Voir p. 52, n
Les sources littéraires. — I.nstruments a cordes. — Le nable. — Le poète parodique Sopatre, qui vivait au i\" siècle avant notre ère, parle d'un instrument grave à son guttural qu'il appelle sidùnios nablas, nable sidonien. Ce mot se retrouve dans la Bible, à plusieurs reprises, sous la forme nebeL
Kn Grèce on l'écrivait indifféremment nablas, naùlas, nanton. Hésychios, lexicographe du IV' siècle de notre ère, constate que tous ces mots désignent le même instrumeni, et il ajoute que c'est le nom hébreu du psallérion".
Aussi pouvons-nous appliquer au nable la description que fait Isidore de Séville du psaltérion* : « C'est, dit-il, une cithare barbare en forme de A, mais le bois concave d'où sort le son est en haut, les cordes sont frappées en bas, et il résonne en haut. >' Cette phrase, qui a quelque peu embarrassé les commentateurs, s'explique assez bien , comme l'a fait remarquer Fétis", quand on examine la harpe assi/rienne '"; cet instruhient se compose, en effet, d'un corps sonore concave occupant la partie supérieure, et le musicien pince l'extrémité inférieure des cordes.
D'après Isidore, les Hébreux se joueuse de%'mservaient d'un nable décacorde, et baies'',
en effet un psaume parle d'un nebel
hasor, nable à dix cordes".
Une autre disposition particulière du nable nous est révélée par un vers du poète Myslacos : <i Sur les côtés était lixé un lotus sans souffle '- ; » l'expression n'est d'ailleurs pas très claire.
Les nebel du roi Salomon avaient été faits avec les bois rapportés d'Ophir par a tlotte d'Hiram, roi de Tyr'^ C'était du bois d'algoitmiin dont on n'avait pas encore vu des spécimens en Israël. Les Septante ont traduit « bois de pin », mais il parait probable que
Fis. 116.
■ Sistre chypriole.
5. Muséede New-York. PemoT-Cmeit?.. Bist. de l'Art, I.IU, p. iOi. tj. Voir Musique assyro-babi/fonienne, p. 41, fig. 84,