‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 417 sur 1158 · Danse KJi in Ichcn mou tin · texte numérisé non relu

Danse KJi in Ichcn mou tin

Maurice COURANT, 1912.

NOTICE HISTORIQUE Par Maurice COURANT

Quand le Japon, aux v», vi', vii'= siècles, importa en bloc une Rrande partie des mœurs et des arts chinois, les prenant d'abord en Corée, puis en Chine, il accorda à la musique des Thàng une large place qui lui a été presque totalement conservée; quelques instruments indigènes subsistèrent toutefois avec des mélodies et des danses traditionnelles, et par la suite le tempérament japonais, dégageant son originalité, fondit et transforma les données précédentes. Quant à la théorie, elle est restée purement chinoise, elle sera donc ici supposée connue. Dans l'étude des instruments, on se rapportera à la monographie Chine et Corée, en n'insistant que sur les instruments japonais et sur les modifications subies par les instruments étrangers; on laissera même de côté les instruments chinois qui, imités peut-être au Japon, ne se sont pas répandus ou sont tombés en désuétude. La musique japonaise a fait l'objet de travaux consciencieux en langue allemande et anglaise : c'est sur eux que l'on s'appuiera, le temps ayant manqué à l'auteur lors d'un précédent séjour au Japon pour consulter les ouvrages originaux.

PRINCIPAUX OUVBAGES CONSULTÉS

Millheilunrjen der Dculschen Gesellschaft fur Naturund Yolkerkiinde (Maui-ns. Yokohama, in 4° :

Band I, Heft 3. V. Holtz, Zwei japanische Lieder, pp. 13, 14.

— Heft 4. V. Holtz, Japanische Lieder, pp. 45 à 47.

— Hefte 6, 8, 9. D"' MûUer, Einige Notizen uber die japanische Musik, mit Tafeln, pp. 13 à 31; 41 à 48; 19 à 3b.

— Heft 9. F. Stein, Zur Vergleichung japanischer und chinesicher Musik, pp. 60 à 62.

Band II, pp. 42 à 61. D'' G. Wagener, Bemerkungen ùber die Théorie der chinesichen Musik und ihren Zusammenhang mit der Philosophie.

— pp. 423 à 428. Franz Eckert, Japanische Lieder.

I. Les dimensions sont indiquées soit en mètres, d'après le docteur Millier, soit en pieds et pouces, d'après M. Piggott; ces dimensions ne

Band III, p. 131. F. Eckert, Die japanische Nationalhymne.

Band IV, pp. 107; 129 à 145. Freiherrvon Zedtwitz, Japanische Musikstûcke.

Band VI, pp. 376 à 391. R. Dittrich, Beilrinje zur Kenntniss der japanischen Musik.

Transactions of the Asiaiic Society of Japan, Yokohama et Tôkyô, in-S» :

Vol. V, part I, pp. 170 à 179. Rev. D' Syle, Onprimitive Music, especialbj thaï of Japan.

Vol. VII, pp. 76 à 86. Rev. P. V. Veeder, Some japanese musical Intervais.

Vol. XIX, pp. 271 à 367. F. T. Piggott, The Music of the Japanese, u'ilh plates and spécimens of mélodies.

— pp. 369 à 371. F. Du Bois, The Gckkin musical Scale ivith spécimens of mélodies.

— pp. 373 à 391. G. G. Knott, Remarks on japanese musical Scales.

F. T. Piggott, The Music and Musical Instruments of Japan (with notes by T. L. Southgate). 1 vol. grand in-8° avec de nombreuses gravures et des exemples musicaux, Londres, 1893. Dans ce superbe volume l'auteur a répété et complété ce qu'il avait déjà exposé dans son article cité plus haut; cet ouvrage avec celui du D'' Mùller forme la base indispensable de nos connaissances en musique japonaise.

Dans les renvois que l'on trouvera plus bas, le chiffre I désigne les articles du D'' Millier et le chiffre II l'ouvrage de M. Piggott.

INSTRUMENTS AUTOPHONES '

Tsouri-gané, grande cloche des bonzeries; diamètre, 1,64; hauteur, 2,56'.

Uancho , petite cloche des bonzeries; diamètre, 0,408; hauteur, 0,720. Ces deux cloches sont usitées

sont pas slrictcment imposées; elles répondent seulement aux exemplaires vus par les deux auteurs cités.

HISTOIRE DE LA MUSIQUE

pour des cérémonies diverses; elles soni seiiildablos aux cloches ciiiiioises 1 et 2'.

/Il'/, sonnetle ;i buttant de métal, avec une poignée ; empluyée pai' les pèlerins; iiauteur sans la poignée, 0,07; diamètre, 0,07-.

Hoiiriii, sonnette munie d'un large battant aplati et dépassant en bas : ces sonnettes sont pendues au bord des toits el le viMit les l'ait tinter'*.

D()-lint$i, sorte do bol lait d'un alliage de cuivre et d'argent, posé sur un support el résonnant sous le coup d'un maillet revêtu île ruir; employé dans les temples; ajipelè aussi niiù-hatsi; diamètre à l'ouverture, 0,42; |.rot'ondeur, 0,30».

IXin, semblable, mais plus petit; servant dans les maisons; diamètre à l'ouverture, 0,28; profondeur,

Chvhù, gong de métal, suspendu verticalement dans un cadre orné, frappé au moyen de deux maillets en bois dur. Cet instrument des orchestres rituels apparaît en deux tailles : « ] grand gong fixe, dai-chùko, un exemplaire a ii pouces de diamètre; b) gong mobile, ni-chiiko. un exemplaire a S pouces de diamètre ; autre exemplaire, diamètre, 0,252 1'. Cf. tchi'iuj 11.

Un gong analogue, chôko, est usité dans les bonzeries; il repose à plat sur trois pieds qui l'isolent de son support; diamètre, 0,2o; hauteur, 0,07'. De plus petits gongs servent dans les maisons.

Doni. gong chinois ordinaire, employé dans les bonzeries. Cf. lô 7. Diamètre, 0,28a; hauteur, 0,04^

Dzin-gané, gong militaire, analogue; diamètre, 0,335; hauteur, 0,02.^9.

Wani-goutsi, gueule de requin, sorte de double yong suspendu à l'entrée des temples et frappé au

Wani-goutsi (I, h. IX, p. 26, pi. XIII).

moyen d'une corde tressée qui est attachée auprès; les deux faces concaves sont opposées et réunies par la moitié supérieure de leur circonférence, la moitié inférieure restant libre; diamètre, 0,64; distance maxima des deux faces, 0,21 '".

Dij-byôsi, cymbales, analogues de forme aux slng

Page 1