‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 482 sur 1158 · Voir p · texte numérisé non relu

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3. Voir i ce sujet llauj. Aitareya-bràhmana, t. II, p. 1S3, noie; el comp. Burnell, The Arsheya-br., p. iiviii el lOS.

4. Nous verrons plus liird, dans la musique classique, le chef d'orchestre se livrer â une gcsticulalioii analogue, pour marquer les différents temps de la mesure. V. chap. IV, p. iI97.

pour chacune des gammes), et des 49 tànas, etc. Nous avons là encore un exposé de la théorie des râgas ou mélodies-types (qui devait prendre une si grande extension postérieurement au Traité de Bharata), avec indication des 45 grâma-rdgai. Le 3° khanda (chapitre) distingue 10 espèces de chants [gdnas) : raktii, pùrna, alamkrita, etc., et 14 fautes en matière de chant. Il renferme l'identification, admise également par la Mdndûki-çikshd, des notes avec certains objets de la nature, leur distribution entre 4 castes, le rapport des notes avec le cri de certains animaux, les organes qui sont censés les émettre; enfin décrit la gymnastique des doigts et des mains appropriée à leur désignation, etc., etc.

Ces données de la théorie musicale se retrouvent point par point dans les traités ou samgitas de la période classique', et ne nous apprennent rien sur ce que pouvait être la musique aryenne ou pré-sanscrite, encore si peu connue.

Conclusion. — A vrai dire, dans les pages qui précèdent, nous n'avons pu tracer qu'une ébauche incomplète de l'art musical védique, dont l'origine se perd dans un nébuleux passé, avec ces antiques cantilénes religieuses, premiers balbutiements de l'homme aux prises, avec les forces de la nature qui l'émerveillent et qui l'elfrayent, à la fois actes d'adorations naïves et spontanées et d'incantations utilitaires et égoïstes. Dans les pratiques cultuelles, encore existantes naguère, de ce peuple éminemment conservateur, on peut espérer saisir comme un reflet de l'art des premiers temps.

Quant à la vie de la société profane, mondaine si l'on peut dire, dans laquelle les divertissements de la musique et de la danse tenaient une place importante, à côté des effusions mystiques et religieuses, elle nous échappe à peu près complètement. Nous rencontrons de-ci, de-là, des traces d'un certain raffinement, indices d'une civilisation grandissante; mais ce ne sont que des lueurs pâles et fugitives. La nuit des temps voile à jamais les premières manifestations musicales de cette race aryenne, qui, descendue des plateaux du Pamir et de l'Hindou-Kouch, se trouvait campée dans les vallées du Sindh el du Penjab, en marche pour la conquête de l'Inde. Là, elle devait atteindre rapidement au comble de la puissance politique, à l'apogée de la gloire littéraire et artistique, et, dans une ère de prospérité malheureusement trop courte, développer en paix les merveilleuses dispositions dont l'avait dotée la nature pour la musique, qui fut, dés l'origine, et qui resta toujours son art de prédilection.

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