Ouor. cité, p. iil
par le célèbre artiste Piyar-khan. Ce serait une combinaison de plusieurs autres viiins. Les descriptions qu'on en donne varient suivant les spécimens.
L'instrument étudié par le cap.
Day'' ressemble pour la forme au rabfib, mais la table est en bois, et on se sert d'un plectre de fer pour faire vibrer les cordes. 11 comporte généralement 2 touches seulement, sous lesquelles le manche est plaqué de métal, pour permettre aux doigts de glisser facilement. Sa longueur est d'environ 1™,22; il est d'habitude muni de 7 cordes sympathiqui-s accordées suivant le râçia; la corde de la mélodie donne le sol; elle est à droite dans l'accord placé ci-dessous.
Le spécimen du Musée de Bruxelles en diffère. « Le manche, écrit M. Mahillon', s'élargit graduellement depuis le sillet jusqu'à la naissance de la table; il est recouvert d'une plaque de fer et aboutit à une demi-gourde ronde, déprimée, servant de caisse sonore. Sous le manche, et immédiatement aprèslechevillier.eslattachée une petite gourde ronde entière, de
Siani-çringéra, ou Sur-çrmgârtt.
0™,12o de diamètre, dont la cavité sert d'aide et de renforcement à la caisse principale. Le manche ne porte pas de divisions. L'instrument est monté de 6 cordes; la 1''^ et la 6'= sont d'acier, les 4 autres de laiton... » L'accord diffère du précédent,
sauf pour la i" corde, qui donne également le sol.
INSTRUMENTS A AUCHET
Bien que quelques instruments hindous puissent, comme nous l'avons dit, se jouer aussi bien avec ou sans archet, on peut considérer que son emploi distingue, d'une façon générale, des précédents les types dont la description va suivre.
al Instruments primitifs. — Le râvanaitra, le ràvanii. et Vnmrita (ambroisiei, représentent les formes primitives ou rudimenlaires des instruments à archet hindous. Les deux premiers tirent leur nom du roi légendaire de l'ile de Ceylan, Ràvana, auquel on en attribue l'invention.
1" Râvanastra'. — D'après Fétis, auquel nous empruntons sa description, le ràvnnaslra (fig. 24'.i) est composé d'un cylindre de bois de sycomore (long. : Il cent. ; diamètre : 5 cent.), creusé de part en part,
6, Ouïr, cité, n" 92. p. 152; Yantra-koshtt. p. 31-33.
7. Félis, ouvr. cité, t. Il, p. 292-295. — Comp. Vouri. à gourdes et à arclict. décril par le voyageur Sonnerai (Voyage aux ïndes orientales et à ta Chine, t. I, pi. IG, p. 121) sous le nom de ravanastron.
• l^xtrait de l'ouvrage du cap. C.-R. Day, avec l'aulorisalion spéciale de la maison Novcllo cl C».
IIISTOIHE PI-: I.A MISIQUË
FiG. 219. — Râvanaslra (Félis, ouït, cifé, p. 203).
ayant poiii- lalilu d'Iiainioiiie un morceau de peau de serpent boa à larfjps écailles. L'iie tij,'o en liois de sapaii, longue de oa cent., (|iii sert de manche, traverse le cylindre au tiers de sa longueur, vers la table; elle est arrondie dans sa partie inférieure, aplatie dans le haut et légèrement renversée. La tète est percée de 2 trous de 12 millim. de diamètre pour les chevilles, non sur le cùté, mais dans le plan de la table.
Deux grandes chevilles, longues de 10 cent,, taillées en liex;igone vers la tète et arrondies à l'extrémité opposée, servent à tendre 2 coides d'intestins de gazelle, lesquelles sont lixées à une lanière de peau de serpent attachée au bout inférieur de la tige. Un petit chevalet, long de 18 millim., taillé en biseau dans le haut, jilat dans la partie qui pose sur la table, et évidé rectangulairenient dans cette partie, de manière à former deux pieds séparés : tel est le support des cordes.
L'archet est formé d'un bambou mince, légèrement courbé. Une entaille dans la tète, jusqu'au premier nœud, sert à lixer une mèche de crins, qui est tendue et attachée à l'autre extrémité par vingt tours d'une tresse de jonc très flexible.
Le ràvatuistra, depuis longtemps abandonné à la dernière classe du peuple et à de pauvres moines bouddhistes, mendiants, a un son doux et sourd. 2° Râvana'. — Imitation du précédent, le ràvana (ou niana, fig. 230) a une sonorité plus intense et est de plus grandes dimensions. Il est également formé d'un cvlindre de bois de sycomore (long. : i6cent.;
n' ' diam. : H cent.) de 3 millim. d'épaisseur. La tige, de 86 cent., est armée à sa base d'un petit cylindre en bois de fer, de 9 lignes de longueur, terminé par un bouton dans lequel est passée une lanière de cuir de chacal, pour y attacher les cordes. La table est formée d'une légère planche de bois de mounah. Comme le rnvanastra, auquel il ressemble par ailleurs, il est monté de 2 cordes.
3° Amrita ou omerti^. — Vamrita ou omcrti (lig. 250), monté de 2 cordes éga- Fia. 250. lement, semble appartenir à une époque
,,, 5"'""" postérieure; la fabrication en est plus (Manillon, oiH'c '^ . , , ' , ,. , ,, *^ .
ciie, p. 1S5). soignée. Le corps est torme d une noix
de coco dont on a enlevé le tiers idiani. : O^jolo; épaiss. : 0°',002|. Quatre ouvertures elliptiques et une en forme de losange sont pratiquées à la partie antérieure du corps, pour servir d'ouïes. La table d'harmonie est parfois formée d'une peau de gazelle, parfois d'une planchette de bois de 1 millim. d'épaisseur. Le manche, formé d'une lige de sapan (bois rouge de l'Inde), est travaillé comme