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TONALITÉ ET CAPACITÉ

ekavira

angula = 0^,019

14 angulas =0m,266

octave supérieure

sa ri ga ma pa dira ni —

Ulllfip.'ïli

— =0ni,03S

— moyenne

ni sa ri ga ma pa dlia ni

tripiiruslia

dlia ni sa ri qa ma pa dha

c.alurrnukha

— = on, 342

pa dha ni sa ri ga ma pa

paricavaklra

ma pa diia ni sa ri ga ma

shaiiinukha

— =ûm,457

ga ma pa dha ni sa ri ga

mum

ri ga ma pa dha ni sa ri

vasu

sa ri ga ma pa dha ni sa

nàthonilra

— =om.ni

— inférieure

ni sari ga ma padhani

iiiatiànaiida

dha ni sa ri ga ma pa dha

ruJra

pa dha ni sa ri ga ma pa

àditva

ma pa dha ni sa ri ga ma

manu

— = Om.266

ga ma pa dha ni sa ri ga

kalâniilhi

ri ga ma pa dha ni sa ri

aslilà((açà-'ngula

— =0'>',nii

sa riga ma pa dha ni sa

niura(î

çrutinidhi

Description. — Le SnmijUa-ratnàkiva (VI, 424-451 1 donne quelques indications concernant leur fabrication, leurs dimensions, leur capacité, leur tonalité, etc. Toutes ces tlùtes sont des flûtes traversières, à bouche latérale, percées de 9 trous, y compris le trou d'embouchure et le dernier trou, ou trou d'issue de l'air. Elles se fabriquent en bambou, en bois de khadira (acacia catechul, en ivoire, en bois de santal, en santal rouge, en fer, en bronze, en argent, ou en or.

' op\rtsht In Ch. Deta^rave. /'^/.V

Les tuyaux doivent être cylindriques, droits, bien lisses, sans fentes, ni fissures, ni noeuds; le diamètre intérieur est celui du petit doigt.

On pratique le trou d'embouchure (mukha-randh-a

I. Les hymnes védiques en signalaient déjà plusieurs variétés (Voir chap. m. p. 2611. — La fliiy'pnsfia' jainiste (p. 8i-84 et 77J énumère un certiiin nombre d'iDstrumenls à vcnl : çankha, çringa, çankhikii, kharamukh!, peyà, piripiri, manijarikà, çiçumarikâ, vamça, vdli ou bâli, venu, parili o\i pirali, vaddha et kdhald. " ■'

Esr.yr.LOPÈniE de la musique et dictiossaire nu cn.vsERVAToriiE

ou phùtkàra-xus!tifa\ à une distance de 2, 3 ou 4 angu/as' (doigtsi de la tête, et cel orifice doit avoir 1 oîigula de tour. Le 1" trou de note, appelé trou aigu (tara), est à i anijula du trou de soufUe dans la plus petite de ces llûtes {ekavini); dans les autres, la distance augmente successivement de 1 lou 2i anguhi, et va jusqu'à 18 dans la quinzième de la liste, qui, pour cette raison, a reçu le nom de « tlùte de 18 ayigulai » [ashtàdard-'ngula); celle distance est de 20 et 22 doigts dans les deux dernières de la liste, qui forment une subdivision distincte. Il n'existe pas de llùte dont l'intervalle en question soit de 13, 15 ou 17 doigts, car leur son ne se distinguerait pas de celui des llûtes à 12 et 14- ou à 14 et 16 doigts, etc. Celles dans lesquelles cet écart est intérieur à o doigts sont d'un emploi rare : le son est trop perçant; pour une raison analogue, la dernière [cruti-nidliu est inusitée : le son en est trop sourd.

Outre le trou aigu, il y en a 7 autres i abstraction faite de l'erabouchurel; ces 8 trous se suivent chacun à une distance de 12 doigt et ressemblent pour la grosseur au grain de jujubier. Le 8' n'est pas un trou de note, il reste toujours libre pour l'issue du souffle. Entre ce trou et l'extrémité du tuyau on laisse un espace de 2 doigts.

La longueur de la flûte varie suivant l'espace ménagé entre la tète et l'embouchure; selon que le fabricant l'aura fixé de 2, de 3 ou de 4 doigts, la plus petite aura de 12 à 13 ou à 14 doigts. Le tableau cidessus donne, pour chaque variété, la longueur totale du tuyau, d'après le Samçiita-fatndkara.

