‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 520 sur 1158 · Samg.-ratn., 1, vu · texte numérisé non relu

Samg.-ratn., 1, vu

10. On emploie encore, dans le même sens, le substantif bahulya et les adjectifs balavant, batin, etc.

en tout 56, sur lesquelles 19 (appartenant à 5 jâlis) sont semblables à la tonique-initiale'.

7" Samnydsa. — Le samnydsa est une note consonante de la tonique-initiale, terminant la l'" viddrî, c'est-à-dire une section du chant [khanda) différente de celle que termine Vapanydsa'.

8° Vinydsa. — Le vinydsa est de même une note qui ne doit pas être dissonante de la tonique, et termine un membre d'une vidârl^.

9" Bahutva. — Par le mot bahulva^" on entend le caractère de plénitude et de fréquence que possède une note. 11 y a bahutva pour une note en raison : 1. de sa non-altération {a-langhana), c'est-à-dire de sa mise en possession de toutes ses çrutis; 2. de sa répétition (abhydsa) immédiate ou à intervalles. Ce caractère de solidité et de fréquence est celui des toniques, des dominantes et des consonantes".

10" Alpatva. — Valpatva*^ est de même de deux sortes : par altération (langhana) et par non-répétition [sakrid-uccdrana). Ce sont les notes autres que la tonique et ses consonantes, les notes supprimées dans les échelles à 6 et à 5 notes, qui ont ce caractère de fragilité et de rareté".

{{" Antaramârga. — L'antaramârgaesi la note intermédiaire, qui s'intercale entre les tonique -initiale, finale, médiane et les diverses sous-terminales ; elle est affectée d'un caractère de fragilité elde rareté (alpatâ). Jetée au milieu des autres notes, elle en constitue en quelque sorte le lien, pour l'agrément delà mélodie. Elle s'emploie surtout dans les jdtis altérées, mais parfois aussi dans Xes jdtis pures'*.

12° Shddava. — Il y a shâdava pour \es jdtis dont l'échelle ne possède que 6 notes (pures ou altérées)'^.

13° Audava. — Il y a audava ou auduvita pour les jdtis dans lesquelles deux notes supprimées réduisent l'échelle à 5 notes "^.

Les notes susceptibles de disparaître ainsi ont le caractère de fragilité à deux degrés : elles sont fragiles par anabhydsa (rareté) et très fragiles par langhana (altération)".

Indépendamment des échelles à 6 et à K notes, le Ndtya-rdslra indique également, en passant", l'existence d'échelles à 4 notes qui, comme ces dernières, s'emploient dans les dhruvds avakrishtds (espèces de chants). Il existait même dans les sdmatis des échelles à 3 notes"...

Tels sont les éléments constitutifs des jdtis. Nous nous bornerons à cette indication succincte de quelques-unes des règles complexes, à travers lesquelles l'inspiration musicale devait frayer sa voie pour produire la mélodie classique, en résumant, dans un tableau d'ensemble, la théorie à peine ébauchée des 18 types de cantilènes.

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