‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 604 sur 1158 · Id., n" 29 et · texte numérisé non relu

Id., n" 29 et

9. Id., n» 31, p. 108; Day, ouiir. cité, p. 105. Comp. Samij.-ratn., VI, 10S4.

10. Day. ouvr. cilé. p. 141; Mahillon (id.), n" 13 ; Yantra-kosha, p. 198. • Extrait de l'ouvrage du cap. C-R. Day, avec l'autorisation spéciale

de la maison Novello et G".

Esr.yr.wPÉDiE de la musiqle et dictiowaire nr cossEnvAroinE

octogonal de bois, au moyen d'un réseau de sangles minces. On en joue avec les doigts de la main droite, et le médius de la main gauche, armé d'une baguette, frappe également à certains intervalles indiqués par le r3'lhme.

2" Dârâ ou daera'. — Le daera ou dàrâ se joue d'une façon analogue, mais il est rond, et n'a pas plus de 6™, 30 de diamètre. On introduit le pouce de la main gauche dans un trou pratiqué à la partie inférieure de l'instrument, et le médius peut ainsi appuyer contre la membrane, pour hausser le ton.

3"-4" Dindima et khanjarî-. — L'ancien f/i?!rfimrt ou dindimi, comme la khanjarî ou khanjani, plus petits, ont même forme et servent aux mômes usa;;es.

5" Ihânih-khanjari-". — La khanjarî est parfois pourvue de 2, 3 ou 4 couples de disques de métal, qui s'entre-cboquenl quand on secoue l'inslrumenl ilig. 293*1. A cet ellét, des tentes sont pratiquées de distance en distance dans le cadre du tambour, pour recevoir les pièces métalliques; ce cadre est souvent richement ciselé, plaqué d'argent, et revêtu de devises mythologiques. Pour accorder l'instrument, on répand de l'eau sur la membrane de véHn ou de peau. On le distingue sous le nom de jltànjli-khanjuri.

6" Thambatté'. — Dans les provinces du Sud on rencontre encore un grand instrument rond de l'espèce du dampha, de 0"',90 à i"',22 de diamètre, appelé Ihainhatlé, qui est souvent associé, dans les exécutions des castes inférieures, avec le cor kahaUiy ou kombu.

FiG

Ta las.

FiG. 293*. — Khaiijari.

Les iiisti-iiiiients à poreiiMsioii en métal.

Les Hindous ont possédé, dès les temps les plus anciens, des spécimens de la plupart des instruments rythmiques ou sonores en métal, imaginés aux diverses époques de la vie de l'humanité. De tout temps les types de la classe ahana, cymbales, crotales, castagnettes, etc., ont servi, dans les exécutions musicales hindoues, à marquer la mesure. L'usage des cloches, des clochettes, des gongs, est général dans toute la péninsule, et l'on y rencontre jusqu'au carillon ou Glockenspiel, au xylophone ou claquebois et à l'harmonica-coupe.

Renseignements fournis par les textes sanscrits. — Les vaiiétés de la classe i/hana' dont traite le Samgila-ratndkara (VI, lo et 1171-120") sont : le tdla, cymbale; le kamsija-ldla, gong en métal de cloche (déjà cité dans VAmara-koca, I, vu, 4) ; la gliantd, cloche; la kshudra-ghanlikù, clochette; \a. jaya-ijkanlâ, la kiunrd ou kanrd; la çukti et le patta.

La compilation de S. M. ïagore, Samgila-sdrasamijralia'' , permet d'ajouter à cette liste quelques noms supplémentaires : kara-tàla, kaiiipikii, lodya, ghavgliara, jliampii-tdta, nianjira, kalaryaukura.

Classification adoptée. — Nous classons les instruments de cette nature, dont nous avons relevé l'usage actuel, en o subdivisions : A, Faraille des cyinbales: B, EamUle des gongs; C, Famille des cloches; D, Famille des castagnettes; E, Instruments divers.

A. FAMILLE DES CYMBALKS.

Le mol lâla désij;ne d'une façon générale les cymbales et les gongs hindous".

1" Tâla ou kara-tâla*. — Les làlas ou karn-tàlns, i< cymbales a mains ■■ ifig. 20i'i, sont des sortes de coupes, que l'exécutant tient par un gland de soie ou une poignée de bois, et frajipe l'une contre l'autre, soit sur les bords, soit en dedans, soit en dehors, de façon à faire résonner des notes en accord avec la voix ou les autres instruments qui l'accompagnent. Il n'est pas rare d'entendre des prolésseurs émériles jouer des solos d'une

exécution curieuse, sinon mélodique, grâce a la variété de la mesure^.

2" Jbanjâou Jharjhari'". — La plus grande espèce de cymbales est appelée jhànjà, jhnnj oa jharjhar'i; elles ressemblent beaucoup aux cymbales turques ordinaires, et sont employées dans le nàhabet, ou bien, associées au gong (kiimsyattilai, dans la rude musique des temples; leur diamètre va de O'",2oà 0-^,30.

3" Jâlra". — Les jdlras (0?,'. 2'.i5'j, plus petites et plus épaisses, sont ordinairement reliées par une corde passée au centre; on les l'ait tinter à la façon d'une sonnerie électrique.

4" Mandirâ ou manjirâ'-.

— Une antre variété est la mandirâ ou manjirâ, appelée, quand ses proportions sont plus grandes, mahâ-mandirâ : comme les précédentes, elle sert a marquer la mesure dans les exécutions musicales.

FiG. 293*.

• J II Iras.

1. D;iy (i'(.), p. 141; Maliillori {id.l, n- IS; Yiultriikosha.f. 210.

2. Uay iiV/.), p. lil; Maliillou (irf.), a"' 10 ot 17; i'antra-koslin. p. 160 L-l 2110.

3. Day (il/.), p. 141; Mahilton (irf.). n- 19; Yanlra-kosha, p. 108.

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