‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 594 sur 1158 · V. Id.. p. i4S · texte numérisé non relu

V. Id.. p. i4S

• Eïtrail de Tou^Tage du cap. C.-R. Day, avec laulorisation spéciale de la maison Novello et G".

Exr.ycLOPiioiE de la misioie et Dir.TinxyA/nE or cosservatoire

d'étendue, entre les mains d'un habile exécutant; malgré cela, il n'est jamais utilisé dans les exécutions d'ensemble.

c) Genre trompette. — Les instruments hindous du genre trompette, pas plus que les cors, ne sont des instruments mélodiques, en raison de l'absence de corps de rechange, coulisses et pistons, et de leur échelle incomplète, dont les exécutants, sans grande éducation musicale, ne connaissent même pas, d'ordinaire, l'étendue exacte. Ce sont des types très primitifs, et d'une construction généralement imparfaite, ne donnant que quelques notes stridentes ou rauques, suivant leurs dimensions, et dont on n'a jamais essayé de tirer tout le parti possible. Remarquons toutefois que, dés l'origine, les Hindous ont trouvé le moyen de rendre ces instruments plus portatifs, sans diminuer la longueur du tube, en le repliant et en l'enroulant sur lui-même; en fait, la grande ressemblance de la tiin ou tuturi avec la trompette européenne ou clairon est très frappante, bien qu'il ne puisse être question d'emprunt de l'une a l'autre.

1° Tùrî ou tuturi'. — La tûri isc. lùrya] ou tulwi (fig. 277') se fait de différentes grandeurs, et s'em-

l'iG. 277'. — Tûri on litlari.

ploie surtout dans les cérémonies religieuses. Fétis donne à ces instruments à tube contourné de formes diverses les noms de blià'ée, bouri et conibou.

2° Nafari-. — Mais la trompette droite est également représentée dans l'Inde par plusieurs instru-

FiG. 278 •

yafari.

ments variant de grandeur. La petite trompette droite (lîg. 278') est appelée nafari (en persan nafir).

3" Earana ou kurna^. — La grande, karami, harna ou f;urna (fig. 279*1, encore appelée dans le Sud^tn-î/gra ou banku, ne donne que quelques notes rauques. Elle est presque exclusivement jouée par des bràhmines ou prêtres attachés aux temples, ou encore par des personnes faisant partie de la suite des ijurus. des

Fig. 270 '. — Ktiraiia ou kurna.

svAmins ou princes spirituels ayant une grande juridiction ecclésiastique, qui, comme une marque de leur haute situation, possèdent le privilège exclusif d'avoir des kurnas dans leur orchestre ou Xàliabct'. Au dire des brahmanes, ce serait le plus ancien instrument de musique connu à l'heure actuelle, et le plus agréable à la divinité •.

1. Day, omr. cité, p. 153; Mahillon (id.), n° 63, p. 120; Yaiitrakoslia, p'. 84; Félis (!d.|. P- 304-305.

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