CONCERTS. — TROUPES DE MUSICIENS
L'exécution instrumentale dans ses rapports avec les autres éléments du Samgîta. — Nous avons vu que l'union de la musique instrumentale [dtodija, vàdya, etc.) et du chant, avec la danse, la poésie et l'aclion scénique, constituait ce qu'on appelait le gândharva, ou encore, en raison de la supériorité du chant sur les autres éléments composant cet ensemble, le SdiivjUa-. Toutefois, l'exécution instrumentale avait, cela va sans dire, son emploi en dehors de cette sorte de concert de divers arts en vue de l'œuvre complète. Elle pouvait être considérée' comme unie au chant seul, auquel elle servait d'accompagnement, g'itd-'nwia ; ou bien accompagner la danse seule, nritld-nuga; ou encore soutenir et accompagner ces deux éléments combinés; elle pouvait enfin être employée seule [nishka] , sans le chant (dans les nirg'itas ou bahirgîtus du thécâtre, par exemple), sans la danse et la mimétique, et elle recevait alors le nom de goxhtlii, ou de riiskiia-vihlija.
Orchestre complet ou réduit. — De même, la réunion des divers instruments de musique appropriés pouvait, et devait dans cerlains cas, composer une sorte d'orchestre complet {sarvâ-'lodijn\; dans d'autres cas, au contraire, le nombre des instruments prenant part à l'exécution était réduit. Leur emploi était donc assujetti à des régies précises, et variait suivant les circonstances et les situations, dans la vie sociale comme au théâtre.
L'orchestre scénique. — Le Niili/u-rdxtra donne la composition de l'orchestre scénique''. A un certain moment, vers le début de la représentation du drame nâtaka, une batterie de tambour se fait entendre dans la coulisse : elle correspond à nos trois coups. On dépose alors sur la scène le tapis tiaitapa-vinydsa) où l'orchestre doil prendre place. Puis a lieu la descente sur la scène : les chanteurs sortent de la coulisse par les deux portes et se disposent avec les