‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 373 sur 1158 · I. N» C4, tiv. 33, f. 23, etc.; liv. 104, f. H r · texte numérisé non relu

I. N» C4, tiv. 33, f. 23, etc.; liv. 104, f. H r

t. Los hymnes et cliauts des divers orchestres remplissent les livres 417 à 42(i dun" (iii; les chants de triomphe des années Ivhvèn-lông(1735- 1795) sont au livre 425 (guerres de l'Asie centrale, du Km-tchh«rin, etc.).

3. N» 8, }o ki. — N" 15, tome 11, p. 77. — .\<' 34, liv. 24, f. 24 r».

- N"35, tome III. p. 265.

4. N» 8, Yù ki. — N" 15, tome 11, p. 60. — N" 34, liv. 24, f, 11 v°.

— N« 35, tome III, p. 249.

connaissent ces vieilles théories, ce qui ne veut pas dire qu'elles exercent aujourd'hui une iniluonce étendue on profonde ni sur eux-méiucs, ni sur les musi-

<'ieris, ni sur li- piMi|i!i! en général.

I.a musique a^îit sur l'univers, Ciel et Terre, et sur Ions les êtres (pii y sont contenus. « Ainsi-' les [sons] clairs el distincls i-eprésentent le Ciel, les Isons| amples et forts l'epréseiitent la Terre; la succession [des monvemenls de la danse j représente les quatre saisons, les évolutions représentent le vent et la pluie. Les ciiKi couleurs [lépondant aux cinq éléments et aux cini| degrés de la guinmo] forment un bel ensemble sans désordre; les vents des huit directions [répondant aux huit familles d'instrumentsl obéissent aux lyi"i sans dérèglement. Tout ce qui sert à mesurer est conforme aux nombres de manière immuable. » Il La musique'*, c'est l'harmonie du Ciel et de la Terre; les rites, c'est la hiérarchie du Ciel et delà Terre. Par l'harmonie, tous les êtres [naissent -etj se transforment; par la hiérarchie, la multitude des êtres reste distincte. La musique tire du ("iiid son principe d'efficacité; les rites prennent à la Terre leur vertu qui règle. .Si l'on abuse de la réglementation, il y a trouble; si l'on abuse de l'eflicacité, il y a violence. Si l'on a clairement compris le Ciel et la Terre, ensuite on est capable de bien pratiquer les rites et la musique. » o La musique^ se manifeste dans Te commencement universel (dans le Ciel), et les rites se trouvent dans les êtres produits (dans la Terre). Ce qui se manifeste sans arrêt, c'est le Ciel; ce qui se manifeste sans mouvement, c'est la Terre. L'un des termes étant mouvement, l'autre repos, [il en dérive] ce qui est entre le Ciel et la Terre. C'est pourquoi les hommes saints se sont bornés à parler des rites et de la musique. »

Déjà l'empereur Chwén^ prescrivait à Khwêi, directeur de la musique, d' » harmoniser les esprits elles hommes ». Ces deux classes d'êtres ont des habitats divers et doivent rester distinctes; les rapports sont réglés par l'autorité suprême de l'Empereur. A plusieurs époques les hommes et les esprits se mêlèrent, tout le monde s'enhardit à faire des olfrandes aux êtres supérieurs, chaque famille eut son sorcier pour communiquer avec eux, des désordres de tout genre en résullèrenlMl fallut que les empereurs Tchwânhyfi, puis Chwén, intervinssent : <( alors il ordonna à Tchhông et à Li d'interrompre les rapports de la Terre avec le Ciel; [les esprits] cessèrent de descendre et de se manifester. » Les sorciers et sorcières sont le canal de ces relations; ils se retrouvent embrigadés, dirigés par les mandarins, à l'époque des Tcheofi; leurs moyens d'action sont avant tout la musique et la danse. « Si le royaume* éprouve une grande sécheresse, alors le chef des sorciers se met à leur tête; et il appelle la pluie en exécutant des danses. Si le royaume éprouve une grande calamité, il se met à la tête des sorciers ; et il exécute les pratiques consacrées de la sorcellerie... Dans toutes les cérémonies funèbres, il s'occupe des rites de la sorcellerie pour faire descendre les esprits... Au printemps [les sorciers] appellent la bienveillance [des esprits supérieurs] pour chasser les maladies épidémiques... Les sorcières sont

