koû-syèn
Japonais.
dan-kin.
hyô'djô.
châ-zetsou.
5(mO-"jOH.
nécessaires, si l'on voulait relier cet ensemble, tenu au Japon pour chinois, avec ce qui est connu de la musique chinoise.
Ikouta-goto et yamada-kolo. Ces deux koto, instruments par excellence du Japon moderne, sont presque semblables au précédent : même nombre de cordes, même emploi des chevalets mobiles; mais, dans le second surtout, les chevalets sont plus élevés, les cordes plus résistantes et plus tendues, les onglets en ivoire sont plus durs; la note a donc une netteté et une vigueur inconnues au sô no lioto'.
[kouta-poto. Yammhi-kolo.
Longueur de la table 6 pieds 3 pouces. 6 pieds.
Largeur 9 pouces 3/4. 9 pouces 1/2.
Épaisseur 3 pouces. 3 pouces.
Hauteur des extrémités 5 p. — 2 p. 1/2. 5 p. 1/4. — 3 p. 1/2.
Hauteur des chevalets 2 pouces. 2 pouces 1/4.
Ces différences de construction peu considérables ont changé le caractère de l'instrument et permis la naissance de la musique japonaise moderne, très distincte de l'ancienne et de la musique chinoise.
Au svi" siècle, le tsoukousi-gakou était encore en grand lionneur en Kyoïi-chou, surtout parmi les bonies; et c'est ainsi qu'un aveugle, musicien déjà consommé, Yamazoumi, vint du nord étudier et prendre ses degrés vers 1612; il choisit alors le nom de Yatsouhasi et s'établit àÉdo. C'est lui qui perfectionna le sô et qui créa les formes de la musique moderne, le koumi et le dammono, sans rejeter les courtes chansons, outa, usitées de tout temps; il choisit ses sujets surtout dans les romans célèbres de l'époque. Le dammono se compose d'un nombre variable de morceaux ou rfiin^ et est souvent nommé d'après le nombre de ces morceaux; chaque dan compte 52 hyôsi ou mesures; le premier morceau peut avoir 54 mesures, et le dernier 30. Le dammono est purement instrumental et est conçu dans un style sévère. Le koumi, plus orné, est toujours accompagné de chant; les différentes parties répondent aux vers, outa, et sont nommés premier vers, second vers, etc.; un outa comprend 8 sections, et une section 8 hyôsi. Le principe le plus
Exemples de kaké (II, pp. 115, 156).
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saillant du développement est le retour fréquent d'une courte phrase, kaké, ou formée des mêmes notes
diversement disposées, ou transposée sur d'autres cordes^.
Yatsouhasi fut aidé dans ses travaux par ses élèves; c'est de son école que sortirent Ikoula et Vaniada
(xvni® siècle), qui portèrent le koto japonais à la perfection. L'enthousiasme fut grand; toule une symbolique naquit à propos de l'instrument : le koto est un dragon, ses parties sont le rivage, la mer, la corne du dragon, etc.^.
De l'accord normal du koto^ résulte l'échelle pentatonique a), si l'on admet à la japonaise que la 2° corde donne la note fondamentale : M. Piiïgott déduit de là assez naturellement une tendance au mode mineur, pour lequel il faudrait une 4^*^ (si) et une "î® (mi). L'échelle japonaise retournée 6), différente de la gamme classique chinoise c), se rapproche au contraire de la gamme d] admise pour la llùte, p. 113; mais il n'y a sans doute pas lieu d'insister sur de telles ressemblances, les échelles prenant leurs
vraies valeurs par les relations perçues entre les degrés et qui échappent à l'étranger.
Chinois.