L'ouvrage indique encore la tonalité et le jeu des lo premières flûtes, en partant de la dernière, la flùlf de IS angulas. Le doigté s'applique sur les 7 trous intermédiaires, abstraction faite du premier, le trou d'embouchure, et du dernier, le trou d'air. Quand les 7 trous de note sont bouchés par les doigts, ['ashtddarà-'ngida donne le sa ido) de l'octave mandra: si les doigts laissent libres les 2 derniers, elle donne le ri (ré); si 3 trous sont laissés libres, elle donne le ga (mi;7),etc. Ainsi, par l'ouverture successive des trous latéraux, on obtient une gamme diatonique complète, en partant de la note initiale. i\ous avons dit que, les 7 trous de note étant bouchés, la flûte de 18 angidas donnait le sa de l'octave inférieure; si, au contraire, les 7 trous sont ouverts, elle donnera le ni isir») de cette même octave. .Mais sa capacité est plus grande d'un ton : elle peut donner l'octave de la note initiale. Pour ce faire, on ouvre le trou aigu et on bouche les 6 autres : on aura ainsi, dans l'exemple choisi, le sa de l'octave moyenne.

Il en va de même, si l'on prend une flûte moins grande, en appliquant le doigté prescrit; le son initial change et s'élève d'un ton dans l'échelle, comme l'indique le tableau, chaque fois qu'on remonte, dans la liste des lo vnmras. d'une flûte plus grande à une plus petite. C'est ainsi que la kaldnidhi a pour son initial — les 7 trous bouchés — le ri de l'octave inférieure; la flûte manu le ga, etc.; que le ndthendra, dans les mêmes conditions, donne le ni de l'octave inférieure, puis, en levant les 2 derniers doigts, le sa de l'octave moyenne, etc. ; qu'enfin la première flûte.

1. D*apri.*sles lexiques, le doigt [anijula] est une mesure de longueur égale à 8 petits grains il'orge (Soma. II, p. 3, dit 6), ajoutas à la suile les uns (les autres dans le sens de la largeur. Si la coudée {fiasta) vaut

18 pouces (0'=,û254), le doigt, qui en est la 2i' partie, égalera ^ '

ou 0"',Oiî'. — Pour Çârngadeva (VI, 28), en elTel, l'nn$fu/«, mesure de la Jointure du pouce, est le douzième de la vitasli, et 2 vitastis égalent un hasta. '

peu employée, donne la gamme dialonique de l'octave supérieure.

Mais, de même que les musiciens européens peuvent modifier les intonations de leur instrument, et obtiennent, par des combinaisons de doigté appelées doigtes fourchus, des échelles chromatiques complètes ou partielles, de même les Hindous peuvent, sur leurs vamrii.t, monter les 22 rrutis de leur échelle enharmonique'-. Si le doigt laisse le trou de note complètement libre [lyakia-muktd-'nguli), la note sonne entière, c'est-à-dire avec toutes ses rrutis^. A l'aide d'un tremblé [kampana] du doigt, on la diminue de 1 çruti; pour la diminuer de 2 rriUis, on fait Vardliaiiiukta, on laisse le trou à moitié ouvert ; pour la diminuer de 3 çrutis, on combine ce jeu avec un tremblé du doigt.

Certaines méthodes enseignent un autre mode de production des sons, au dire de Çârngadeva; mais leur examen nous entraînerait trop loin. Nous bornerons ici ces détails déjà longs, après avoir ajouté que la position des mains de l'exécutant est dite en demilune iardlwndu ou ardha-candra\, ou en tête de serpent \ndga-phana\... — que trois doigts de la main gauche, l'annulaire (note sa, dans l'exemple choisi ci-dessusi, le médius \ri\ et l'index \(ja], plus 4 doigts de la main droite, le petit imnl, l'annulaire {pa\, le médius ulha\ et l'index \ni\, concourent à la production des sons de l'échelle*; — enfin que, en plus des 3 doigtés définis dans le Xdlya-çdstra et le Samgitaratndkara et indiqués plus haut, l'école de Çârngadeva en admet deux autres, ce qui porte leur nombre à a [kainpitii, ralitd, niuklii, ardhamuktd et niplditd'^).

Classification adoptée. — Laissant donc de côté les textes et la tliéorie de Çârngadeva, — qui, comme nous avons déjà eu souvent l'occasion de le rappeler, remonte aux commencements du xiri= siècle de notre ère, — nous passerons à l'étude des seuls instruments de la classe çusliira dont les spécimens sont arrivés jusqu'à notre époque, et qui ont été l'objet de descriptions dans les ouvrages des auteurs contemporains. Nous les avons distribués entre 4 familles : A. Famille ilcs flûtes, à embouchure libre; B. Famille des hautbois ou chalumeaux, a. anche double; C. Insti-uments à réservoir d'air; Cornemuses, à anche simple ou double; B. Instruments à embouchure ; Conques, Cors, Trompettes.

F.IMILLE DBS FLUTES,

1° Hnrali'^. — Le genre flûte proprement dit est représenté, dans les collections d'instruments, par une flûte traversière, variété du vamra classique, la murali , appelée encore aujourd'hui pillagovi ou bansuli ifig. 264*). C'est l'instrument cher au dieu Krishna. Elle est faite d'un tuyau de bambou; le spécimen du Musée de Bruxelles est percé, i>iii„g,„.i outre le trou d'embouchure, de 6 trous laté- ou murali. raux, et sa longueur est de 0'",38.'> (0™,3d5 à partir de la bouchei.

FiG. 264*

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