Filis (id.), p
3. Day, oui-r. cit.;, p. lîô, li6; Maliillon {id.), n' 64, p. 130; }'ailtra-koska, p. 54-56.
dans les spécimens précédents, et le chevalet est le même; mais les chevilles y sont placées du côté gauche, et la tète est percée de part en part par une ouverture longitudinale de 0 cent, et large de 12 millim., pour introduire les cordes dans les trous des chevilles.
Au bas de cette ouverture est un petit sillet en ivoire, haut de 1 millimètre, sur lequel les cordes sont appuyées. Le bambou de l'archet est plus long, la mèche de crins le traverse à la partie inférieure et y est arrêtée par un meud.
b.) Genre Sàrangi. — Sous la dénomination générale de fig. 251. — Amriia ou Omerli snra7ir/l se classent plusieurs (Félis, omr. ciU; p. 295). instruments à archet, que
séparent des dillérences de forme et de détail. Ils rappellent le violon européen.
1° Sârangi du Sud '. — La sAranc/i du Sud et du Dékhan (lig. 232 ■ et 2o2 hh) est creusée en entier dans un bloc de bois; une membrane de parchemin, collée sur les bords de la cavilé formant la caisse sonore, sert de table d'harmonie. Elle est montée de 3 cordes de gros boyau, frottées par un archet, auxquelles
vient s'ajouter parfois une ¥ corde de laiton, appelée luruj.
Fil;. 252 '. — Siiniiii;i du Sud. Fig. 252 liis. — Sàraiiulda Sud (Clément, Hisl. de la mus., p. 125).
Elle a de plus généralement 13 cordes sympathiques (d'autres fois H) de métal, accordées cliromatiquement, qui passent sous un chevalet assez élevé, pour aller s'attacher, comme les 4 premières, à un large tire-cordes qui forme le pied de l'instrument. Les doigts de la main gauche ne pressent pas les cordes sur le manche, mais les tirent de cùté. L'accord
est le suivant''
corde
4. D'après le cap. Day \id.), p. 123 ; il est diffiîrenl dans MahiUon et S. M. Tagore,
• Elirait de l'ouvr.ige du cap. C.-R. Day, avec lautorisalion spéciale de la maison Novello et C".
ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOIitE
étant accordée soit en mi, soil en fa, suivant le râga qu'on exécute.
On tient la sdrangl verlicalement, la têle en haut. La colopliane est ingénieusement placée dans la tête de l'instrumenl, dont le son rappelle assez bien la viole, et qui a un grand charme entre des mains habiles. Mais il est plutôt considéré comme un instrument vulgaire, et réservé, quoiqu'on en prise beaucoup l'audition, aux Hindous de caste inférieure ou aux Musulmans qu'on en fait jouer devant soi. Il sert aussi à l'accompagnement des danses des bayadères.
Le cap. Meadows Taylor (ouvr. cité, p. 237) déclare que les sons de la sdramji se rapprochent plus que ceux d'aucun autre instrument des qualités de la voix humaine, et nous apprend qu'un de ses amis, le cap. Giberne, de l'armée de Bombay, excellent musicien et bon violoniste, avait coutume de l'utiliser de préférence à son propre violon, pour tenir la partie de soprano dans les exécutions d'ensemble.
Fétis' y voit l'origine de la viole d'amour et du baryton européens.
2" Sârangî du Nord-. — La sdrangi du Nord et du Penjab (lig. 233* et 2o4j en diffère assez peu. La tête, sculptée, représente d'ordinaire un cou de cygne; le corps est non plus carré, mais arrondi, et l'instrument lout entier est
FiG. 253*. — Sarinirj! du Nord. Fig. 254. — Siiraii/i du Nord (Clément, Hisl. île In mus., p. 122).
plus richement décoré. Le nombre des cordes sympathiques est souvent moindre; elles sont, en général, au nombre de 5; mais l'accord et la méthode d'eséculion sont les mêmes.
3° Alâbu-sârangi'. — Une autre variété esll'aldbusârnni/i, a sdrnngl à gourde », parfois dénommée par les Européens violon indien. « Sa forme lappelle, en effet, celle du violon; le manche, terminé en volute, les //' de la table , le cordier et le chevalet, sont remarquables sous ce rapport. La caisse sonore se forme des trois quarts d'une gourde piriforme, sur les bords de laquelle est collée une table de bois mince. Les 4 cordes de boyaux s'accordent, de même que celles de tous nos instruments à archet, par