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■ Extrait de l'ouvrage du cap. C.-R. Dav, avec l'autorisation spéciale de la maison .\oveIlo et C**.
Esr.yr.LOPÈniE de la mvsiqve et nrr.Tin.wAiRE du conservatoire
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Riiga Kamachi.- Tâla Riipacca.
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Les berceuses proprement dites sont appelées pabws.
Patbam. — Les pdllKuna ont beaucoup d'analogie avec les javadis : ce sont des chansons éroliiiues, volupUieuses, d'un mouvement lent, dont l'usage est fréquent au théâtre et dans les naiilclis. La musique en est variée, la mesure irrégulière, suspendue par
une multiplicilé d'ornements. Le plus populaire des compositeurs de pathams esl Kshattrva.
Dans l'exemple suivant, u Yalla Telia Vara », le mouvement est assez rapide, sans être précipité. Le chant doux de celte rêverie, marié aux tintements des cymbales et souligné par les gestes de l'exécutant, produit, à une piemiére audilion, un elfet saisissant'.
Patham *
ti Yallit Telia Vitra »
Râga Çankârabliarna, Tàla Druva
Moderato
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i. Day, ùuvr. cité, p. SI.
• Extrait de l'ouvrnge du cap. C.-R. Day, avec l'autorisaliui) spéciale de la maison Novelio et C»
IlISTOinE DE LA MUSIQUE
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indien, des biranis analogues, appelées sarah, à deux parlies se donnant successivement la répli([ue, chantent les amours de Krishna et de Ràdhà, dans des couplets improvisés à l'origine.
Ce divertissement est connu sous le nom de l^aln (poète) dans le Nord', où il a donné naissance à une forme plus perfectionnée, la pancâl'i, roulant sur cmç siijcis. à propos desquels les deux parties rivalisent de talent musical, d'habileté poétique et d'ingéniosité dans l'improvisation des répliques.
Voici un exemple populaire de lavani, d'un style très simple- :
Yallapatham, tathvam. — On passe à un ordre d'idées tout diliérent avec les yallapathams, hymnes funéraires, et les tathvams, chants allégoriques exécutés dans les quêtes religieuses. Us sont invariablemont écrits dans le râga Yedukula-kambogi et très répandus dans les classes inférieures.
Lavani. — Les lavants sont des chansons paysannes, des ballades monotones en l'honneur de quelque héros guerrier, avec ou sans refrain. Elles soni interprétées, au cours de leurs travaux, par les coolies, les toucheiirs de bœufs, les cipayes, les nourrices, etc. A l'époque du festival de Kània, le dieu de l'amour
Lavani '
Allegro moderato
j J'J J'J iJ'J Jm .nij'j l'f] n
Ràgamàlikà. — Dans la composition — assez, rare en raison de la difficulté qu'elle offre — appelée iiigamiilikci. u guirlande de ràgas », on introduit, à l'occasion de chacun des couplets, toujours suivis du refrain, un rdga chaque fois différent, et les paroles doivent en contenir le nom, pour permettre à l'auditoire d'apprécier la science et le talent de l'artiste. Le rythme reste le même d'un bout à l'autre. Le cap. Willard la dénomme rag-sagur, u océa.n de ràgas' ».
Pallevi. — Le paltevi, plus encore que la précédente, permet à l'habileté de l'exécutant de se manifester. C'est une sorte de broderie-variations, sur un thème-
1. S. M. Taj,'oro, A feir Spechnetis of îndian Songs. p. 90, loi.