‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 564 sur 1158 · Voirchap. II, p. 271-272, cl chap. IV, p · texte numérisé non relu

Voirchap. II, p. 271-272, cl chap. IV, p

5. I. Parmi les Iraitf s gi^nf raiix modernes, nii peut citer :

En première ligne, le compendiuni tic S, -M. Tagore : Yantra kosha [Organorum thésaurus], or a Treasurt/ of tlie inusical Instruments of ancient and of modem India, and ofvariotis otiier countries{en bengali). Calcutta, 1875, in-8», 2'Jii p.

C'est une sorte de traité des instruments de musique en usage dans rinde, suivi d'un Dictionnaire contenant une courte description de tous ceux qui ont été employés clici! les divers peuples anciens et modernes.

Le r.ijah a encore publié plus tard, sous forme de plaquette, un petit Dictionnaire (en anglais) des instruments de musi({uc de l'Inde, précédé d'une Introduction, sous le titre de Short Notices of ffindu musical Inslritmenls... Calcutta, 1877, in-18.

Citons encore ;

Banerjea (H,-D,), — A comprehensive se/f-instructor for Ihe setar, esrar, violin, flûte, and harnioninm {en beng:tli). Ciilcutta. 1808.

II. Parmi les méthodes particulières, nous avons relevé les suivantes :

Tagoue (S. M.). — Mridanga-manjari, « Aperçu du Mridanga » (en bengali). Calcutta, 1873, in-S", 212 p, (C'est une méthode pour l'enseignement de l'instrument â percussion le plus usité, et un traité rythmique,)

Spécimens figurés dans les anciens monuments.

— Par les figurations d'instruments de musique qu'on rencontre ilans les peintures et les sculptures des anciens temples, des cryptes, des topes et des stupas bouddhistes des dill'érentes parties de l'Inde, et notamment à Ajantà, Amràvati etSanchi, on voit, de façon probante, combien peulesinslrnmentsactuellement employés dans l'Inde diffèrent de ceux de l'antiquité hindoue''. Les sculptures d'Amràvati entre autres, décrites parle célèbre voyageurchinois Hiouen 'l'hsang, vers l'an 640 de notre ère, et dont la plupart se trouvent maintenant au British Muséum, sont à ce titre des plus intéressantes. L'une d'elles figure un groupe de 18 femmes jouant d'instruments variés, tels que tambours, conques, et de diverses harpes. On peut, de même, voir à Sanchi des reproductions d'une sorte de iliite double, et d'une trompette rappelant le rriiiga actuellement en usage au Bengale.

Collections des musées. — Une autre source d'informations, et non des moins importantes pour nous, réside dans les collections d'instruments hindous, anciens ou modernes, conservées dans les musées, européens et indigènes, des Etats, des administrations ou des particuliers. Une des plus anciennes et des plus riches est sans doute celle donnée à l'Académie Hoyale Irlandaise par le colonel P. -T. French, dont le catalogue descriptif, comprenant oO numéros, a fait l'objet d'une très intéressante étude du cap. Meadows Taylor, insérée dans les Ptocecdinys de la Société (vol. I.X, part li*.

En février 1876, le généreux Mécène de la musique hindoue, S. M. Tagore, en commémoration de la visite du prince de Galles, faisait don au musée indien de Calculta d'une série de 99 instruments divers'. Bientôt après, il adressait pareil envoi aux principaux gouvernements européens. C'est ainsi notamment que le roi des Belges reçut, en novembre 1876, une collection comprenant les 98 principaux spécimens d'instrumenis en usage dans l'Inde, et en fit don au Conservatoire royal de musique de Bruxelles, où le remarquable Catalogue descriptif et analijtique dressé par M. V.-Ch. Mahillon permet de les étudier avec méthode et profit"'. Le Conservatoire de Paris, où le présent du rajah au gouvernement français a été déposé, ne possède que 37 numéros, catalogués de 931 à 1003 : ce ne sont, à l'exception des deux derniers, que des instruments à percussion des genres

l'antra-kshetra-dtpittà. « Guide dans le domaine de la musique

instrumentale » (en bengali). Calcutta, 1872, in-4». 3i7 p. (C'est une méthode de sitàr, renfermant 04morceaui d'étude en notation hindoue.)

Hiirmonium-Sûtra, « Méthode d'harmonium » (traduction en - j

bengali). Calcutta, 1874, in-8», 79 p. (Renferme une musique au cachet ' asiatique; l'accorapagnement harmonique de la main gauche se réduit à une batterie qui reste la mi'nie pendant tout le morceau.)

Ghaupdhf. (A.). — Svarasastra, An Essay or tutor for the sitar (en marattlii). Poona, 1880. (C'est une description des diverses espèces de silàrs, avec des instructions pour leur fabrication, leur accord, elc)

GosvAMi (KsHETRA MoHD>). — Asurjaiiitatwar , On tlie esrar,

KAt.ipADA Mdkhopadhva. — liàkûl ina-totlva, « Principes de violon •' (en bengali). Calcutta, 1874, in-S^, 170 p. (Avec des mélodies indigènes transcrites pour violon en notation hindoue).

