‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 519 sur 1158 · A^.-f., XXVIII, 76-78; Samg.-raln., I, vu · texte numérisé non relu

A^.-f., XXVIII, 76-78; Samg.-raln., I, vu

1ère du morceau. Elle est souvent en même temps la dominante, l'initiale et la finale. Les notes susceptibles d'être, pour les 18 types de mélodies, toniquesinitiales forment — du fait que, selon les jdtis, le choix peut porter sur une eu plusieurs — un ensemble de 63 notes', pour le décompte desquelles nous renvoyons au tableau d'ensemble de la page suivante.

3° Tara. — Le mot tara désigne, comme on sait, l'octave aiguë. La tdia- gati {ma^rche du tara), c'est la portée de cette octave, son étendue calculée à partir de la tonique, quelque chose comme la moitié supérieure de ï'amhitus de la théorie ecclésiastique grecque. Des règles précises fixent cette limitation. La note tonique est à l'octave moyenne; supposons-la à l'octave supérieure : on ne peut pas dépasser • — en shadja — l'espace compris entre cette note et la 4° audessus (la 5= en comptant la tonique). En madhyama, c'est la 4" (la tonique comprise) qui est le point-limite ; — et en fait, on ne pourrait aller au delà dans ce mode de la gamme, en supposant que ma soit tonique; car, en comptant un pour ma, et, en montant 3 autres notes {pa, dha, ni), on arrive à la dernière note de l'octave (ni). Dans le mode shadja, si on part de sa, on ne doit pas dépasser le pa de l'oclave aiguë. En réalité, on pourrait monter encore deux notes, dha et ni; mais les théoriciens estiment que ce serait au détriment du plaisir musical^. On peut rester en deçà, on ne doit pas aller au delà de cette 4= ou '6' notelimite.

4° Mandra. — Le mot viandra est le nom donné à Foctave inférieure ou grave. La limitation de la marche de cette octave (mandra-gati) procède non plus seulement de la tonique-initiale, mais de la finale, ou encore de la médiane (apanyàsa) ou note terminale d'un développement musical. En partant de la tonique à l'octave moyenne, on peut non seulement descendre à l'octave de cette tonique, mais à l'octave de la finale ou de la médiane. On ajoute que, quand les notes ga et ni sont respectivement finales en modes shadja et madhyama, on peut encore descendre d'un degré, c'est-à-dire aller jusqu'au î'i (en s/md/a) etjusqu'au dha (en madhyama) de l'octave inférieure. Ce sont les deux notes-limites de cette octave^.

5° Nydsa. — Le nydsa (rac. as, préf. 7n : quitter, laisser) est la finale, la note qui termine un chant. Elle ne doit jamais être à l'octave aiguë, du moins dans les jdtis pures {aiddhas)''. Dans les 18 types de cantilènes on compte en tout 21 notes susceptibles d'être finales; le nydsa est, pour les 7 jdtis pures, la note qui a donné son nom à la jâti'>. Ce peut être, contrairement à la règle absolue en usage dans notre musique européenne, une tout autre note que la tonique.

6° Apanyàsa. — La note apanydsa (loin de la finale?) est la médiane, la note placée au milieu d'une/a/i, ou qui termine une section du chant ^ {viddi'i). 11 y en a

1. JV.-Ç., XXVIll, 86-98 el 101-107; Samq.-raln., I, vir, 24-27.

2. N.-ç., XXVlil, 79-, Samcj.-raln., I, vu, 34-30 et Comment.

3. N.-ç., XXVIII, 80 et prose; Snmg.-ratn., 1, vu, 37 el Comment.

4. iY.-ç., XXVIII, p. 35, I. IS; .Samfi.-ral7l.. 1, vu, 2 et Comment.

5. Voir la list-^ des finales dans le tableau d'ensemble, p. 291.

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