‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 481 sur 1158 · Burnell. The Arsheya-br., p. iliv · texte numérisé non relu

Burnell. The Arsheya-br., p. iliv

D. A tiéfaut de l'éditiou de la Bibliotheca Indica, utilisée par Burnell. et que nous n'avons pas sous la main, nous reproduisons le texte d'une édition indigène {sans Heu ni date], la Sâma-vidliàiîa-brdhtnanasya Sd>na-sùci {p. i).

6. OiiiT. cité, p. xiv-xliri. — Burnell fait observer que la ressemblance entre les sdmans et les airs du plain-chant n'est pas parfaite.

que certains passages des premiers (plus anciens et moins cultivés) sont contraires aux règles du second et assez désagréables pour des oreilles étrangères; entin que le chant y est continu et non staccato (p. iliv).

(') Remarque. — L'édiUon que nous avons suivie présente indubitablement, aux endroits marqués d'un astérisque ('), quelques variantes de détail comparativement à celle de la lîibliotheca fndica. Il en résulte que la transcription en plain-chant ne correspond pas parfaitement avec le texte placé en regard. Mais le lecteur prévenu pourra obvier à cet inconvénient, notre seul but étant de faire saisir par un eiemplelesystèmede la notation védique dans son ensemble, en donnant en même temps une idée, quelque peu imparfaite, de ce que pouvaient être les Cantiiènes du Sàma-Véda.

EXCrCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTWXNMRE DU CONSERVATOIRE

de chant, tel que le Rathamtara', dans son entier; mais nous ne croyons pas qu'il ait pu, dans une publication postérieure, réaliser ce projet.

L'exécution des sâmans et les moyens mnémotechniques employés. — Cela est d'autant plus regrettable que l'art des snma-gns, presque tombé en désuétude, semblerait aujourd'hui bien près de disparaître. Mais cette décadence est, certes, moins surprenante que le fait qu'une méthode liturgique aussi compliquée ait pu se perpétuer, d'une façon si minutieusement exacte et pendant de si longs siècles, dans les écoles religieuses, par la seule tradition orale, avant d'avoir été fixée par l'écriture. Dans le rituel formaliste des Védas, il ne fallait oublier, pour que les prières, véritables incantations, eussent leur efficacité, ni une syllabe, ni une intonation. Cela n'a pu se faire que grâce à la faculté prodigieuse de mémoire, que les besoins d'un culte exigeant et d'une littérature aux proportions inouïes et colossales avaient développée dans la race aryenne. Les prêtres usaient, il est vrai, de procédés mnémotechniques ingénieux, afin de se reconnaître dans le dédale inextricable des prescriptions de leurs livres saints. Pour se guider dans l'exécution complexe de la série des slomai"^, qu'ils psalmodiaient au cours du sacrifice, les chantres du Sâma-Véda avaient imaginé diverses méthodes en quelque sorte mécaniques. Ils prenaient, par exemple, pour les stomas de 15 parties, un nombre équivalent de petites baguettes de bois udumbara, d& la longueur de la main, appelées kuça, et les disposaient sur 3 rangs, ou pary<1yas, de o chacun, en commençant par le bas d'une manière particulière, comme le montre la figure ci-dessous.

Quand le slmna se composait de 17 ou 21 parties, on ajoutait, au-dessus du 3° tas, le nombre de baguettes nécessaires^.

Mouvements et figures des doigts et des mains. — Il marquaient encore les notes ou les accents par des figures ou mouvements appropriés des doigts el des mains-, que décrivent divers manuels^, et que Burnell avait pu voir exécuter par les sdma-gas'\ Dans la récitation du Rig-Véda notamment, l'extrémité du pouce appliquée à la naissance de l'index désignait Vicddtta; de la même façon le svarita, le dhrita ou pracaya, Vanudâtla, se marquaient à l'aide du pouce en combinaison avec l'annulaire, le médius, ou le petit doigt successivement.

Renseignements complémentaires sur la théorie musicale. — Certains traités, notamment les çilnfuis, renferment quelques renseignements complémentaires sur la théorie musicale; mais ces données sont évidemment récentes et ont peu de rapport avec le sujet de ce chapitre. IN'ous nous bornons donc à signaler la mention que fait la Ndrada-rikshd, par exemple (2' khandai, des 7 notes {shudja, etc.) ; — des 3 gammes, shadja, madhyama et gdndhûra, cette dernière inconnue du Ndtya-çdstra ; — des 21 mùrchands (7

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