‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 59 sur 1158 · WiLKiNsoN, Mniiuprs and Ciistoms, I · texte numérisé non relu

WiLKiNsoN, Mniiuprs and Ciistoms, I

4. D'après des peintures de tombes éjrypticnnes du ix« siècle. Vnir Miimoins de la mission du Caire, t. V, p. 39 ; M»srEao, Histoire ancienne, t. II. p. 283.

iiisTcrinE DE i.A Misiorr:

SYRIENS ET PHRYGIENS ni

Les (Irecs connaissaient aussi iiii iiistrunicnl du i

FiG. i)5. — Trigonc syrien.

même genre, mais en dilTérant par cerlains détails : corps sonore moins large et présentant un évidement assez prononcé dans la partie supérieure, cordes au nombre de cinq ou de six et de longueur peu diU'érenle (fig. 04).

De très bonne heure les Syro-Phéniciens avaient songé à consolider cet instrument en réunissant le corps sonore et la traverse par un montant analogue k la colonne de nos harpes. Sous le nom de trigone, il obtint un grand succès en Grèce; dès le ix" siècle on trouve de petites statues très primitives, représentant des musiciens jouant de cet instrument (fig. Oo). Sur une peinture d'un vase grec du musée de Naples (fig. 96) une femme tient sur ses genoux un instrument semblable, mais la disposition des cordes est curieuse. Elles sont parallèles et au nombre de di.K-sept, mais, au lieu de s'attacher au corps sonore, elles sont fixées au montant; sans doute faut -il y voir une inadvertance de l'artiste.

Les cithares. — • Les monuments syro- phéniciens oUient un type de cithare 1res simple de forme à peu près rectangulaire. Le corps sonore occupe environ le tiers de l'instrument et sa base est parfois arrondie. Les cordes, au nombre de cinq ou de six, sont de longueur égale et disposées parallèlement (fig. 97, 98 et 99).

Fig. 96. — Trigone syrien.

Fig. 97. — Prêtre jouant de la cithare'.

1. Terre cuite de la collecliou Peretic, Pebrot-Chipirz, Histoire de lArt, t. III, p. 403.

i. Stèle en basalte de Marasli, x' siècle, Pebrot-Cbipiez, ibid., p. 536 et 558.

Les Caiianéi'ns de l'intérieur possédaient une cithare de forme triangulaire. Un bas-relief assyrien en offre un spécimen; il représente très certainement des prisonniers syriens, et peut-étie même des habitants de JuJa (lig. tOO). Leur inslrumimt se compose d'une caisse de résomiance trapézoïdale surmontée de deux monlanls ([ui soutiennent une traverse oblique.

Page 1