Citons enfin les ouvrages en raahratli, sur le sitàr, de Viswanalh Raniachundra Kale et de \'aslâd Alurabar Gonvekar ; ainsi que le traité de rlnii, Santgita-Katinnidhi, en telugu.

6. Sacred Books of tlie East. vol. I ; — Buddhist-Suttas, Oxford, ISSl. Comp. Day. ouvr. cité. p. 100.

7. Voir James Fergusson. Tree and Serpent 'SVorship, London, 1868 (Day, ouvr. cité, p. 09). Comp. chap. I, p. 202. note 6, et p. 205. note 8.

8. Réimprimé dans la compilation de S. M. Tagore, Htndu Music, p. 240-273.

9. Voir l.T publication de S. M. Tagore, Public Opinion, p. 27, 30, 31.

10. L'ouvrage de M. Mahillon nous a rendu les plus grands services pour la rédaction de ce chapitre.

HlSrolIlli l>E I.A MVSIQVE

INDE Vil

avanmtdha et gliana. I. 'Institut Oriental de Wokinp, en Aiif;k'tcrre, a de nirnie reçu mit' collection de 42 instruments, comprenant, celti' fois, des spécimcTis des diverses familles : luths, fliltes, tambours, cymbales, etc. '. Il convient d'ajouter que nous n'avons aucun renseigfienieut sur la façon dont ces diffi-renles séries d'instruments ont été soit recueillies par le rajah, soit fabriquées sur ses ordres. Avons-nous là les Ivpes exacts des anciens instruments dont plusieurs |e.xempl:iiics portent le nom? {)uv\ dctiré de conliance niérilent-ils, et Jusqu'à quel point peut-on tailler sur do pareilles collections pour établir soit l'histoire, soit la Ihéoiie et la pratique de la musique iustrumentalo dans l'Inde? C'est une question importante cl qui iiiéiilorait d'être l'Incidée-.

Division hindoue des instruments en à classes. — Les anciens techniciens hindous divisaient les instruments de musique en 4 classes^.

I. — La \"', appelée t(it<i (rac. tan. tendre), comprenait les instruments à cordes {liinlri-kritax), la v'ind ou luth, par exemple.

n. — La 2', ruxliira (vent) ou susinra (creux, trou), embrassait tous les instruments à vent, comme la tliite ou vamiyi (roseau).

III. — La S', avanad'lha (rac. nah. attacher, avec le préfixe iivd", couvrir), désignait les instruments à percussion recouverts de peau, toute la série des tambours, timbales et tambourins.

IV. — La dernière, gltnna (rac. han, frapper), comprenait les instruments à percussion faits de métal, comme les cymbales {tàla^}.

Les deux premières classes produisent le chant instrumental, tandis que la troisième le colore, ou ajoute au charme musical, et que le yliana sert uniquement à le mesurer-^.

Nous allons passer en revue les divers instruments dont la connaissance est venue jusqu'à nous, en les répartissant, suivant la méthode hindoue, entre les 4 divisions précédentes.

Les instruments à cordes.

La première classe, celle des instruments à cordes, est la plus importante, par le nombre des variétés qu'elle présente, aussi bien que par l'universalité de leur emploi. Les types du Inln sont devenus les instruments hindous par excellence, comme plus appropriés à soutenir la voix et à traduire la mélodie.

Renseignements fournis par les textes sanscrits. — Le yiityit-nistrd n'étudie que deux instruments de cette espèce, la vinâ cilrti, à 7 cordes, pincées à l'aide des doigts, et la vipanc'i, à 9 cordes, dont on jouait à

1. Voir Tlie Athenseum, S.ilurday noi. 5, 1887, n' 3132, p. 612, article R[ost].

2. On ne peut qu'ôtre sceptique, quand on constate à quel degré la plupart des ouvrages musicaux du gént-rous raj.ili manquent de cet esprit de critique et d'exactitude minutieuse, auquel nous a habitués la science européenne. Conip. eliap. 1,'p. 26S.

3. Les bouddhistes distinguent cinq sortes [panca-turiyam) d'instruments : àtata, vitnta. àtata-vitatn. //hana et sttshira.

Pour tes Jaiuas (Angn lit. 2, 3) il y a deux sortes de sons d'instruments (dojja-sabda ^= àtoftija-çati'la) : 1° tata, 2" vitata, se subdivisant eux-mêmes en des sons appelés {jhattu etjhusira. (Communication du professeur E. Leumaun. de l'Uuiversité de Strasbourg. I8S8.1

Il'après le 2* L'pâmja {Râyapaseni, éd. de Calcutta, p. 95. 96} il y aurait i classes d'instruments : tata (tambours, timbales, etc.). vilattt (luths, etc.l. tjhana cymbales, etc.) nijhusira {— se. sits/i ira. conques, instruments à vent comme le kûhala, etc.).

*. N.-,:, XXVm, I ; X.XXIIl (début); — Samg.-ralii., VI, 3-4.

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