Samif.-ratn.. VI
6. iV.-e.. XXIX, 121. — Au sujet de ta ci'(râ et dchvipanct, le Samg.ntn. expose 3 opinions différentes, d'après lesquelles : !" ces deux vî-
l'aide d'un pleclre {kona, peut-être un archef'?). Il cite également doux autres sortes de vinàs, la kacchapi et le filiosliiikn''.
(.;àrngadeva consacre une notable partie du VI' livre de son Snmq'iia-ratnnkitra (vers 30-417) à la description, à la définition et à la fabrication des instruments à cordes. Après une étude des vhnia à une corde, \e ijhoshnkn ou cUnUinlr'i, il groupe et examine successivement les ."J sortes de v'nuh suivantes : na- Uulii (à 2 cordes), trilanlrik'i ou junlra (3), cilrà (7), vipnnci (9) et iiiiitlii-knkild ou sy<irii-m(ind(ilii (21 cordos); puis termine, en indiquant fin'il n'épuise pas la liste, jiar 4 autres instruments, au dernier desquels il a donné son nom : nbipin'i. kinmir'i, pimiki (à archet) et nilirnnkn-v'uui [id.). Ce sont les v'inàs diatoniques {svnrn-v'iiuis), h côté desquelles s(! place un second type, le luth enharuioniiitie {rruti-vinti), ainsi appelé parce qu'il se compose de 22 cordes, chacune consacrée à une des rrittis de l'octave".
A cette liste l'ouvrage de Kàtyàyana, le Kulpa-sûlra (200 ans av. J.-C), permet d'ajouter une sorte de harpe ou de lyre, la i;ata-tanlri-vinii , « luth à cent cordes », désignée plus tard sous le nom même du savant lexicographe'. Un autre lexique, l'.-imnra-A'ocn d'.\mara- Simba (vii"^ s. ap. J.-C.)'", énumère laririrf, la vallaki, la vipanc'i. la parivndin'i (à 7 cordes), auxquelles le commentateur Malieçvara ajoute la saiirnnd/iri, le rdv'inn, le liastn, la klnnnri. D'après le commentateur, un ouvrage du même genre, le Hemn-cnndra-kora (xii" s. ap. J.-C), cite les luths suivants, avec indication des divinités ou musiciens mythiques auxquels ils sont attribués : à Çiva la nàlniiib), à Sarasvati la kacchapi, au gandharva Nàrada la malial'i, à la troupe des Ganas (ou génies inférieurs) la prabluivat'i, aux gandharvas Viçvàvasu et Tumbaru la briliatl et la ka- Idvati'K
Enfin la vmd dont .Soma donne le mode de construction, l'échelle, etc., au 2' chapitre du Rdga-vibodha. est la large vind Ipritliuld) appelée rudrn-rirtd^-.
Diversité de forme et de nature de ces instruments. — Les nombreuses variétés de luths dillorent pur la forme, la grandeur, le nombre et la matière dos cordes, l'absence ou la présence de touches en plus ou moins grande quantité; elles sont pourvues ou non de cavités, munies parfois d'une ou plusieurs calebasses jouant le rôle de caisses de résonance; quelques-unes n'ont pas de manche, ce sont des v'inds à une corde; d'autres possèdent, en plus des cordes mélodiques du manche, des cordes latérales d'accompagnement, des cordes sympathiques, etc.
Le plectre et l'archet. — Beaucoup de ces v'inds pouvaient se jouer indilléreniment avec ou sans archet, comme avec ou sans pleclre. En l'état actuel de
nds pouvaient utiliser soit les doigts, soit l'archet ; 2* la l""" les doigts seulement et la 2« l'archet ; 3° la I '• les doigts, la 2" inditTéremment les doigts ou l'archet (VI. 109, p. 400).
T. Cil. .XX.\III. au début. — Pour les instruments ;'i cordes des temps védiques, voir le cliap. III, p. 277. — Parmi les instruments énumérés par la /f(i)/npa5eHt jainiste, p. 83 et suiv.. on |»eut relei-er les instruments il cordes suivants : tfîiKi, vipnnci. vallaht. kacchapi, citra-vinù. vmtltvisà, mahati, sui/hoshà. niindiijhoslià, blo-amarl, bhràmari, pariviidini. cOJ'cras'i, tùna, tumbnvind, àmoda, knitdd ou dandii, nakula.
8. C'est le luth qui a servi à l'exposition de la théorie des çrutis, au cliap. IV, p. 280. — On donne encore le nom de çruti-vinà. U un luth pourvu de 22 touches, une par çruli. V, p. 345.
9. Comp. R.ijendra-làla-Mitra, Indo-Aryans. t. I. p. 284. lu. I, VII, 3, éd, Bombay 1>>S2, p. 41.