5. N« 8, Yù ki. — N" 15, tome II, p. 06. - N" 34. Ii\. 24. f. 14 v°, — N" 35, Inme III, p. 254.

G. N- 1, ChKcn (yen. — N» 14, p. 29. . 7. N° 16, p. 24. — N" 1. Lyù hinçi. — N° 14, p. 37S.

S. N" 6. liv. 20, seà woà, nân woù, ni/ù iroû. — N" 9, tome II, i>p. Iù-2, 103. 104.

20fi

chargées, aux diverses saisons de l'année, de faire les exorcismes et d'arroser avec les parfums... S'il y a une sécheresse, une chaleur hrùlante, elles dansent pour la pluie... Si l'Etat éprouve une grande calamité, elles chantent, elles pleurent et supplient | les esprits]. » On a vu en détail quelle grande place les danses et la musique tiennent dans les sacrifices ; les sorciers n'étaient donc pas les seuls ni les principaux qui prissent part à ces rites; souvent même ils ne paraissaient pas, et les cérémonies orchestiques étaient célébrées par d'autres. Il suffira de rappeler les exorcismes classés parmi les rites militaires'. « Les maîtres de danse- enseignent la danse des armes et sont chefs de danse dans les sacrifices offerts aux esprits des montagnes et rivières; ils enseignent la danse du drapeau et sont chefs de danse dans les sacrifices ofi'eris aux génies de la terre et des céréales; ils enseignent la danse des plumes et sont chefs de danse dans les sacrifices offerts aux esprits des quatre régions;ils enseignent la danse du phénix et sont chefs de danse dans les cérémonies des temps de sécheresse. Tous les danseurs de la campagne sont instruits par eux. » Ces pratiques sont confirmées par des passages du Tso tclni'iin, du Lirén yù, etc.

Plus tard, ces influences ne sont pas mises en doute, mais ramenées a. des actions physiques en quelque sorte. Sous les H.in, des expériences furent instituées pour mettre en lumière les rapports des phénomènes cosmopraphiques avec les tuyaux sonores^. « Les cinq degrés naissent des principes yïn et yàng, se divisent dans les douze lyû, qui par leur révolution produisent soixante lyû : c'est par ces divers agents que se règlent les iiifiux de l'Ourse, que se manifestent les rapports des êtres. Le Ciel se manifeste par les saisons; la Terre se manifeste par les sons, c'est-à-dire par les lyu. Si le vin et le yàns sont d'accord, alors, la saison arrivant, l'inUux du lyu répond et la cendre est chassée... Au solstice d'hiver, l'influx yàng répond : alors la musique s'accorde haut, l'ombre du gnomon atteint le maximum, le lyii liwàng-tchông entre en communication, la cendre est légère et le tléau de la balance monte. Au solstice d'été, l'influx yln répond : alors la musique s'accorde bas, l'ombre du gnomon atteint le minimum, le lyû j wêi-pin entre en communication, la cendre est lourde et le fléau descend. l'So\e] Hwài-nùn tseù dit : L'eau l'emporte, alors le solstice d'été est humide; le feu l'emporte, alors le solstice d'hiver est sec; par la sécheresse la cendre est légère, par l'humidité la cendre est lourde... Le procédé d'observation des influx, lieoù khi. est [le suivant, : dans une chambre à triple porte on ferme les portes et on lute hermétiquement les fissures; on tend dans la chambre une étotl'e de soie unie rouge-jaune. On prépare des tables en bois, une pour chaque lyû, basses vers l'intérieur, hautes vers l'extérieur; sur les tables on pose les lyû en tenant compte des directions cosmographiques. On tasse à l'intérieur [des lyû] de la cendre de pellicule de roseau. On fait les observations d'après le calendrier : quand l'influx arrive, la cendre est chassée. Quand la cendre est mue par l'influx, elle se disperse; si elle est mue par un homme ou par le vent, elle se réunit. Pour les observations faites au Palais, on emploie

i. Voir p. 185 ot p. 201. note -1.

2. N" U, liv. 12, u-où clii; \iv. 2o, ti'i tcUoù. — N» 9. tome I, p. 268 ; tome 11, p. 9t.

Page 1