‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 597 sur 1158 · Day, oia-r. cité. p · texte numérisé non relu

Day, oia-r. cité. p

Miilrail de l'ouvrage du cap. C.-R. D.iy, avec l'autorisation spéciale de ta maisou .Novello et C°.

nrsrofiiE de la uusrnt'E

INDE 3r.9

folies iiiiin'es (ri'liulc ilevaieiU le riuiiiliariser avec la praliiiuo d'im arl ilillii-ilc et coniplii|iii'', <•{ lui peiinetlaicnl iraci|ii(^iir toiile la virtuosité requise iramaltMifs exijLîeaiils. Aussi les niéllindes sunl-elles numlireiises et complètes. Nous avons si;;iialé celli' qu'a écrite le rajah S. M. Ta^ore pour l'iiislruineiil à percussion classique, le mri'innr/n'. Le Siiniijila-riilndkurii définil 80 sortes lie lialleries des maius (liiixlii-jxitiKV-...

Renseignements fournis par les textes sanscrits. — l.'é(K)(|ue védique connaissait, nous l'avons vu, diiïéienls tambours : les hymnes en citent deux, le duniliihln. aur]uel la légende attrihuuit nue oriiiine cék'Ste, et i'àitdinhara^.

I.e \tili/ii-riislrit consacre un lonj; chapitre, le chapitre XX.MII, à l'étude de celte classe d'instrumeuls, à leur rôle dans l'orchestre, etc. Voici l'origine qu'il leur attribue'. L'n jour que le sage Svàti, le ;;raiid musicien de la légende, ses prières et lectures accomplies, se promenait sur le hord de la mer, il fut témoin d'une grande tempête qui soulevait les tlots; avec un granil fracas, les vagues venaient se briser sur le rivage; le veut faisait rage, secouant les tiges des lotus, dont les feuilles résonnaient sous le coiqi des éléments déchaînés. Le grand wiioiï avait distingué, à travers le bruil, les notes graves, moyennes et aiguës produites par les feuilles de lotus. De retour à son ermitage, il s'assura le concours du maître es arts des dieux, l'universel Viçvakarinan, et, plongé dans la méditation, il se mit à fabriquer, en les recouvrant d'une peau tendue, toute la famille des pushkitras. tambours et timbales : le inyidunijn, le piinnvn, le (lariluia : il créa encore, toujours sur le modèle du dumhthlii des dieux, le muraja, Vdlinnija, Xùrdiaaka. ï'ankilui..., à coté desquels lîliarala énumére encore ■ Ia6/«'C(. la jltanjlni. le dindimn, \etiointikliii, puis leurs dérivés en bois et en fer : Xtpnlalia, \a. jhnlliui , etc., ajoutant que le nombre de leurs variétés atteignit, par la suite, le chillre de cenf".

De fait, aucune classe d'instruments n'est plus riche de noms et de formes. L' Amara-koi^n en cite une vingtaine : mridantjd, muraja, nnkijn, nliiK/ija, nrdhvaka, yaçah-pataha, dhakkà, bheri, dundubhi (qui fait diim diim), dnaka, patalta ', damaru, maddu, dindima, jharjhara, mardala , piannia, auxquels le commentaire ajoute : hudduka, ooinuklia, etc.*.

La liste du Saini/Ua-rdtndkara, qui les décrit elles définit longuement', en renferme 23 : pataha, mardala, hudukkd, karatd, ghala, r/liadam, dharasa, dhakkd, kudukkâ, kudavd, ranjd, damanika, dakkd, mandidakkd, dakkidl, sellukd, jliallari, bhdna, truall, dundubhi, bher'i, nilisdna, lumbaki.

La compilation des lexiques nous permettrait d'étendre encoi'e cette énuniération '". La plupart sont encore en usage dans l'Inde, sans compter des formes ou appellations nouvelles nombreuses, représentées dans les Collections des .Musées indigènes et européens", et dont nous devons faire maintenant la rapide analyse.

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