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' Etirait de l'ouvrage du cap. C.-R. Day, avec l'autorisation spéciale de la maison Novello et C».
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des musiciens hindoustanis, — la plupart des instruments modernes ont leur prototype parmi ceux dont les anciens textes nous ont conservé la description détaillée, le mode d'emploi, et jusqu'à la méthode d'exécution.
Traités sanscrits. — Sans remonter à la période védique, à laquelle nous avons affecté un chapitre spécial', le premier et principal ouvrage jusqu'ici connu de la période classique, le Traité sur le Théittre de Bliarata, consacre à l'étude du jeu instrumental plusieurs chapitres (XXIX, XXX, XXXIII)-. Plus de mille ans après ixiii'^ siècle i, Çàrngadeva lui réserve à son tour un livre entier, le sixième^. Il adopte la division de liharala en 4 classes, et étudie lonj^uement les diverses familles et les divers types d'instruments, leur construction, leur tonalité et leur jeu. Enfin, 400 ans plus tard 1I6O8 ap. J.-C.i, l'ouvrage de Somanàtlia, le Ràija-vihodhn, sera, en réalité, une méthode de luth pure et simple, que termine la notation originale de 50 thèmes mélodiques spécialement composés en vue de cet instrument favori des Hindous*.
Traités et méthodes modernes. — Nous ne renvoyons qu'aux oiivrai;es écrits en sanscrit, — les seuls véritablement accessibles pour nous; — mais la littérature musicale des si nombreux dialectes modernes de l'Inde a produit une quantité considérable de traités, de méthodes générales ou particulières, la plupart, il est vrai, de date récente".
La littérature bouddhiste et jainiste. — Les nombreux ouvrages de la littérature bouddhiste, dont les plus anciens i400 ans environ av. J.-C.i sont probablement contemporains de l'époque du Niitijn-rùitra original, le Mahaparambliana-Sutta, leSàinanna-plinle- Sutta, le Vimâna-Vattlai, aussi bien que le Milinda Panha^, fournissent la mention de divers instruments. Mais tout ce qui concerne la musique, dans ces livres écrits en pâli, parait tiré ou traduit du traité sanscrit de Bharata sur le Théâtre, ou tout au moins d'un ouvrage didactique appartenant à la même époque.
Aous pouvons en dire autant de l'œuvre si riche de la confession jainiste, avec ses nombreux unijax et upiingas. La Riiijapnscni (2* Upâii;iii), qui renferme l'essence du Xâtyn-çdsli-a dans la conception jainiste, énumère une soixantaine d'instruments de musique, que le commentaire sanscrit, Mnliiyan'iri (du xi° ou xii= siècle), permet d'identifier (éd. de Calcutta, p. 82- 98 et plus loin p. 128, 129).
i. Cliap. III. Voir p. Ï76-277.