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HISTOIRE DE LA MUSIQUE

ct'liii (le la Grèce, la imisiqiie ne conslitiinit pas, du iiKiiiis il l'orifiitic, un arl ilistiucL. Ou p(uil dire qu'il en t'ul tle niCnie dans toiile l'auliquilé. i< L'ospril anliquo, remarque M. A. ("levaerl, {ouvr. riti'. I, p. 27), ii<> pouvait se résoudre ;i séparer la musique de la poésie et de la danse. Parole, cliani, jeu des instruments, mouvements du corps, Inul devait être loiulu eu une puissante unité pour la production d'une leuvre d'art complète. »

C'est dans le lliéùlre que celte union trouva sa réalisation la plus parfaite, et, à un def;ré moindre, dans les compositions, chorales ou non cliorales, de la poésie lyrique, où l'élément orcliestique et l'action scénique jouaient et jouent encore dans l'Inde, à cAté du chant et du jeu des instruments, un rôle essentiel et indispensahle.

Aussi loin (pie nous pouvons remonter dans la théorie hindoue, nous trouvons donc le chant et l'instrumenlalion musicale étroitement unis, u à l'image d'un cercle de feu », à la mimétique et à la danse, aussi bien qu'à la poésie, au texte [pada), sous le ternie f,'énéral de giiiulluvca.

Science du gàndharva. — C'est du nom des êtres m.vlhiques transformés en musiciens du paradis d'Indra que la science musicale a été ainsi appelée le gdnitliurva-vt'daK D'après le Nàtya-çâslra-, cette science traite de trois objets distincts; elle embrasse : 1° la théoiie des sons musicaux {svara), qu'ils proviennent du luth corporel {airiri-vind) ou des instruments proprement dits; 2° le rythme musical et orchestique et la mesure [Idla); 3° la grammaire et la métrique appliqués au te.vte chanté {pada).

Science du samgita. — Plus tard, la science musicale sera appelée sam'jita-vidyâ: les manuels {samgita- '■(istrttf) traiteront du chant {(jiltù, des mstruments de musique (i^idya, vdditni) et de la danse (nrili/a) comprenant la mimétique et l'action scénique [aiihinaya). On retrouve cette division générale dans la plupart des ouvrages postérieurs au Traité sur le Théâtre de bharala^.

De ces trois éléments du sumyita, le premier est le chant : c'est en raison de la supériorité du yita que l'on a donné à l'ensemble le nom de samgita; son importance prime celle de l'instrumentation musicale, qui n'en est que l'accompagnement; de même la danse se modèle sur le jeu des instruments*.

H va sans dire que nous ne nous occuperons dans cette étude que de la musique vocale et instrumentale, à l'exclusion de l'orchestique et du texte.

Distinction du mârga-samgîta et du deçi-samgita. — Les auteurs postérieurs au Nâtya-cdstra distinguent deux espèces de samgitas, la doctrine classique, traditionnelle (mdrga), appoitée du séjour des dieux sur la terre et consignée, d'après la révélation de Brahmà, dans les œuvres de Bharata et des premiers musiciens-ascètes; et la méthode populaire {deçl), variable suivant les diverses régions de l'Inde, et dont l'objet, non plus divin, mais exclusivement terrestre, est de toucher et de charmer le cœur des humains». Ils les exposent généralement toutes les deux : l'Inde est par excellence le pays où rien ne se perd. Du reste, les deux systèmes ne paraissent

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