‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 619 sur 1158 · Ûiivr. cité, p · texte numérisé non relu

Ûiivr. cité, p

4. Traduction eitraile d'une Lettre à l'auteur de M. E. P, .Mkinson, 30 septembre ISSS,

5. Comp. plus haut, p. 367. >< Certaines nations sont accoutumées à de larges intervalles musicaux... Les vieilles gammes gaéliques n'.ivaieut ■que cinq notes » (tonique, seconde, quarte, quiute et une note iutermé-

élémenls à peu près constants, elle possède en même temps ime certaine élasticité dans le choix des autres''.

Tandis que la théorie moderne, basée sur le système des quintes pythagoriciennes et, plus récemment, sur la connaissaiu:o des harrnoni(|ues, repose, en lùirope, sur les rappurts vibratoires des notes, dont les intervalles (c'est-à-dire leur distance exprimée par le rapport de bîurs vibrations dans le temps d'une seconde), inégaux dans la gamme dite exacte, ont été égalisés dans la u'anime dite tempé-iée, le fondement de la théorie des Hindous réside dans la rruli''. Ils ont empiriquement dégagé la division du son musical la plus minime que percevait leur oreille, et ont donné à cette unité sonore le nom de cruti (audition). Leur instinct esthétique les avait, d'autre part, amenés à découvrir l'octave, c'est-à-dire l'espace entre deux sons de même nature; cet espace s'est trouvé rempli par 22 de ces quantités irréductibles. Mais, parmi ces 22 sons procédant par intervalles égaux, continus et monotones, leur oreille leur a fait distinguer et choisir 7 sons intermédiaires, dont la distance leur a paru harmonieuse, et qui se trouvaient séparés les uns des autres par des espaces inégaux. Ce furent les 7 notes de leur gamme {su, ri. ga, ma, pa, dha, ni), distribuées dans l'octave les unes avec 4, les autres avec 3, d'autres avec 2 rrittis, c'està-dire séparées de la note précédente par 4, 3 ou 2 intervalles équidistants. La gamme diatonique hindoue était créée.

Les deux gammes-types shadja et madhyama. — L'ancienne théorie coimait deux formes de la gamme, shadja- et madhyama-gnima, sans parler d'une 3'' foi'me purement théorique, gdndhâra-grdma, « inusitée sur la terre ».

Les deux méthodes, ancienne et moderne, de disposition des çrutis dans l'octave. — .Nous avons vu" quelle était la disposition de leurs çr;(«is, jusqu'à l'époque moderne où — on ne sait trop quand, ni comment, ni pourquoi — l'habitude est intervenue, postérieurement au traité de Soma (xvii'' siècle), de placer la tonique sa, non plus sur le 4=, mais sur le 1''' degré de l'échelle, et de la faire suivre, au lieu de la faire précéder de ses 4 rrutis, etc. Tous les historiens de la musique européens, et même certains théoriciens indigènes, comme S. M. Tagore, suivent cette dernière méthode, erronée au moins pour l'interprétation de la technique ancienne; car, absolument contraire à la théorie classique, elle ne permet plus de comprendre, comme nous l'avons fait voir, les définitions des rapports des notes et de la formation des gammes'. Il y a là une erreur évidente, dont l'efl'et a été de modilîer tous les intervalles de l'octave hindoue, sauf celui de quarte et de quinte.

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