‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 609 sur 1158 · Voir chap. VI, p. 3d.S · texte numérisé non relu

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6. N.-r.^ X.\.\1I|, 21 etsuiv. ; II, 39; III, 'J2; - Samii.-ratn.. VI, 19- 21; VII, H-l.'i.

7. iV-ç., m, 92 : au son de fous les insU-umenU, parmi lestiucls sont cités les çankhas, dunduthis, mridangas cl panavas.

musiciens sur le tapis. Le tambour \immkiHgUia\ se' place face à l'orient avec les autres timbaliers \pdnavaka et dàrdurika\ à gauche; à droile, face au nord, se met le premier chanteur lgd;/aka\, qui fait en quelque sorte fonction de chef d'orchestre, et bat la mesure en chantant; il a à sa gauche le joueur de liilh {vainaiûktn, puis le joueur de vipanci {raipancika), et la Ilùte {camça-vddaka), el en face de lui le groupe des chanteurs et des chanteuses.

Les autres orchestres. — Il va de soi qu'en dehors du théâtre l'orchestre n'était pas réduit aux seuls instruments indiqués par Bharata, mais que d'autres instruments en plus ou moins grand nombre pouvaient, suivant les cas, entrer dans sa composition. On est fondé à supposer que tous les instruments ne jouaient pas seulement à l'unisson dans les ensembles, mais quelques-uns au moins à l'octave; el même nous avons vu que les tambours et les chalumeaux, par exemple, accompagnaient à la quarte ou à la quinte, voire à la tierce», etc.

Occasions où l'orchestre complet entrait en jeu.

— Dans la vie sociale, comme au théâtre, l'orchestre était au complet lors des grandes cérémonies, ou alors qu'il s'agissait de fêter une circonstance heureuse. Parmi les occasions où tous les instruments {sarvd- Uodya) entraient en jeu, les textes sanscrits énumèrent^ : le sacre d'un roi, les processions, un festival ou jubilé, toutes les grandes solennités, un mariage, la prise du cordon sacré dans la caste bràlimanique, un événement extraordinaire, un présage de calamité, les luttes (Organisées sur la scène'' ou ailleursl, les alarmes, les batailles, les mêlées, la représentation du drame ndtaka, les circonstances où dominaient les sentiments de l'héroïque ou du terrible ; — et encore : le retour d'une personne chère, la prise de possession d'une ville ou d'une maison, la naissance d'un fils, les rites propitiatoires pour la fondation et l'érection du théâtre*, etc., etc.

Occasions où un orchestre réduit intervenait. — Au contraire, l'orchestre était réduit dans les cérémonies moindres, dans les circonstances tristes ou pénibles, ainsi que dans les intervalles des chants el des danses sur la scène'.

Effets du jeu instrumental. — Le jeu des instruments, ajoutent les textes sanscrits'", donne de l'énergie, développe l'héroïsme, émeut le cœur et chasse le mal et l'impureté. C'est ainsi qu'au théâtre, dans le préambule de la représentation, qui comprend une série d'actes et de rites religieux destinés à écarter lous les obstacles, l'orchestre fait entendre les diverses parties du nirglta dans le but d'amadouer les mauvais génies [daityns, ddnaviis, ruksliasas), de les empêcher, par le plaisir qu'ils prennent à cette exécution, de troubler le spectacle"; ■ — ou encore, car la légende se contredit, dans le but de les effrayer et de les chasser par le bruit des chants et les sons de l'orchestre, qui accompagnent la récitation de la niindi, sorte de bénédiction ou de prière propitiatoire'-.

L'orchestre hindou moderne, sa composition <'.

— L'orchestre hindou est babituellenieiil composé aujourd'hui des instruments suivants" : 2 sdiangU

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