III. — Les inslrnmonts à percussion recouverts de peau
La 3' classe des instruments hindous, «ran«d'.//(fl.
comprend les tambours, timbales, tambourins, tambours de basque, etc., tous instruments à percussion p,(.. ggo. — Râma-rrhga recouverts de peau. C'est, (Clément, tfis/.rfe/(imi«.,p.242). avec la classe tata , celle
où l'ingéniosité des Hindous s'est le plus complu à créer les espèces les plus diverses, celle dont l'emploi fut, dès les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, le plus constant, le plus universel. Avec la conque et la trompette, le tambour, ou timbale, était l'instrument guerrier par excellence; ce fut et c'est encore aujourd'hui l'accompagnement inséparable et obligé de toute exécution vocale ou instrumentale.
Ce n'est pas un simple instrument rythmique comme les cymbales; il a des intonations déterminées, que peut modifier la tension des membranes, obtenue par divers Iprocédés industrieux. En l'absence d'un tonarium ou diapason fixe, inconnu à l'Inde, c'est lui qui donne le ton aux autres instruments, aussi bien qu'aux chanteurs". Rarement employé seul, on le rencontre par paire ou, plus fréquemment encore, par groupe de trois. Dans ce cas, leur accord était, d'après les anciens textes, soumis à des règles précises et comportait généralement .3 manières* : dans la màtjùri, le tambour de droite donne les», celui de gauche la tierce gn, et le plus aigu {ûrdltvaka) la quinte pa; dans Vafdha-màyûri, les 3 accords respectifs sont ri, sa. pu; dans la kàrmnravi, sa, ri. jya ; enfin, parfois un 4« tambour {dliiujija) donne la note auxiliaire «f... etc. Aujourd'hui encore, dans les instruments à deux faces, chacune des membranes donne une note dilférente, soit la tonique, soit la quarte ou la quinte, selon que la musique doit être en iitadliyamn ou en pancama-çruti^. L'exécutant en jouait soit à l'aide de baguettes, soit avec les doigts, le poignel, ou toute autre partie de la main. De lon-
6. S. M. Tagore, .Short Ifotices, p. 31 ; Félis, om-r. cité, t. II, p. 306