‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 434 sur 1158 · Il, p · texte numérisé non relu

Il, p

i. II, p. 178.

5. Un yamnto-goto qui date de 738, existe à Nara ; il ne diffère pa? des instrumcnls modernes, sinon par une largeur moindre.

6. Le premier orchestre de musique européenne qui ait existé au Japon, est celui de la garde impériale, à Tokyo; il a été formé par M. Leroux, chef de musique de l'armée française, qui faisait partie de

du prince héritier Chô-tokou (.Ï72-G21). En 6';3 on trouve des musiciens coréens et chinois attachés à la Cour; au début dti siècle suivant, l'empereur Mommou établit un bureau de la Musique chinoise classique, ija-i/akou rijù, qui (724) comptait 39 musiciens chinois, 26 du KoudaraiPaiktchei), 4 du Siragi (Sillâ), 62 et 8 d'autres régions de la Corée difficiles à préciser; les musiciens chinois avaient pour principal office l'exécution des danses chinoises rituelles, bougakou, et des divertissements musicaux, san-gakou.

Le Ga-gakou ryô, transporté à Tôkyô, a encore une existence officielle; les musiciens sont les descendants de leurs prédécesseurs antiques dont ils perpétuent les noms. Ces maîtres, en vieux costumes chinois, exécutent leurs airs et leurs danses au Palais dans quelques fêtes. Plusieurs morceaux sont conservés intacts depuis l'origine, aftirme-t-on; d'autres s'y sont peu à peu ajoutés, dont le plus récent n'a pas moins de cinq cents ans. Mais depuis la Restauration (i868i, les musiciens ont été obligés d'apprendre, outre les instruments indigènes, chacun un instrument européen, et autorisés à former avec des artistes libres une société, méi-dzi on gakou kirai, qui donne des concerts publics : innovation dangereuse pour l'art traditionnel. En 1870, les musiciens impériaux avaient plus de 40 élèves; je ne sais combien il y en a à présent. L'enseignement était organisé de la manière suivante : chaque partie instrumentale de toute mélodie est représentée par une harmonie imitative écrite en caractères syllabiques (partie de hitsi-riki : té-é-rou ré-é ta-a ré-é, ta-a ira-a, etc.; partie de téki : to-uo-ro-lio rou-ou-i, to-ii:o-rou-riro-wo-i, etc.), que l'élève apprend d'abord par cœur; l'instrument n'est touché que quand ce texte est su, il s'agit alors seulement de copier les doigtés, le jeu du maître".

L'orchestre de ga-gakou comprend les voix seulement pour les morceaux japonais, la musique coréenne et chinoise au Japon étant instrumentale; la voix n'est jamais posée nettement, la note est introduite par un chevrotement, de même que la note du koto est si souvent encadrée de glissés; la partie vocale est à l'unisson de la partie de chô. Le princi-

et probablement plusieurs corps de musique sur le théâtre de la guerre avec la Russie : tous ces orchestres ont été organisés par les élèves japonais de M. Leroux.

Eu 1879, un recueil de chants européens et japonais fut distribué dans les écoles; l'année suivante fut formée à l'Ecole normale supérieure xme section musicale, qui bientôt envoya ses élèves comme professeurs dans les principaux centres universitaires. C'est de là qu'est sortie l'école de musique actuelle instaliéeau parc de Oubéno et devenue indépendante

Hymne national.

Ri ini ga

yo

wa

tsi

yo.m.

ya-tsi yo ni sa za rej

ff

3EEÊ

na.n-te

Page 1