Fétis, oucr. cité, 1. 11, p
plomb (|ui résonnent bruyamment lorsque l'instrument est secoué ».
Le rringd ou ring peut revêtir encore d'autres formes, dont l'une fait songer par sa courbe au cor des
Fis. 275. — Çriiii/a noursiiig, ou kiiliiilinj {Catalogue du Cmsenuloire de Paris, de Chuuquel).
chevaliers du moyen âge. Tel est le grand cnr de guerre appelé noursing ■. ou encore, dans le sud de l'Inde, kiihalay ou kombu^' iQg. 27al. Parfois une tige de métal relie les deux extrémités. La variété désignée sous le nom de bkeroubtinthie (fig. 276), dans l'Histoire de Fétis", est curieuse par le contour donné au tube, qui figure en son milieu un cercle fermé, et dont l'extrémité supérieure décrit une ligne oblique par rapport au pavillon.
Le cor ne se rencontre guère qu'entre les mains des Hi[idous de caste inférieure, ou des inahométans'*; mais il est eu usage à travers l'Inde entière pour sonner les appels des veilleurs de nuit, les fanfares des processions, des cérémonies des temples, des mariages, aussi bien que des funérailles, pauvres ou riches. En tète de tous les cortèges, de toutes les cavalcades, marchent un ou plusieurs sonneurs de cor, annonçant, à l'entrée des villes ou des villages, l'arrivée ou le passage des autorités et notabilités indigènes; à leurs fanfares répondent celles des sonneurs postés aux portes des moindres localités, le tout produisant une cacophonie indescriptible. Le çringa sert encore aux mendiants ambulants, ainsi qu'aux conducteurs de troupeaux, aux caravanes marchandes, pour lancer leurs appels ou exciter le bétail. Dans le silence des campagnes, ces sonneries, qui annoncent les heures dans la nuit, ces appels de notes stridentes ou indécises, lancés du haut des tours, des portes des villages et des forteresses, produisent un elfet étrange et saisissant'.
Le son d'un n-inga de bonne qualité rappelle assez bien celui du bugle; mais il a plus de puissance et
Fig. 276. — Bheroiilninltiic (Fétis, omr. cite, p. 304}.