Samij.-ratn., I, r, 24 ; Samg.-pûrij
5. Samg.-ratn., I, i, ^2-33; Ituga-vibodlia , 1,6-7; Samg.-pàrij., 21. 0. Sanig-vatn., 1, ii, 1 et suiv.; Samg-darp., 1, 13 et suiv.
aucunement contradictoires, l'un étant le résultat de ri'volulion régidier(! de l'antre, «|u'il complète en qu(dques-unes de ses parties. Contrairement à l'opinion émise par S. M. Tagore [Sij: l'riiuijial lidgas, p. 2), nous estimons ([ue la doctiine classique n'est jamais complètement tombée en désuétude; c'est toujours à elle que se réfèrent d'abord les théoriciens, jusqu'à Soma (xvn" siècle I et au delà, en la faisant suivre de leur système plus ou moins piTsonnel, emprunté à la tradition populaire et régionale. Nous pouvons donc l'exposer en son entier, sans craindre de l'aire anivre inutib'.
Théorie physique et physiologique du son. — La musique de l'Inde n'est pas une musique scientilique ; cependant les théoriciens postérieurs à Wiarata ont imaginé ou reproduit certaines lois de production et de [U'opagalion ilu son qu'il serait intéressant de résumer, liornons-nous aux quelques indications suivantes :
Le système entier de la musique (chant, instruments, danse), aussi bien que celui du langage, aussi bien que celui de l'univers, repose sur le son (nàda)''. Le son est à l'état latent ou non produit {an-dhata), ou bien produit par un choc'(d/iata), et ces deux alternatives peuvent se présenter dans le corps humain ou dans l'atmosphère'. Dans le corps, l'àine universelle (dtman) émet l'esprit vital [manas]; du choc de l'esprit sur le feu corporel jaillit le souffle {mdriita), qui, de la « jointure de brahma », remonte peu à peu et donne naissance au son dans les cinq organes de production suivants : le nombril, le cœur, le gosier, la tète et la bouche. Selon qu'il vient d'un de ces cinq endroits, le son est, successivement et dans l'ordre, très ténu (ati-^iikshma), ténu isû kaliiita) , fort (pushta), faible {a-pushla), et artificiel (kritriina)^. Le son peut, de même, avoir son origine dans l'éther, par l'action combinée du feu et de l'air.
Le Ndtya-çdstra se borne à distinguer le son [svara] vocal et le son instrumental; le premier est produit par le luth corporel {cdriri-vind), autrement dit par les cordes vocales, le second par le luth fait de bois {ddravi)^. D'autres théoriciens compléteront celte classification, en y ajoutant le son que donnent les tlùtes et les autres instruments'".
Los octaves.
Les trois sthânas, organes producteurs du son, registres de la voix, ou octaves. — Le son musical, vocal ou corporel, le premier en importance, comme nous l'avons vu, a trois sièges de production ou slhànas : la poitrine (on le cœur), la gorge et la tête". A ces trois organes correspondent trois registres de la voix : elle est grave {7mindra), moyenne (madliyn) et aiguë (tdra), suivant qu'elle vient de la poitrine, de la gorge ou de la tête. Chacun de ces trois registres est le double en acuité {dvi-gima, idturo-'ttara) de celui qui le précède, et peut émettre 22 espèces de sons musicaux distincts, qu'on appelle crutis (audition), parce qu'ils sont les plus ténus que l'oreille puisse percevoir.
A cet elFet, les théoriciens sont allés jusqu'à admettre l'existence dans la poitrine de 22 tuyaux [ndii)