Voir p. 37, col. I
il. V. p. 4i3, col. 1.
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aiilies sont mis eu viliialioii indinëiemineiit par la main ou le plcctrc. La harpe se compose d'un corps sonore en bois gcMiéialement creux et décrivant une courhe plus ou moins accentuée; plus tard, pour consolider l'inslrumenl, ou réunit les deux exlrémilés par un montant. Les cordes, en nombre assez granil, sont de longueur inégale; elles vibrent dans le ville sur loulc leur longueur. C'est encore la disposition actuelle.
Dans la citliare, au conlraire, les cordes passent au-dessus d'un corps sonore et ne vibrent dans le vide que sur une partie de leur longueur. Llles sont tendues au moyen d'une traverse rattachée par deux montants à la caisse de résoniiance. Très répandu en Orient, cet instrument fut connu des Cirecs dès la plus liautr antiquité. On appelle de nos jours cithare un instrument assez diirérent où les cordes sur toute leur longueur vibrent au-dessus d'un corps sonore ; c'est le psiillérion des anciens et du moyen âge qui a donné naissance aux instruments h clavier; cet ancêtre de notre moderne piano se voit entre les mains d'Elamiles sur une sculpture assyrienne'.
Les instruments à. manche sont bâtis sur le même principe, mais en appliquant les cordes sur le manche on peut hausser ou baisser le ton de chaque corde. Cette famille, qui a pris de nos jours un si grand développement, était connue dans l'Orient ancien, mais les Crées la repoussèrent toujours comme produisant une musique trop etléminée et trop voluptueuse.
Les hai-pes. — L'instrument le plus ancien que nous livrent les monuments assyriens est une sorte de harpe de l'époque d'Assournazirpal (88u-860 av.
J.-C.) (fig. 71). Il se compose d'un corps sonore long et mince, terminé par un bec légèrement relevé; près de la pointe se dresse verticalement une traverse droite terminée par une main et ornée de petits ronds qui sont peutêtre des chevilles. Les cordes, au nombre de neuf, sont disposées en éventail; leurs bouts pendent librement et sont garnis de petits glands.
Malgré sa forme et la façon dont on le tient, il s'agit bien là d'une harpe. L'instrumentiste, la plaçant sous son bras gauche, frappait les cordes avec une baguette tenue dans sa main droite, tandis que la gauche, posée sur elles, en empêchait la résonnance trop prolongée.
Cette harpe se retrouve sous la même forme un siècle plus tard, à l'époque d'Assourbanipal (668-626 av. J.-C), où elle a dix cordes'', et sur un bas-relief élamite*.
l'n second type de harpe est souvent représenté sur les monuments (dg. "2). Il se compose d'un corps sonore allongé et légèrement courbe percé de deux ou trois ouïes pour laisser échapper le son. Les cordes
2. D'après un bas-relief du Brilisti !\!useum. La scène complète est reproduite dans Perrot-Chipibz, Histoire de l'art, t. II, p. 454.
3. Voir Maspero, Histoire ancienne, t. II. p. 624 et 635; Layard, Monument of Xineveli, i'" série, pi. 73.