Rois, X, 11 et
inSTOIHE DE LA MlSfOI E
SYRIENS ET PHRYGIENS '.r.
co mol désisiie le bois de santal, appelé dans le Dek- Uan valijoitm'.
Le natilds étail fort onnini en firèce; dos le iv sit'clo avant noire ère, un auleur dianiatiquo, l'Iiilémon de Soli, faisait ainsi discourir deux de ses personnapes^:
« Il nous faudrait, Parménion, une joueuse de llûle ou quelque niilihis. — In nablas! qu'est-ce que c'est, maître? — l'n nallns! ce que c'est! tu ne le sais pas, imbtV'ile".' — Non, par Zeus! — Que dis-lu"? tu ne connais pas le nablas? lu ne connais donc rien de bon? »
Les avis étaient tiés partafiés sur le complc du nahtas: s'il faisait les délices des festins juifs'', si Plntarque constatait que ses sons étaient appelés nirsdc fliite^; si enfin Ovide recommandait aux jeunes filles .■ de parcourir le nable joyeux de leurs deux mains, car il convient aux doux jeux" », en revanche le poète Mystacos ne l'aimait pas : « l'n nable peu agréable dans l'articulation des notes pousse une musique haletante''. » Sophocle parle ironiquement des lamentations des nables'', et Hézychios les définit : instruments à son sourd et désagréable'. A l'époque d'Athénée (iu° siècle de notre ère) il était complètement détrôné par l'orgue hydraulique'.
L(t snmiiuiue. — L'historien lobas, qui vivait vers la fin du i"' siècle après Jésus-Christ, parle, au troisième livre de son Hisloire des Ihéàlres, d'un instrument appelé sambykc lyroplioinix et en attribue l'invention aux Syriens '". Le premier de ces mots n'ofl'rc pas de difficultés; il se retrouve en aramécn sous la l'orme sabkali, et le livre de Daniel le place entre les mains des Assyriens". Le second est ordinairement traduit lyre phénicienne; nous croyons volontiers à une erreur, et que le véritable mot est si/vophoinix, syrophénicien.
Quoi qu'il en soit, l'origine orientale de la sambuque n'est pas douteuse. Quand on n'en attribuait pas l'invention aux Syriens, on la faisait venir du pays des Troglodytes, où elle aurait eu quatre cordes'-. Elle était également en usage chez les Parthes".
Inventée, disait l'historien Scanion'", par un certain Sambyx, suivant lobas par Sibyllas, ce fut un musicien de Rhegium en Italie, le célèbre Ibycos, qui en propagea l'usage'^. Mais elle était depuis longtemps connue en Grèce; le vieux sculpteur Lesbothémis aurait représenté à Mitylène une Muse avec une sambuque à la main •''•.
La sambuque était un instrument trigone''; d'après le philosophe Porphyre (ni= siècle apr. J.-C), les cordes étaient inégales à la fois en longueur et en grosseur. Suidas en faisait une sorte de cithare, mais ce n'était pour lui qu'une définition vague s'appliquant à tous les instruments à cordes.
i. Lasse», Altet'tkiimskunde,i. I, p. G5I. i. MEl.^ECKE, Comic. Grxc. frafjm., iV, 14.