A . — INSTRUMENTS A CORDES PINCÉES
Description des diverses parties de la vinâ. — >'ous empruntons à l'ouvrage du cap. Day^ une description détaillée des diverses parties composant la v'inà, qui, bien que plus spécialement relative à la v'ind du Sud, ou l'udra-ihid, peut servir pour les diverses variétés de luths. Les termes par lesquels les désigne la nomenclature moderne du Sud sont les suivants :
1° Eayi (se. kâya ou kolamhala ) ; c'est le corps de l'inslrument, en bois mince, creusé dans un bloc; le mot désigne le luth complet, à l'exception des cordes.
2° Gvantu, rebord saillant, souvent en ivoire, séparant le corps du manche.
3° Langaru, agrafes de métal, ou tire-cordes, fixant les cordes au point d'attache et permettant de les tendre légèrement sans toucher au cheviiUer. ^Gomp. se. dorakii.)
i" Shandi (se. damta ou pravàla), bâton, manche, généralement creux.
5» Yeddapalaka, table du ventre, percée de petits trous formant le cercle, de cliaque coté des cordes, à quelques centimètres du chevalet.
6° Dhandipalaka, table du manche, pièce de bois mince recouvrant la cnvité du manche, sous les touches.
'" Mâruvapalaka (se. patlikà ?] , petits rebords courant le long
1. La déOnition de ces mots est très v.igue : c'est ce à l'aide de quoi on joue de la vînà, ou d'un autre instrument. Le terme kona, dans le Samg.-ratn. notamment, désigne aussi bien le plectre ou l'archet du lulh(Vl, 1(19) que la baguette du tambour (VI, 824).
2. V. Samg.-ratn. ,\'\, 401, 415; Amara-toca, comm., p. 42; S.-S.-5., IV, p. 170.