Moun hen pi ko, liv. 46, ff. 7 à
6. Moun hen pi ko, liv. 46. ff. 3 v«, 6 r" ; liv. 48, f. 13 ; liv. .10, ff. 23 à
FiG. 236.
en 1829 (?). A celle dernière date semblent se rapporter plusieurs danses inspirées des auteurs chinois: le Hijàng pâl et le llyàng ryeng, imités des Thàng; le Mou ko, rappelant une danse du Korye et une des Hàn (le Pi woii, p. 190); le Kern keui mou, danse des sabres, sans paroles, imitée du K7n woù chinois (pp. 190, 197); le Po sang mou, danse des signes précieux, exprimant une idée bouddhique; le Kâi in tchen mou tân, pivoines cueillies par de jolies femmes (p. 197), et le Tchhoun aing tchen, chant du loriot au printemps, où l'on a tenté de restituer un chœur des Thàng et un chœur des Song*. Peut-être récentes seraient aussi deux danses privées de chœur, Kodn tong mou, danse du Koàn-tong, et Tchen you
23. — Tckin tchhàn eui kouei, liv. préliminaire, f. 13 t° ; liv. 1, f. 18.
7. Moun hen pi ko, liv. 46, ff. 2,4 r», 6 v», 7 v»; liv. 48, ff. 14 et 15. — Tcliin tchhàn eui kouei, liv. préliminaire, f. 22 v°: liv. 1, f. 18 v°.
8. Moun hen pi ko, Uy. 50, ff. 33 à 37.— rc/iiii tchhdneuikouei, liv. 1, ff. 21, 22; liv. préliminaire, ff. 17, 18 r», 19 r», 20 v», 22, 23 r°. — A'o rye sa, liv. 7t. f. 32.
dk'; l'une est une danse provinciale; dans l'autre, qu'une tradition assez vague fait venir du Sillâ, un bateau brillamment orné est disposé au milieu de la salle, eties danseuses forment des rondes tout autour. Dans le Tchliûun ainrj tchen, une seule danseuse prend des poses et exécute des pas au milieu d'une natte; dans le Mou ko. buit danseuses tournent et frappent tour à tour ou ensemble sur une grosse caisse placée au milieu; dans le Kài in tchen mou tân, une gerbe de pivoines sert de motif central aux évolutions; dans le Kern keiii mou, les danseuses jonglent avec des sabres de manière très gracieuse. Le Tchin tchhâii eui kouei que j'ai cité en note, donne des figures de ces pantomimes ; mais ce que les dessins ne rendent pas, c'est le rhythme très vif et varié des didérents chœurs.
Nées en Corée, ces danses sont en partie imitées ouvertement de danses chinoises. Plusieurs autres pantomimes e.xécutées encore récemment viennent en droite ligne de la Chine des Sông ou des Thàng à travers le Korye. Le//e)!seîiio, introduit sous les Thàng, est un ballet rappelajil la pèche de longévité olTerte à l'Empereur par Si-wàng-moù, selon la vieille légende chinoise-. Le Sou yen (change aurait paru sous Seng tchong (981-997) et proviendrait de la cour de Té Isûng (779-804). Le Pho kou âk*, dansé à la cour des Sùng, est mentionné par Chén Kwô (n" 24), qui en conte l'origine : un lettré nommé L'i Chén-yèn vit en songe un palais aquatique où des femmes jouaient à la paume; une poésie décrivant ce rêve donna naissance à la pantomime. Le Byen hodtai', terrasse des lotus, vient des Wéi du nord : deux enfants se cachent dans des fleurs de lotus qui s'ouvrent ensuite et les laissent reparaître; plus tard, au Korye, on ajouta deux danseuses déguisées en cigognes^; sous le régne de Sei tchong, le ballet des cigognes et des fleurs de lotus a été joué à la fin de l'année à l'occasion des exorcismes nd, il s'entremêlait avec le Tchheijong ' ; cette dernière danse, née au SilIà, dansée au Korye, était encore en usage au siècle dernier : les cinq danseuses portaient des masques grotesques de vieillard.
On voit la similitude de ces divertissements avec ceux de l'époque des Thàng et des Sông. « Les ballets et les cérémonies de l'orchestre tàng àk sont tous des chœurs du Conservatoire et du Jardin des Poiriers des Tliàiig, lesquels ont été transmis au Korye. La dynastie régnante les a imités, augmentés, modifiés. » Ainsi s'exprime le Ak hdk kouei pem^, reconnaissant l'observance en Corée de la tradition chinoise brisée par les Mongols; aux yeux des Coréens, le théâtre chinois moderne n'a donc rien de commun avec le Jardin des Poiriers : c'est la conclusion déjà tirée de l'examen des documents chinois».
1. Tchin tciihàn eui kouei, Hv. 1, f. 22; liv. préliminaire, fT. 19 v, 20 r°. Le Koàn-loiig est la province du Kâng-ouen sur la mer du Japon.
2. Moun /lenpiio, liv. 48, IT. 2à4, il v ; liv. 50. ir. 15, 16. — A'orye sa, Hv. 71. IT. 1 ;'i 4. — Tchin tchhân eui kouei, liv. prf'liminaire, f. 16 v" ; liv. i, IT. 19, 20. A celte danse se rattacherait le système syëu lyCi.
3. J/oim /len pi to, liv. 48, ir. 4, 12; liv. 50, ff. 16, 17. — A'o rye ja, liv. 71. ff. 4;iô.
4. Moun hcn pi ko, liv. 48, IT. 5, 6, 12, 1 .3 ; liv. 50, IT. 19 à 22. — Ko rye sa, liv. 71, ft". 8 à 12. — TcJàn tchhàn eui kouei, liv. préliminaire, f. 18 V; liv. 1, f. 20.