng et les Song, il n'en est pas queslion.
Cet appauvrissement parait durable; sous les Ming et sous les Tshing, nous trouvons des hymnes et des chants moins graves, des danses, le tout plus varié que sous les Yuèii : mais on ne voit reparaître aucun des titres familiers sous les Thàng et sous les Sùng, rien ne rappelle celle floraison artistique, cette passion de la musique qui régnait à la Cour, chez les fonctionnaires, à Tarmée; les lettrés, sauf exception, ne s'occupent de la musique que pour en discourir, la pratique leur semble méprisable ou au moins futile; ils jugent donc sans critique ou ignorent. Aussi l'art est-il devenu le domaine propre des musiciens de profession, gens peu estimés, peu instruits, accueillant toutes les légendes, incapables de discerner dans leurs mélodies traditionnelles ce qui est original de ce qui est défiguré ou interpolé. Les documents de divers ordres qui viennent de ces deux classes d'hommes sont essenliellement peu sûrs. La plupart des textes passent à côté des questions traitées par les anciens historiens et les grands musicologues; ils ne nous parlent même pas du théâtre, qui parait avoir absorbé depuis les Vuèn tout ce qui existait de lendances musicales. Le seul terrain solide nous est fourni par les textes administratifs, qui ne connaissent nalurellement que la musique officielle.
Aucune innovation sérieuse n'est à noter dans le programme musical des cérémonies : on trouve toujours pour les solennités majeures les grands hymnes et les grandes danses, d'autres chants et d'autres danses pour les fêtes secondaires 2. Le nombre des reprises ou des strophes est toujours fixé à 9 pour les sacrifices au Ciel, 8 pour les Esprits terrestres, 7 pour les Dieux protecteurs, 6 pour les mânes des Ancêtres; les danseurs sont au nombre de 8 escouades, yï, (8 X 8 = 64 danseurs) pour les danses religieuses, sauf dans le temple de Confucius où il n'y a que 6 escouades (6 x 6 = 36). Les Ming^ avaient des hymnes en hivô et des hymnes en ngân, une danse civile et une danse mililaire; les Tshing*, renchérissant sur les Mongols, ont quatre séries d'hymnes, en phing, en kl, en Inclng, en fông, une danse civile et une danse militaire, plus le Ilnying ivolt dansé par 16 jeunes garçons pour demander la pluie; la danse civile, Hi khi. est une marche rhythmée exécutée par 22 personnages ayant rang de ta tthkèn ou ministre; la danse militaire Ydng li/r représente une sorte de chasse.
Les chanls et danses des banquets célèbrent sous une forme ou une autre la gloire de la dynastie régnante; ainsi sous les Ming ' la danse Fou ngiln sei'i yi où paraissent 4 barbares de chacune des quatre régions cardinales, la danse Pyùo Ichéng wàn pCing, les chœurs Min lu chi'ng. Kàn liwàng nyèn, etc. ; ainsi sous les Tshing '■ les danses Chi Ir, Ti- cht'ng, les chants Chcng ivoù hnnng tchi'to. etc. Le banquet dont le programme est donné comme type par le Tu ming hirêi. tyin'' , comportait entre les airs exécutés pour présenter la
i. N" 51, liv. 68, 11", ir", 3 ï°, 6 r».