‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 588 sur 1158 · Ouvr. cité, t. I, p · texte numérisé non relu

Ouvr. cité, t. I, p

•6. Day, ouvr, cit-. p. 147. Conip. Fétis (irf.), t. II, p. 301.

quelle sont forés les trous, et <i proiluire des intervalles additionnels. — Le son rappelle celui de la cornemuse, mais est plus perçant et gagne à être entendu ;i une certaine distance.

L'n instrument analogue du Mu^^ée de Hruxelles in" 121 1 est appelé mosl^d'.

2" Mukavinâ». — La mulinviini It'ii:. 267") offre une • ■traite ressemblance avec le ndijn^'ini ; mais ses dimensions sont ordinaiiemeut moindres de moitié. Elle est percée de 7 trous. Le son en est encore plus aigu, ce qui rend l'instrument très dé|)laisant à une pieniière audition.

!)■' Sânaï, surnaï ou çruti'. — Tous deux sont souvent accouplés, dans les exécutions musicales, avec toute une famille de chalumeaux, de dimensions variables, servant surtout à l'accompagnement. On les appeWesàiiai.sliaïKiyr, surn(ii,elc., ou encore iriiti (fig. 268*). Leur forme rappelle les deux précédentes variétés, mais le luyau conique est encore plus rapidement évasé vers le bas. Comme le ncKjdxdra, ils sont percés, près du pavillon, de 4 ou W trous, y\ù. 207 '. qu'on mastique complètement ou partiel- ilukmiim. lement, pour accorder l'instrument. Quand plusieurs à la fois servent â l'accompagnement, ils s'accordent sur la tonique et sur la dominante; et s'il n'y en a qu'un, on l'accorde sur la tonique.

i< Ce que les cornemuses sont pour l'Kcosse et l'Irlande, remarque le cap.

.Meadûws Taylor'", ces chalumeaux le sont pour l'Inde. Bien qu'ils aient l'apparence de tlageolets, leur son est exactement semblable à celui des cornemuses, si ce n'est qu'il est peut-être plus puissant et, entre les mains de bons artistes, plus mélodieux. Ils ne sont percés que de 7 ou 8 trous, et semblent ainsi n'avoir pas une grande étendue; mais les exécutants, soit par des effets de lèvres et de langue sur l'embouchure de roseau, soit par des combinaisons de doigté, arrivent à produire des demi-tons et des quarts de ton, au moyen desquels ils introduisent dans la mélodie ces passages chromatiques ad lihititm. dont ils sont si friands, et dont l'existence est très réelle. Par suite de sa grande puissance, le son de ces chalumeaux est déplaisant à entendre de prés; mais à une certaine distance, en plein air et spécialement dans les montagnes, l'effet, plus assourdi, atteint souvent une grande beauté sauvage et une grande douceur. Leur usage est universel; ce sont, en fait, les seuls instruments réguliers pour les exécutions en plein air de la musique indigène : on les emploie dans toutes les occasions, soit dans les cérémonies domestiques, soit dans les cérémonies religieuses publiques, processions ou fes-

7. Mahillon (id.), n° 121, p. 168; Félis (id.), t. II, p. 302.

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