Day, ouvr. cité, p
5. Id., p. 129-130; Matiillon, omr. cité, n" 95, p. 134; Yantra-kosha. p. 37-40.
6. S. M. Tagore, A^katana, or the Indian Concer^{ciiè dans Matiillon, p. 154).
uniquement à l'accompagnement du chant, « pour donner le ton et soutenir les sons pendant les longs silences de la voix^ >>; ils n'ont pas de louches, et les cordes sont seulement pincées à vide, sans plectre, à l'aide des doigts. Les uns, appelés dnsiri tamburi, d'une fabrication très soignée lies plus beaux se font à Tanjorel et d'un prix élevé, sont entre les mains des musiciens; mais il y en a une variété, de dimensions moindres, qui sert exclusivement aux chanteurs ambulants : la tète ou volute du manche est alors recourbée en arrière comme dans la v'ind du Sud, — à laquelle ressemblent, du resle, comme forme, toutes les variétés de tamburis, à cela près qu'elles sonl moins compliquées, n'ayant ni touches, ni gourde de résonance supplémentaire, et ne servent qu'à l'accompagnement.
Les cordes sont au nombre de 4, /^v les 3 premières en acier semblable à /w^ celui employé pour la vlnd, la 4'= en laiton; il n'y a pas de cordes latérales. Les chevilles des cordes 1 et 4 sont de cùté, comme dans le violoncelle; les deux autres sont placées peipendiculairement au-dessus du manche. Par une autre particularité spéciale à cet instrument, le chevalet, tout entier en bois ou en ivoire, est mobile.
Ficx. 243'.
TumhuTH-vinâ ou tamburi.
L'accord est le suivanf
Mais, dans certains spécimens, l'accord peut être modifié selon les besoins et le ton de la voix, comme dans la guitare, au moyen d'un capo-taslo, appelé tekka, qui, glissant sur le manche, change la position du sillet des cordes el, par suite, le diapason'. Comme dans la v'ind-type^, un jivala est intercalé entre le chevalet et les cordes et rend le son légèrement bourdonnant. Le sillet est enfoncé plus profondément et muni de trous par où passent les cordes. Celles-ci sont fixées directement à l'attache, sans l'aide des langanis, que remplacent des grains appelés pmalu, enfilés aux cordes entre le chevalet el l'attache, el qui, glissant le long des cordes et de la table, peuvent encore servir à modifier le ton. Ce système n'est, du reste, pas particulier aux tamburis; on le rencontre dans plusieurs autres instruments hindous.
La table est légèrement convexe et percée de cercles de petits trous de son (ouïesl. Dansle Sud, la caisse est généralement en bois, joliment sculpté, incrusté d'ornements d'ivoire; elle est souvent remplacée dans le Nord par une calebasse. L'exécutant, assis à l'orientale, lient toujours l'instrument droit, la caisse reposant sur le sol.
Cl Monocordes.— 1° Ekatantri, yektar ou tuntuni'".