‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 557 sur 1158 · Ouïr, cité, p · texte numérisé non relu

Ouïr, cité, p

ouverture donné, avec introduction parfois d'un contre-thème. Ou emploie habituellement, pour son exécution, 3 sortes de mouvements, un adagio, un moderato et un atk'Qro ou scherzo. A l'occasion de ce dernier mouvement, l'artiste improvise d'ordinaire différents ràgas. réclamés par l'assistance; puis termine dans le thème du début, en ajoutant quelques mesures dans le même rdga. en manière de finale. Pour marquer le rythme, on bat la mesure, soit avec les mains, soit avec un tambour (»in'rf«7îjrt ou galliai : parfois un autre exécutant fredonne une sorte d'accompagnement appelé konnngohi (ou en sanscrit tàla-

* Extrait de Pouvrage du cap. C.-R. Day, de la maison Novello et C".

avec l'autorisation 5p«'ciale

vinyàsa), à l'aide des syllabes ta di ti ka, simulant le son du tambour.

Mangala. — Enfin on commence et on termine d'ordinaire toute exécution musicale par une sorte de chant de salut ou de bénédiction appelé mangala, qui est toujours écrit dans un des râgas surati ou saurâshtra.

2" Les mélodies du système Inndoustani (Exemples).

Certaines formes de mélodies (patliam.lniani,palna) sont communes aux systèmes du nord et dn sud de l'Inde. Nous avons, d'autre part, déjà eu l'occasion de parler des divertissements appelés /.Y/ //(,7(,'///v;,))f()îe((/i, particuliers à la musique hindouslanie, sur lesquels nous ne reviendrons pas; il nous reste à mentionner quelques formes spéciales aux contrées seplontrionalcs et au Bengale.

Dhrupad. — Le dlirupad (se. dhruvapada), appelé (Ihoovpud par le cap. Willard, « peut, dit-il, être re- ^'ardé comme le chant héroïque par excellence de l'Hindoustan. Il a fréquemment pour sujet le récit de quelque action mémorable des héros indigènes, ou quehiue autre thème didactique ; il peut Irailer encore de l'amour ou d'objets insignifianls et frivoles. Le style est très mâle et presque entièrement dépourvu de fioritures recherchées' ». L'origine de ces compositions — tout au moins dans leur forme actuelle — remonterait au râja Man de Gwalior, qui fut grand compositeur de dhnipuds en langue hindouslanie.

Telenâ. — La tchma se compose de 2 motifs chantés sur des syllabes vides de sens [ne te, terc, torn, elc.l ou imitant le son du tambour ydhi'i, dhà,kitit(ik,terckiti, dliii dhà. etc.).

Svaragràma. — Les sarigams, surgnms, ou svaragrdinax, u notes de la gamme », sont solfiés à l'aide des ' syllabes désignant les notes {sa, ri, ga, ma, etc.).

Tribut. — Le tribut, appelé tirvut et turana par le cap. Willard tsc. Irivata), comprend 3 parties, calquées sur les deux mélodies précédentes, c'est-à-dire chantées sur les syllabes de la tclcnn, sur celles du svaragràma et sur celles imitant le son du tambour; on y introduit parfois quelques paroles.

Caturanga. — De même dans une autre composition moderne analogue, le caturanga, chutoorung, qui, comme son nom l'indique, se divise en 4 parties.

Vishnupada. — Le vishnupada . bishnoapud, est une sorte d'hymne, d'un caractère moral, en l'honneur du dieu Vishnu. On en attribue l'invention au poète et musicien aveugle Suradâsa Bàbâjî, contemporain de l'empereur mongol Akbar-shah, qui en aurait composé 12ii.000.

Bhajana. — On lui doit aussi de nombreuses mélodies de l'espèce bhajana, hymnes très populaires en Hindoustan, dans lesquels il glorifiait Vishnu ou Krishna; tandis qu'un autre compositeur célèbre de bhajanas, Tulasidàsa, contemporain de l'empereur Jehangir-sbah, chantait les louanges de Ràma et de Sità.

Jat. — Le jat, jut, ou jdta, se compose de quelques strophes écrites chacune dans un dialecte et chantées chacune dans un rnga dilférent.

Kâoyâl-kàlbànâ. — Citons encore le kdoyâl-kdlbànà, en langue arabe, à la louange d'Allah ou de son prophète Mahomet;

Gul-naks, — le gul-naks, en langue persane, dont les paroles doivent renfermer le mol « gui », Qeur;

Rekhtu, ghuzal, — le ghuzai ou gajal , en langue urdu ou persane, comme le rekhtu, et d'importation musulmane, comme ce dernier, uniquement consacré à chanter l'amour. Les gliiizals rappellent les pathanis karnàtiques. Nous en donnons ci-dessous un spécimen, très populaire dans le Guzerale, en rappelant encore qu'il ne constitue qu'une sorte de thème ^ .

Allegretto

Ghuzal *

wm

XM.

kjJH^-J^h^^^-^J- J^J I J II ^^^^=t^

i-H'J N fiiiffr l'i^.'i'J-t:i=^''J iJT^i'J

Page 1