‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 550 sur 1158 · D.ly, ouvr. cilé. p. 00 et · texte numérisé non relu

D.ly, ouvr. cilé. p. 00 et

3. Si leur mu&iquecst, en srénéral, plus apprêtée et moine açTréablc. leur éducation et leurs counaissauces tliêorique-; moius ^r;uides. les chanteurs liindoustanis ont. pour ki plupart, une voix plus belle et plus travaillée; leur slyle est plus niûle et leur exécution est très appréciée, même ilans le sud dellnde; la douceur et la souplesse de leur idiome permet une plus facile adaptation des paroles au chant, et lui ajoute un charme de plus (Day, onw. cité, p. 80).

4. A Trciitise on tlic miisic of Hindoostan. p. iOl-107. 0. A few Spécimens of îndian Sonrjs, p. 1-104.

l'idée qu'une pratique, même modérée, lui est préjudiciable, et en reslreignent l'étendue, par leur habitude de traîner le son eu une multitude de petites indexions, et par leur prédilection marquée pour les notes de tête, exemptes de naturel et d'un contrôle difficile. Un artiste indigène chante rarement debout, et ses efTorls pour se faire entendre l'amènent aux plus plaisantes grimaces. Quant aux femmes, elles commencent à chanter beaucoup trop jeunes : leur voix se casse et devient dure et perçante.

Impression produite sur les Européens. — Ce sont les mauvaises interprétations de ce genre qui ont tendu à discréditer la musique de l'Inde, et ont été cause de l'impression défavorable trop souvent produite sur beaucoup d'auditeurs européens des moins prévenus. Il existe cependant, encore à l'heure actuelle, des chanteurs indigènes dont la voix est merveilleusement douce et souple, qui savent exécuter avec gotit et simplicité leurs propres compositions, et faire ressortir le charme véritable des exquises mélodies nationales tour à tour pathétiques et tendres, gracieuses et légères, gaies et brillantes, plaintives et mélancoliques, et dont le principal mérite, à travers une variété infinie de nuances, est le sentiment, la douceur et le naturel.

Nous ne pouvons, à notre grand regret, faire sentir par un nombre suffisant d'exemples la vérité de cette appréciation. Nous bornerons donc notre choix à quelques rares spécimens, au cours de l'étude, à laquelle nous allons procéder rapidement, des différents genres de mélodies hindoues, — en renvoyant le lecteur, pour de plus amples détails, aux ou^Tages souvent cités du cap. Willard', de S. M. Tagore" et du cap. Day '.

■1° Les mélodies du système karnâtique (Exemples).

Exercices d'école. — Les sdralas, gentu-versis, alamliâras, sont de simples exercices d'élèves; on peut, dans une certaine mesure, en dire autant des tluinas, qui servent à l'étude de quelques difficultés d'exécution des râgas, et se jouent sur la vind.

Gita. — Les mélodies les plus simples sont appelées gltax; elles sont de 2 sortes : les pilldri-gilas, hymnes anciens en l'honneur du dieu Pillâri ou Ganeça, dont le Samgita-pdrijdta mentionne déjà 4 spécimens; et les ganardga-g'itas, analogues aux premiers.

Prabandha. — Les prabandlias sont des compositions ordinairement plus longues que les précédentes, et divisées en 2 ou 3 parties ou khandas'' .

Svarajota. — Les xvarajotas sont des odes ou ballades populaires, dont les paroles chantent la louange d'une divinité ou d'un héros célèbre : on les trouve, en raison de leur grande facilité d'exécution et de leur simplicité, dans toutes les bouches. Elles comprennent un refrain ou pallevi. qui se répète après l'exécution de l'itnupiillfvi, ou courte réplique sur un mètre et un sujet analogues, — et après chaque couplet ou stance (cliarana>ii), d'une facture généralement dilférente.

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