Ouvr. cité., p
5. Day, ouvr. cilé, p. 117-120; Maliillon, Catalogue..., n" 80, p. 144; S. M. Tagore, Yantra-kosha. p. 17-23.
' lixli-ait de Touvrage du cap. C.-R. Day. avec l'autorisation spéciale de ta maison Novello et C«.
fiisrnriŒ de i.a MrsrnuE
inslniiiuMit à touches. Le manche a une lai-ficur d'environ O'i'.O'ôMcs louches, i\ forme iiellemenl elliptique, an nombre de IS, parfois de 10, sont en hiiton ou en arpent; elles sont fixées au manche à l'aide de morceaux de boyau, et celle ilisposition permet de les déplacer de ii manières dillérentes, de façon h niodilier les intonations en les adaptant à ,'i échelles particulières ou modes {fluitx']. Le corps se com-
pose ordinairement d'une calebasse parlaî-'ée en deux par le cd'ur, recouverte d'une lahie en bois mince percée d'un certain iionibr(^ do lious (ouïes). Le sillet est en deux parties, l'une percée de trous que traversent les cordes, l'autre, la plus rapprochée des touches, les recevant sur de petites encoches. Le nombre des cordes varie de 3 à 7; l'accord est le suivant* :
(à 3 cordes) (ki)
Un plectre de métal, adapté à l'index de la main droite, sert à ébranler les cordes; le pouce est ordinairement appuyé sur le bord de la table, de façon à assurer la position de la main. Certains sitars, appelés Tarafl'edar, sont munis de cordes sympathiques. Le jeu de l'instrument est très facile, et les bous artistes en tirent de grands etl'ets, bien qu'il n'ait pas le charme tendre et coloré de la vhui et ^ que le son, en raison du grincement
déplaisant des cordes, pagne à être entendu à une certaine distance ; aussi celui des instruments de dimensions moyennes est-il préférable.
Petit sitàr^. — Les dames indigènes se servent de sitdrs analogues pour le jeu et la disposition des touches, mais beaucoup plus petits (fig. 242*). Le corps de l'instrument est alors fait d'une noix de coco.
Le son en est singulièrement doux et plaintif et, bien entendu, moins puissant que celui des grands silârs.
2" Kacchapi-rind ou liaclavarK — Dans certains exemplaires, appelés kacchapi-r'inà, kacchuyà ou kachwar, le corps, au lieu d'être arrondi, présente une forme aplatie en dos de tortue [kacchupa]; la calebasse est, dans ce cas, coupée de telle façon que le calice soit au dos de l'instrument.
3° Vipanci-vind-'. — La vipanci-vînâ,
qui porte le nom d'un des plus anciens
instruments de l'Inde, n'est, d'après le
spécimen du Musée de Bruxelles, qu'une
Fig. 242'. sorte de kacchapi. dont la caisse sonore
Petit si/iir. est faite d'une gourde particulière au
Bengale (Tit Lauo), formée de deux
globes superposés et séparés par un étranglement'"'.
4° Ranjan'i-v'md' . — La ranjani-iind de la même
collection ressemble à la mahati par les 2 gourdes
attachées au manche, » qui porte les mêmes divisions
que celui de la kacchapi ». Elle a, en plus, 2 cordes
latérales.
1. Voir dans Day, oiivr. cil'', p. 119-120, les5 manières do disposer les touches dans un sitdr à 18 touches, et les intervalles fixes d'un sitdr à 24 touches.
2. C'est l'accord en panchama-çruti ;i\ deviendrait en madliyama (fa), si le sol était baissé d'un ton {id., p. 118). Comp. l'accord donné par M. Mahillon {Catalogue..., p. 144).